Comparatif SSD Fin 2013

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Le premier semestre de 2013 a été une période plutôt intéressante côté SSD. Les derniers mois de l'année montrent que la tendance s'oriente vers la généralisation des disques aux alentours de 250Go, devenus accessibles côté tarifs.

SSD 1e semestre (1)

Les SSD autour de 250 Go se trouvent désormais à partir de 170 € sans trop pousser la recherche, ou les offres promotionnelles.


Sans atteindre encore la barrière psychologique des 150 €, le progrès est notable, et proportionnellement à l'offre des 120 Go placée aux alentours de 115 €, le coût au Go est devenu très favorable à l'investissement dans cette dimension.

L'offre est à présent pléthorique, et la segmentation des gammes est devenue une véritable jungle, dans laquelle la NAND, les performances du contrôleur et la garantie sont autant de faire-valoirs qui peuvent brouiller les pistes que l'on ne sait pas tout à fait ce qui pourrait, à la lecture d'une fiche produit, départager un disque d'une même marque d'un autre. En effet, ce n'est pas tant la quantité de marques sur le marché qui fait la masse, mais le nombre de références proposées pour chaque marque, à des tarifs parfois très éloignés, qui peut destabiliser.

Nous l'avons soulevé à plusieurs reprises, mais la durabilité et les cycles de fonctionnement en lecture / écriture, ainsi que la tenue à la charge sont autant des éléments qui doivent entrer en ligne de compte dans le choix d'un hôte qui ne se doit pas que d'être performant. Les renouvellements de gamme de 2013 ont permis de rafraichir pour certains la révision de mémoire embarquée, avec pour quelques uns, l'intégration de NAND d'une nouvelle finesse de gravure.

SSD 1e semestre (3)

Côté contrôleurs, peu de nouveautés flagrantes sont apparues, et l'on se retrouve assez souvent sur de tryptique SandForce / Marvell / Indilinx destinés à l'interface SATA III. Il est d'ailleurs désormais classique que les constructeurs communiquent sur la spécificité de leur travail du firmware, au détriment de détailler les spécifications des contrôleurs qu'ils embarquent. Un jeu du chat et de la souris qui pousse à chercher la petite bête pour reconnaître si l'on est face à une itération d'un même produit seulement bridé par le firmware dans certains cas de figure. C'est tout aussi vrai d'ailleurs pour la question de la "maturité" des firmwares et la problématique des mises à jour (suivi et procédures), qui se doit d'être prise en compte pour le choix d'un élément critique d'une machine.

Ce petit bilan d'introduction peut paraître plaintif, mais il nous pousse à prendre en compte toute une série de facteurs que nous estimons importants au delà des performances, et qui doivent nous permettre de pondérer dans ce comparatif les produits à l'aune d'éléments plus gênants qu'un écart de quelques pourcents en accès séquentiels.


Nous prendrons donc en compte, dans la première partie du test, la clarté des spécifications affichées par chaque disque, en particulier l'endurance de la NAND embarquée, et le MTBF annoncé. Ces éléments nous paraissent très importants pour comprendre le prositionnement réel de chaque produit. Beaucoup de constructeurs passent l'éponge trop rapidement sur leurs fiches techniques sur des détails que l'on doit chercher dans les spécifications, ou même directement sur la sérigraphie des différents composants.

SSD 1e semestre (2)

Dans un second temps, place aux performances, en particulier séquentielles, dans une multiplicité de scénarios de remplissage, comme à notre acoutûmée. Mais les performances passent aussi pour nous par l'endurance du disque, donc notre évaluation portera en matière de performances sur une pondératon de tous ces critères.

La dernière partie de l'évaluation est quant à elle dédiée à l'offre de services et d'accessoires associée à chaque disque ; garantie, modalités de la garantie, suite logicielle et accessoires. Qui dit suite logicielle, dit aussi suivi et facilité de mise à jour des produits. Quoi de plus agaçant qu'une suite logicielle ma fichue, surtout lorsque les mises à jour sont mal pensées, ou contraignantes. Sur des tailles qui peuvent désormais héberger un système et des données, l'erreur n'est plus tolérable pour une génération de produits censée être mature.

Nous ne voulons pas départager un vainqueur, ni des vainqueurs, mais de vous aider à choisir en fonction de vos priorités, et surtout, de votre budget !

C'est ainsi que nous vous proposerons des grandes catégories de notation et de recommandation pour les cas d'usage suivants :

Performances : pour le gaming ou une station de travail, avec le meilleur compromis entre fiabilité et performances

Value : pas nécessairement le plus performant, mais celui qui apporte le meilleur ratio qualité / prix

Upgrade : la solution la plus simple et économique pour remettre un coup de fouet à une machine de bureau en SATA, même si vous n'êtes pas un expert

Upgrade Portable : la solution la plus simple et la plus efficace pour migrer vos données et donner un coup de jeune à votre portable, en 7 et 9mm

Notre protocole exclue donc de la notation les résultats en accès séquentiels, qui ne sont présents qu'à titre indicatif, car peu représentatifs de l'efficacité d'un SSD. Il permet néanmoins de dresser un portrait de la NAND et du contrôleur équipant le disque.

