Dimanche, 26 Janvier

Dernière mise à jour24/01/2020 02:54:20 PM GMT

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Stockage interne, SSD

SSD Crucial M4 128 Go

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{menu Introduction}

Introduction

Crucial n'est pas le perdreau de l'année en matière de SSD. Filiale directe de Micron Technology, un des plus gros acteurs mondial en matière de semiconducteurs et de mémoire, Crucial pourvoit des solutions SSD embarquant de la mémoire maison synchrone, et un contrôleur dont la parentalité appartient à un autre géant des semiconducteurs et des SoC : Marvell.

 

Ce cocktail est présent sur le marché depuis une année à quelques jours près. Il est légitime de se demander pourquoi s'intéresser à un produit, déja best-seller, et disponible en masse. 

 

La réponse est simple, et elle tient au suivi du produit. Crucial a connu les affres du marché SSD en terme de fiabilité avec le bug des 5200 heures (fixé en une dizaine de jours par un firmware), et est reconnu pour avoir su apporter régulièrement des mises à jours.

 
M4 128Go

Entre bugfixes et optimisations, le M4 de 2011 n'a plus grand chose à voir avec le M4 à jour. Qu'il soit question d'utilisateurs déja possesseurs d'un M4, ou des futurs acquéreurs d'un SSD, une vision rafraichie du produit prend tout son sens une fois le firmware et le produit arrivés à "maturité".
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{menu Présentation du produit}

 
Présentation du produit
 
 
disque1.jpg
Produit testé : Crucial M4 - 128 Go
 
fleche Firmware livré : 0309 - flashé en 000F via ISO (procédure non destructive pour le contenu du SSD)
fleche Taille détectée : 119.24 Go
fleche Contrôleur : Marvell 88SS9174-BLD2 accompagné de 256 Mo de DDR3 pour cache d'exécution
fleche Type de modules NAND : MLC Micron 25 nm synchrone [29F64G08CFACB]
fleche Taux de transferts séquentiels déclarés : 415 Mo/sec en lecture, 175 Mo/sec en écritures
fleche Lectures aléatoires (4KB) maximales exprimées en IOPS : 40.000 IOPS
fleche Écritures aléatoires (4KB) maximales exprimées en IOPS : 35.000 IOPS
fleche MTBF annoncé : 1.2 Millions d'heures sur la base d'une endurance calculée à partir de 72