Notre configuration de tests n'a pas changé :

Gigabyte GA-P67-UD4 – i5 2500T@2,3Ghz – 4Go 

Protcole CystalMark 3.0.1 (x64) : résultats collectés en 9 passes sur des échantillons de 4000, 500 et 50 MB remplis de manière aléatoire. Les résultats affichés sont les moyennes des relevés pour les 3 échantillons.

Protocole AS-SSD, lancé à 3 reprises. Seuls les résultats du troisième test sont relevés.

Procotole Anvil Pro version RC3 : les tests sont effectués sur des échantillons de 16 et 32 Go compressibles et non compressibles afin de stresser l’unité de stockage.


OCZ Vertex 3.20 (1)

OCZ est très certainement une des premières marques à avoir misé sur les SSD pour le grand public. C'est autant une qualité indéniable d'avoir cru en ces solutions qu'un risque qui peut être couteux en terme d'image pour une des raisons classiques des joies de l'informatique : le premier essuie toujours les plâtres. Autant valable pour le constructeur que pour le consommateur, cet adâge qui n'en est pas n'a pour autant pas freiné le développement de la marque et l'a même propulsée dans les toutes premières positions du marché. Aujourd'hui, OCZ tente de se démarquer de ses concurrents en développant une gamme très large de produits, probablement même la plus large existante pour le grand public, et se prend d'une volonté d'autonomie côté contrôleur avec l'absorbtion du coéren Indilix, affiché désormais via ses contrôleurs Barefoot et Everest comme fer de lance de l'envol d'OCZ comme "grand acteur" du SSD.

La gamme OCZ qui nous a été confiée comprend deux références phares de la marque, mais seule l'une d'entre elle arbore un contrôleur maison.

OCZ Vertex 3.20 (3)

Le Vertex 3.20 de 240GB ouvre la gamme, avec son SandForce 2 et ses modules MLC en 20nm provenant de chez IMFT commercialisé aux alentours de 200 € pour une garantie constructeur de 3 ans. Déclinaison du Vertex 3, best-seller de la marque, ce disque est un refresh partiel avec pour principal changement le basculement à la NAND IMFT dans sa nouvelle finesse de gravure en 20 nm. A la manière d'Intel qui a rapidement évacué sa gamme 330 pour faire place à la 335 Ã©quipée de la même NAND et du même contrôleur, OCZ a emboîté lui aussi le pas.

OCZ Vertex 3.20 (4)OCZ Vertex 3.20 (5)

Côté bundle, c'est très simple, il n'y en a pas. Vous achetez le disque dans un blister tout ce qu'il y a de plus simpliste. C'est évidemment une solution "value" et ça se voit. N'oubliez donc pas de faire le point sur votre stock de nappes SATA restant chez vous pour ne pas vous retrouver tout nu face à votre Vertex flambant neuf. Pour un portable, prenez en compte aussi la hauteur de 9.3 mm. Pas nécessairement pratique en fonction de la baie de votre machine.

Anvil - Performances sur 16Go

ATA OCZ-VERTEX3 SCSI Disk Device_240GB_16GB-Zero

ATA OCZ-VERTEX3 SCSI Disk Device_240GB_16GB-46

ATA OCZ-VERTEX3 SCSI Disk Device_240GB_16GB-100

Anvil - Performances sur 32Go

ATA OCZ-VERTEX3 SCSI Disk Device_240GB_32GB-Zero

ATA OCZ-VERTEX3 SCSI Disk Device_240GB_32GB-46

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Cette solution, très "2012" dans sa conception et son contrôleur, ne brille pas particulièrement une fois que l'on fait abstraction de l'astuce de compressibilité du SandForce 2. La faute à son firmware un peu soupe au lait (le disque a eu la facheuse habitude de disparaître de manière sporadique) ou à un mauvais équilibre général du disque, le Vertex 3.20 n'affiche pas une grande forme sous Anvil pour l'instant.

OCZ Vector (1)

Le Vector 256GB, testé ici dans sa dernière mouture de firmware, repose sur un contrôleur Indilix Barefoot 3 "maison" accompagné de modules MLC au nombre de 14 et est garanti 5 années, en plus d'être d'office conçu au format 7mm. Placé beaucoup plus haut dans la gamme que le Vertex, c'est aussi un disque clairement plus équilibré et versatile que le 3.20. Toutefois, le MTBF annoncé et de 1,3M d'heures, ce qui paraît peu proportionné avec la mémoire 3K et le placement de gamme.

OCZ Vector (2)OCZ Vector (3)

Anvil - Performances sur 16Go

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 Anvil - Performances sur 32Go

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Après le Vertex 3.20 au premier abord décevant, le Vector "maison" d'OCZ change effectivement de catégorie et de performances. Le bond est très notable, et on se place même dans la frange de l'excellence. Certes nous ne sommes pas dans la même forme de prestations ni la même tarification, avec pas loin des 235 et 250€ l'unité. C'est très encourageant pour OCZ, et nous allons voir plus loin ce qu'il en advient face aux autres prétendants du jour.


Corsair neutron (1)

Corsair est, tout comme OCZ, un des premiers à s'être enquéri de la cause des disques solides pour le marché grand public. Le succès de ses solutions tiennent à la fois à un positionnement tarifaire agressif, mais aussi à une image de marque héritée de sa présence sur le marché de la mémoire haute performances, et ce pendant longtemps comme marque emblématique de produits orientés overclocking et spécifications hors normes.

Corsair neutron (3)Corsair neutron (4)

Le Neutron est équipé d'un contrôleur LAMD LM87800 sur 8 canaux avec 256 Mo de mémoire cache, accompagné par de la Toggle NAND Toshiba. Le PC et le boitier sont soignés, et le poids réduit. C'est sobre et efficace pour une hauteur réduite à 7mmn ce qui permet au disque d'être utilisé dans toutes formes de machines. Corsair fournit donc une solution originale avec un produit cohérent, et pensé "maison". Element notable, ce produit n'a pas connu de mise à jour depuis sa sortie. Du coup, et ce malgré la présence d'une toolbox, le Neutron s'affiche comme une solution saine sans "bricolages" à l'achat pour éviter les bugs, ce qui s'est retrouvé à l'usage de notre exemplaire flashé avec le firmware M310.

Anvil - Performances sur 16Go

ATA Corsair Neutron SCSI Disk Device_256GB_16GB-Zero

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ATA Corsair Neutron SCSI Disk Device_256GB_16GB-100

Anvil - Performances sur 32Go

ATA Corsair Neutron SCSI Disk Device_256GB_32GB-Zero

ATA Corsair Neutron SCSI Disk Device_256GB_32GB-46

ATA Corsair Neutron SCSI Disk Device_256GB_32GB-100

Le Corsair Neutron affiche la couleur avec des performances de premier rang, pour une prestation globale elle aussi de premier ordre. Toutefois, sur le profil de 32Go, les résultats se crispent quelque peu sans pour autant prendre une sévère gamelle. Ce premier aperçu laisse entendre que nous sommes face à un disque plutot sain et bien né. 


Kingston HyperX (1)

Kingston est avant tout un acteur de poids dans la mémoire vive autant dans ses gammes "Value" que celles orientées performances à l'image de l'appellation HyperX déja existante pour les modules de RAM depuis plusieurs années déja. Qui n'a jamais eu un module de RAM Kingston ? Peu de chance qu'un doigt se lève tant la marque fait partie du paysage de l'informatique domestique depuis moultes années. Naturellement, Kingston tente de s'emparer de sa part du gateau sur le marché des SSD, et ce même si son introduction de produits reste relativement tardive par rapport à d'autres concurrents dans le domaine de la mémoire.

Kingston HyperX (3)Kingston HyperX (4)

Le constructeur semble jouer la carte du positionnement performance ici en se basant sur une solution éprouvée, pour ne pas dire éculée, à base de SandForce SF-2000, l'inoxydable contrôleur de LSI qui vampirise tant de références depuis...mi 2011 ! Embarquant un jeu de module NAND certifiée pour 3000 cycles pour un MTBJ annoncé à un chiche million d'heures, le disque parvient quand même à étonner dès les premiers instants. D'une part par un bundle impresionnant de qualité et de richesse, mais aussi par une finition formelle du disque littéralement hors normes.

Certes, esthétiquement, tout est discutable, mais l'assemblage et les matérieux du disque respirent la qualité tant par leur poids, la rigidité et l'ajustement de l'ensemble. On a le sentiment d'avoir acheté un produit au dessus du lot, et pas simplement un enrobage marketing. L'intérêt une fois logé dans un boîtier fermé est vraiment modeste, mais il faut avouer que ce sentiment est assez rare pour être souligné, et seul Plextor sait jouer de ce souci d'offrir un produit d'aspect qualitatif. Maheureusement, l'expérience tourne court lorsque l'on constate que la garantie pour un disque 3K est évaluée à 3 ans...après le faible MTBF c'est un peu le coup de grâce !

Voyons ce ce qu'HyperX 3K a à nous proposer après une petite cure d'Anvil.

Anvil - Performances sur 16Go

KINGSTON KINGSTON SH103S3 SCSI Disk Device_240GB_16GB-Zero

KINGSTON KINGSTON SH103S3 SCSI Disk Device_240GB_16GB-46

KINGSTON KINGSTON SH103S3 SCSI Disk Device_240GB_16GB-100

Anvil - Performances sur 32Go

KINGSTON KINGSTON SH103S3 SCSI Disk Device_240GB_32GB-Zero

KINGSTON KINGSTON SH103S3 SCSI Disk Device_240GB_32GB-46

KINGSTON KINGSTON SH103S3 SCSI Disk Device_240GB_32GB-100

Comme tout bon disque SandForce, il ne faut pas oublier que les performances sur des données totalement compressibles sont toujours excellentes, et que la réalité est beaucoup dans la tranche des 46%. Il est à noter que les performances du HyperX 3K sont d'un très bon ordre dans le cas des données totalement compressibles, mais vraiment plus modetes dans les autres cas d'usage.


 Evo 840 (5)

Samsung a trusté les podiums de ventes et de fiabilité pendant plusieurs mois grâce à une série 830 on ne peut mieux née en 2012. Forte d'une qualité/prix très à son avantage permise par une maîtrise complète de la châine de production de ses disques, de la NAND au contrôleur, la gamme 8xx est une exception dans le paysage des SSD. Comme Sandisk et Crucial, Samsung est aussi un OEM important, grand pourvoyeur de SSD pour de nombreuses marques et constructeurs de PC, mais aussi chez Apple.

Le 840 EVO est une nouvelle déclinaison de la NAND TLC, revue et corrigée par Samsung pour coller à un cahier des charges plus orienté "performances". Plutot qu'un nouveau produit complet, on peut préférer l'idée d'une déclinaison optimisée de la série 840 classique qu'il remplace.

On a beaucoup glosé sur cette Toggle NAND permettant le stockage en 3 bits par cellule, et censée être moins endurante à l'usure. Il reste que Samsung s'emploie à gérer l'intégralié du process de ses SSD, contrôleur compris. Il s'agit en l'occurence d'un SoC "maison" toujours basé sur 3 coeurs, comme son prédécesseur équipant la série 830. Nous avons procédé au test du disque sur la base du dernier firmware disponible pour le produit, flahsé depuis la boîte à outlis made in Samsung toujours nommée "Magician".

Evo 840 (6)Evo 840 (8)

Côté changements, les modifications apportées par Samsung peuvent paraître mineures. D'une part, la NAND SLC change de finesse de gravure, pour passer de 21nm à 19nm. Côté performances, celà ne devrait pas changer grand chose, et constituer surtout un die shrink favorable surtout aux marges du constructeur sur ses modules mémoires. Le contrôleur évolue quant à lui de manière marginale en prenant quelques Mhz de plus en fréquence, tout en restant sur la base du tri-coeur ARM "maison" déja présent sur les 840 classiques.

A priori, il n'y a donc pas nature à se rouler par terre de surprise, mais la base est plutôt saine et la prestation du 840 EVO est côté qualité / prix très attractive pour le grand public, avec un une tarification aux alentours de 165€ pour 250 Go dans la version de base, sans kit de migration.

Les véritables EVOlutions portent plus sur le firmware du disque que sur les différences réellement importantes avec la précédente génération. C'est un complément de gamme plus qu'un remplaçant, et les fonctionnalités additionnelles présentent pour certaines quelques subterfuges intéressants. Le TurboWrite fait partie de ces techniques, déja pratiquées par Sandisk, LSI et Indilix, de proposer une optimisation des accès et des écritures dans le cas de Samsung, en isolant cerains blocs de la NAND pour garantir des performances optimales.

Si le souci d'optimisation est louable, il pose pourtant deux interogations majeures : est-ce que cela a un impact et un intérêt au delà des accès séquentiels, peu intéressants à l'usage et à nos yeux, et quid de la fiabilité à moyen et long terme de la NAND en réponse à ce type de mécanismes. Voyons cela en détails :

 

Anvil - Performances sur 16Go

ATA Samsung SSD 840 EVO SCSI Disk Device_250GB_16GB-20131106-Zero

ATA Samsung SSD 840 EVO SCSI Disk Device_250GB_16GB-46

ATA Samsung SSD 840 EVO SCSI Disk Device_250GB_16GB-100

Anvil - Performances sur 32Go

ATA Samsung SSD 840 EVO SCSI Disk Device_250GB_32GB-20131106-Zero

ATA Samsung SSD 840 EVO SCSI Disk Device_250GB_32GB-46

ATA Samsung SSD 840 EVO SCSI Disk Device_250GB_32GB-100

Le 840 EVO sature allègrement le contrôleur SATA3 en lectures séquentielles comme son homologue le 840 classique. Néanmoins, il fait globalement mieux que son prédécesseur et profite d'une hausse notable en accès aléatoires, avec un seuil minimal mono-thread déja bien au dessus du 840.

Comme souvent, nous ne pouvons pas préjuger de l'avenir des produits dans le long terme. Tout ce que nous pouvons constater, c'est que Samsung constitue un des constructeurs des plus fiable en terme de retours SAV, et surtout, prompt à suivre le firmware de ses produits.

A l'image du reste de la gamme 830 et 840 non-Pro, les déclinaisons EVO sont garanties 3 années.


Plextor M5Pro Xtreme (1)

Plextor nous avait très agréablement pris par surprise avec un excellent M5Pro qui avait ouvert de fort belle manière l'année 2013 côté performances, mais pas nécessairement brillé par une position tarifaire et surtout un distribution qui lui permettaient de briller à sa juste valeur. Le mélange entre un contrôleur de Marvell dans sa déclinaison 88SS9187, soit le mieux dotée de la série 88SS, et la NAND Toggle Toshiba en 19 nm a déja fait ses preuves et semble repartir pour un tour de manège sur la base d'un nouveau firmware. Oui, c'est effectivement une itération de M5Pro Ã  peine rebadgée...on peut donc s'attendre à quelque chose d'intéressant côté performance.

Plextor M5Pro Xtreme (2)Plextor M5Pro Xtreme (3)

Il faut l'avouer, l'argument de la performance pure pour les SSD a quelque chose d'élitiste, voire de snob. Pour l'essentiel, les disques des grades marques offrent un seuil de performances face aux disques mécaniques tellement hors normes qu'un utilisateur lambda éprouvera pour ainsi dire une satisfaction équivalente en basculant d'un disque mécanique à un SSD d'entrée de gamme ou sur un disque à hautes performances. C'est pourtant dans des usages plus avancés et surtout sur le plan général de la constance et de la durabilité du service rendu que les disques SSD ont à se défendre de leurs concurrents. Le delta tarifaire peut se justifier sur ces éléments beaucoup plus légitimement que sur les performances pures, très souvent perceptibles qu'au gré de benchmarks et beaucoup moins dans les circonstances d'un usage quotidien.

Revenons à Plextor qui nous gratifie d'une déclinaison dite "Xtreme" d'un déja très bon disque orienté performances, et il est bon de le rappeler, au dessus du lot dans sa déclinaison de 128 Go testée par nos soins en début d'année. Nous intégrons donc dans notre panorama la version de 256 Go, dotée du bundle Plextor, assez complet, comme nous le verrons dans le tableau récapitulatif.

Pour commencer, un tour de chauffe du M5Pro Xtreme 256Go sous Anvil : 

Anvil - Performances sur 16Go

ATA PLEXTOR PX-256M5 SCSI Disk Device_256GB_16GB-Zero

ATA PLEXTOR PX-256M5 SCSI Disk Device_256GB_16GB-46

ATA PLEXTOR PX-256M5 SCSI Disk Device_256GB_16GB-100

Anvil - Performances sur 32Go

ATA PLEXTOR PX-256M5 SCSI Disk Device_256GB_32GB-Zero

ATA PLEXTOR PX-256M5 SCSI Disk Device_256GB_32GB-46

ATA PLEXTOR PX-256M5 SCSI Disk Device_256GB_32GB-100

Le M5Pro nous avait fait forte impression dans son itération de 128Go, la révision Xtreme ne déçoit pas en montrant ses muscles à tous les niveaux sans exception. Plextor ne fait pas dans la surprise avec produit et surfe clairement sur une plateforme bien conçue, ce qui profite totalement à cette déclinaison. Est-ce pour autant suffisant pour revenir au podium ?


Sandisk nous a récemment gratifié d'une très agréable surprise en alimentant l'entrée de gamme avec un Ultra Plus pour le moins efficace compte tenu de son positionnement tarifaire et de ses prestations.

Sandisk Extreme II (1)

Avec le Extreme II 240 Go, nous sommes en face d'un produit placé plus haut dans la gamme avec à son bord un contrôleur Marvell 88SS9187 8 cannaux (comme chez Plextor) et d'une Toggle NAND eX2 ABL de 19 nm (comme sur l'Ultra Plus testé dans nos colonnes), avec un rating 3K et commercialisé dans un package de 7mm de hauteur, et garanti 5 ans. Bien que Sandisk mette en avant sa technologie nCache comme une fonction de gestion avancée de la mémoire flash, la joint venture existant côté NAND avec Toshiba laisse planer l'idée que l'on est face à une combinaison déja vue sous une autre marque et un autre PCB. Rien que l'on ne puisse blâmer pour autant après la vague de 2012 de solutions SandForce / IMFT dont on peut encore voir l'écûme aujourd'hui.

Sandisk Extreme II (2)

Le disque nous a été fourni pour le test en version Bulk, mais la segmentation des bundle dans la gamme Extreme ne se calque pas sur celle initiée avec la gamme Ultra Plus, et se différencie par une offre Desktop accompagnée des traditionnels nappe et bracket, et une solution pour portable avec juste l'astucieux adhésif permettant de passer l'épaisseur de 7 à 9 mm.

Anvil - Performances sur 16Go

ATA SanDisk SDSSDXP2 SCSI Disk Device_240GB_16GB-Zero

ATA SanDisk SDSSDXP2 SCSI Disk Device_240GB_16GB-46

ATA SanDisk SDSSDXP2 SCSI Disk Device_240GB_16GB-100

Anvil - Performances sur 32Go

ATA SanDisk SDSSDXP2 SCSI Disk Device_240GB_32GB-Zero

ATA SanDisk SDSSDXP2 SCSI Disk Device_240GB_32GB-46

ATA SanDisk SDSSDXP2 SCSI Disk Device_240GB_32GB-100

Le Extreme II offre un niveau de performances appréciable avec tout de même une différence notable entre les profils sur 16Go et les profils sur 32Go. Le disque semble clairement plus à l'aise sur le fichier de 16Go, où il parvient à une efficacité maximale du contrôleur sur les accès threadés. Autre surprise, la NAND semble ne pas vouloir suivre le contrôleur en écritures passés les 4 threads, ce qui fait stagner dans des standards d'efficacité assez modestes compte tenu de ce qu'est capable la concurrence.

On est pourtant avec le Extreme II dans un niveau de performances assez élevé, mais il y a fort à faire en face de lui cette fois.


C'est parti pour notre panorama des disques sous CystalMark et Anvil !

CrystalMark

Sous Crystal, exercice on ne peut plus "aisé" pour les SSD modernes, on relève que les moyennes des profils font resortir quatre disques en particulier dans leur ratio lectures / écritures. Les 840 EVO, Neutron, le Vector, le M5Pro et le Extreme II marquent clairement leur différence et constituent bel et bien la frange haute de notre panel.

L'HyperX fait dans le moyen, parfois dans le bien, mais ne brille franchement pas lorsque les threads s'emballent, et semble aussi pâtir d'un taux d'écritures vraiment pas digne de son positionnement de gamme. Une NAND endurante mais un peu oisive par souci de préservation de ses performances dans le temps ?

Le Vertex 3.20 ferme quant à lui la marche, avec des résultats très en deça de tous ses autres camarades.

ASSSD

Sous AS-SSD, Vector et M5Pro Xtreme se départagent nettement de leurs comparses grâce à des résultats en profils applicatifs, et plus généralement en lecture et écriture threadés.

Le Samsung 840 EVO rattrape ce peloton de tête et s'intercale tout juste avec les Extreme II et Neutron qui ne sont pas à plaindre pour autant. Toutefois l'un pêche un peu en écritures threadées, et l'autre plafonne en lectures. 

L'HyperX 3K Ã©volue en dents de scie, avec du bon et du mauvais un peu partout, et commence à montrer les faiblesses d'un SandForce vieillissant dans le paysage des contrôleurs.

Dans les autres disques, on remarque surtout les contre-performances des Samsung 840 (plus commercialisé et remplacé par la gamme EVO) et Vertex 3.20 assez peu à l'aise dans les profils applicatifs, et dont ce dernier est particulièrement en souffrance dans le QD64, là où le successeur EVO pour Samsung assure quant à lui de très bons résultats.


 Place désormais aux IOPS et au duo CrystalMark et Anvil, alliés pour le pire et la difficulté de tirer les rois des contrôleurs.

CrystalMark-IOPS

Anvil

Question efficacité, les Plextor M5ProCorsair Neutron et OCZ Vector assurent le spectacle sous Anvil, tâlonés par un 840 EVO qui brille par une efficacité en 4K et 4K QD4 de tout premier ordre.

CrystalMark laisse le Sandisk Extreme II s'exprimer un peu plus amplement, mais reste en léger retrait globalement en écritures. Moins équilibré que les trois autres, il reste qu'en lecture, c'est une bête de concours désormais mise à mal par le 840 EVO qui une fois de plus sous CrystalMark, roule des mécaniques en termes d'efficacité.

Sorti de ces quatre références, c'est moins folichon avec les deux disques SandForce de l'équipée, le Vertex 3.20 et l'HyperX 3K, largement à la peine quand le threading monte en charge. L'heure de la retraite semble sonner pour le contrôleur LSI.


Nous étudions à présent le comportement des disques après les avoir d'une part "usés" pendant plusieurs heures de lecture / écriture intesives, et remplis pour ne laisser que l'espace nécessaire aux tests, soit 32Go sur chaque unité. Les résultats tiennent donc compte d'un remplissage partiel (pour AS-SSD) et total (pour Anvil) du disque.

Nous effaçons les fichiers, forçons le TRIM en ligne de commande, et vérifions ensuite l'état final du SSD.

ASSSD-Plein

Sous AS-SSD, on remarque à plein que le Vertex 3.20 souffre particulièrement du remplissage. En plus de disposer d'un des espaces les plus faibles, il perd près de 10% de ses performances en bout de course.

Les autres disques connaissent des variations marginales, et relativement contenues pour le Extreme II.

ASSSD-TRIM

Une fois le ménage réalisé, c'est le Kingston HyperX 3K qui parait avoir des difficultés à s'en remettre. Rassurez-vous, une fois formatté, le disque est revenu à ses performances normales, mais compte tenu de la bonne santé des autres disques après cette opération, son cas se perçoit on ne peut plus violemment.

Anvil-Plein

Avec Anvil, changement d'ambiance côté performances. L'échantillon de données étant beaucoup plus large (deux fois 16 Go en parallèle pour la lecture et l'écriture), le Vertex 3.20 souffre à nouveau.

A plus modestes mesures, les Corsair Neutron et Kingston Hyper X 3K perdent du souffle. A 6-7%, ce n'est pas gravissime, mais il est surtout à saluer l'excellente prestation du Samsung 840 EVO, de l'OCZ Vector et du Plextor M5Pro.

Le couple Contrôleur / Firmware a clairement son mot à dire dans ce type de scénarios ! Preuve en est, le Sandisk Extreme II est un poil moins bon, mais en réalité, la différence serait à cette échelle totalement imperceptible pour l'utilisateur.

ASSSD-TRIM

Le Kingston Hyper X 3K foire à nouveau son TRIM après sa séance d'abdos sous Anvil. Quelque chose est susceptible de clocher côté firmware, ou par souci de préservation de la NAND, le constructeur a peut être imposé une hygiène au contrôleur afin de limiter les cycles imposés par la commande. Dans tous les cas, le souci relevé sous AS-SSD n'était pas un simple glitch.

Cette fois, tout le monde reste dans un mouchoir de poche, avec des variations anectdotiques, imperceptibles pour l'utilisateur. Félicitations à tous pour le coup, et surtout aux Plextor M5Pro, et OCZ Vector, irréprochables dans tous les cas de figure. Les Sandisk Extreme II et Corsair Neutron ne sont pas en reste, lorsque l'on réalise que leurs écarts sont dans tous les cas absolument pas nocifs pour l'usage. La surprise vient du Samsung 840 EVO, épatant tant il sait tirer partie de toutes situations.


Nous allons vous proposer quelques choix adaptés à vos besoins, en fonction des critères imposés par chaque cas d'usage :


Pour un upgrade d'ordinateur Portable

Plusieurs propositions peuvent sur le papier être alléchantes, voires incontournables, mais en pratique se révéler absolument pas adaptées à ce type de besoins.

Au rang de ces "inadaptés", on trouvera le Kingston HyperX 3K. Son bundle est excellent, de bonne qualité et permet clairement d'envisager la migration aisée de son ancien disque mécanique dans un boitier externe fourni, et d'assurer le basculement sur un SSD flambant neuf. Mais, las, nous devons objecter qu'au dela de sa bonne tenue de performances et son excellente finition, l'HyperX 3K est lourd, épais, et en un mot, inadapté à cet usage. Dommage !

Il reste alors le bon compromis à trouver. Un portable n'a pas nécessairement besoin d'un grand "performer" mais d'une solution équilibrée et versatile. A ce titre, le kit de clônage fourni par Corsair fait très bien l'affaire, tout comme son disque Neutron, dans un boitier de 7mm sans fioritures.

A nu, le Samsung 840 EVO fait lui aussi très bien son office, mais devra être accompagné par un kit quelconque de migration. La version kit proposée à 180€ environ ne propose pourtant pas grand chose de tentant, en passant à côté du câble usb > SATA et a fortiori du boitier externe aussi. Vous devrez donc passer par la case "boitier externe" en sus si vous désirez migrer aisément les données de votre ancien disque sur le SSD flambant neuf, comme pour tous les autres candidats hormis l'HyperX. En tant que disque unique pour l'OS et les données dans un portable, la garantie de 3 ans, et l'hypothèse que la NAND SLC ne souffre plus que de raison dans cette configuration (fichiers de swap, temporaires, et d'hibernation) l'écartent malheureusement des choix sereins. 

Les disques qui se distinguent sont alors d'une part le Corsair Neutron de par sa garantie, ses 256 Go, son format 7mm, et des performances d'un très bon ordre.

Le Sandisk Extreme II est un poil meilleur pour ce qui est de la gestion des performances à plein, mais son espace de 240 Go fait tout de suite un peu plus chiche. Il reste que son format de 7mm et son poids très raisonable en font un candidat on ne peut plus respectable. Nous resterons donc sur la solution Corsair accompagnée d'un kit de miragtion adapté ou d'un boitier externe, tout en restant sous la barre des 200€.

 

Pour un upgrade

Votre machine a quelques années, n'a pas nécessairement un contrôleur SATA 3, mais commence à montrer des signes de fatigue dans bien des tâches ? L'upgrade vers un SSD parait tout indiqué.

Souvent plus salvateur qu'un passage au delà de 4Go de mémoire pour bien des usages, ajouter un SSD en plus de son disque mécanique permet de redonner une véritable jeunesse à des machines encore suffisantes pour bon nombre de tâches courantes, en particulier pour l'OS, les applications courantes de bureautique ou de création.

Dans cette configuration, les offres à prix plancher comme le Samsung 840 EVO, ou le Vertex 3.20 sont largement suffisantes pour assurer le job. En SATA2, vous ne sentiriez probablement pas de différence avec un disque plus performant et plus cher dans tous les cas, et le coup de pied asséné au séant de votre machine, même de 2008, vous réconciliera avec rapidement avec vos appréhensions.

La question qui se pose reste celle de la manière de procéder à un upgrade. En l'occurence, le bundle offert par Kingston pour son Hyper X 3K reste une référence en qualité, mais se retrouve rapidement orphelin de son boitier externe  une fois votre OS et vos données basculés sur le SSD. C'est un petit peu dommage, mais pour quiconque veut procéder à cette opération sans trop s'inquiéter des outils nécessaires, c'est une très bonne solution.

Si vous n'avez aucun souci pour mettre les mains dans votre machine, et qu'en plus vous n'avez pas nécessairement de critères esthétiques ou de manie du rangement dans votre boitier, un SSD branché au contrôleur et posé dans n'importe quelle postion ira tout aussi bien qu'accroché à une plaque pour 2.5 pouces. Nous vous focalisez donc que sur le prix, avec à minima un souci pour la fiabilité à l'usage (dans le temps c'est autre chose). Notre choix s'oriente vers le Samsung 840 EVO qui suffira amplement, et se montrera bien assez efficace pour une machine en SATA 2 ou SATA 3 d'entrée de gamme à un prix proche de la limite psychologique des 150€ pour 250Go !

SSD 1e semestre (4)



Pour une machine "value"

Si monter une machine moderne et efficace à un prix serré est votre priorité, et ce sans trop sacrifier au rapport qualité-prix, vous pouvez partir sur une offre vierge d'accessoires.

Les OCZ sont disqualifiés pour cette configuration : le Vector est beaucoup trop onéreux, et le Vertex 3.20 trop juste côté performances/prix et soupe au lait pour être recommandable.

L'Hyper X 3K souffre du désaccord entre sa mémoire certifiée 3.000 cycles et sa garantie limitée à 3 années. Ses performances ne permettent pas non plus de lui trouver un attrait particulier, mais il faut se rendre à une évidence : dans un usage commun, il fera aussi bien au quotidien que l'ensemble de ses confrères tout en étant sain à l'utilisation sorti de la boîte, et ne nécessitant aucune mise à jour.

L'Extreme II est un poil plus cher, et offre un peu moins d'espace disponible. Si l'écart de performances joue en la faveur de ce dernier, quelques gigas supplémentaires pour dire adieu à un disque mécanique sont parfois préférables à l'usage.

Il n'est pas non plus inutile de rappeler que le Sandisk Ultra Plus reste aussi un disque, qui bien que non couvert par ce comparo, est on ne peut plus recommandable pour une solution qualité/prix si l'on met de côté ses performances, et reste plus efficace et moins capricieux que le Vertex 3.20.

Nous nous orienterons donc vers le Corsair Neutron pour son bon équilibre général, et son positionnement tarifaire, et en second choix, le Samsung 840 EVO qui peut amplement suffir pour cette configuration, au prix d'une garantie plus réduite et de prestations idoines. En connaissance de cause, ce peut être un bon choix.


Pour une machine orientée "performances"

Vous ne regardez pas trop à la dépense et vous désirez le meilleur ? Le choix n'est pas si simple qu'il n'y parait.

Le comparo a révélé des références très honorables et, il faut le noter, trois d'entre elles brillent plus que d'autres dans notre panel de disques. Le Corsair Neutron, l'OCZ Vector, et le Samsung 840 EVO tiennent la dragée haute, à quelques encablures l'un de l'autre en fonction des situations, avec toujours quelques têtes d'avance sur leurs concurrents. 

Difficile de les départager tant chacun est susceptible de vous donner pleine satisfaction. Le premier exclu de notre choix est l'OCZ Vector. Excellent en tous points, seul son prix autour de 235 à 250€, le disqualifie. Autre souci, le Plextor M5Pro dans sa déclinaison Xtreme reste trop proche du M5Pro bien qu'excellent, mais souffre d'une disponibilité problématique qui l'exclut malheureusement de notre choix. Pourtant, vous pouvez toujours vous orienter vers le M5Pro "classique' qui reste un excellent produit bien plus simple à trouver dans le commerce.

Le Samsung 840 EVO a une faiblesse fondamentale : sa garantie limitée à trois années. Pour un choix de disques censé être très sollicité, c'est à notre avis rédhibitoire.

Les deux grands vainqueurs, par élimination, sont donc le Sandisk Extreme II et le Corsair Neutron. Equilibrés, performants, disponibles, et tous deux garantis 5 ans, vous ne tomberez pas en terres hostiles, loin de là.

Le Sandisk Extreme II tire au final son épingle du jeu par une disponibilité en masse, un bon prix, et des performances on ne peut plus honorables. Le Corsair brille quand à lui par un excellent équilibre général. Difficile de les départager.

 

Conclusion

Est-il utile, fin 2013, de s'alléger de plus de 200 € dans un SSD de 256 Go ?

Avec une offre débutant désormais autour des 155€ et surtout des produits crédibles sous cette barre des 200 €, il est compliqué de justifier l'achat d'un disque au delà de cette tarification.

A moins de bénéficier d'un bundle qui puisse être utile (entendons-nous, avec des outils qui ne soient pas juste un utilitaire qu'on trouve librement sur Internet gravé et un câble de transfert en USB...), les disques peuvent être acheté dans leur version retail la plus simple tant que l'on dispose d'une nappe SATA sous la main.

Petit récapitulatif des candidats :

Tableau_Comparo

Le test du Sandisk Ultra Plus avait ouvert la voie d'une évolution majeure dans le qualité / prix 2013, le comparo en est une confirmation : le nouvel objectif à atteindre n'est plus les performances mirrobolante, mais le gain d'espace au prix le plus juste, et au plus fiable pour la durée de la garantie impartie. A ce petit jeu pas de vrai "winner", mais, et c'est tant mieux, plusieurs solutions qui s'adapteront à votre budget et vos critères.

A côté de cela, il y a-t-il une place encore pour les disque de 128 Go ou connaîtront-ils le sort des 64 Go. Très clairement le ticket d'entrée tarifaire et la disponibilité de produits satisfaisants proches de l'échelle psychologique de 150€ porte à conseiller si l'on le peut, bien sûr, de diriger son choix vers une entrée de gamme en 256 Go qu'un disque de la même gamme en 128 Go. Le doublement de l'espace et les quelques pourcents de performances en plus valent les 50€ séparant en moyenne les deux formats sans aucun doute. Il est d'ailleurs clair que les déclinaisons de modèles au contrôleur haut de gamme en 128 Go sont même à proscrire.

En cette fin d'année 2013, nos favoris, toutes catégories confondues restent les Corsair NeutronSandisk Extreme II, rejoints par le Samsung 840 EVO.

Tous trois sont des disques efficaces, accessibles sous la barre des 200 €.

Le Samsung 840 EVO prend le podium qualité/prix avec ses 250 Go à 165€ en moyenne, le Corsair Neutron conservant le label consacrant son rapport performances/prix parfait, grâce à sa garantie 5 ans aux alentours de 190€. Le Sandisk Extreme II restant un choix de premier ordre, sa Toggle NAND et sa durabilité lui donnant un équilibre impeccable là où Samsung a encore à faire ses preuves dans le temps avec sa SLC et ses tout juste trois années de garantie.

Corsair Neutron

Samsung 840 EVO

Sandisk Extreme II

Perfs

  recommandé
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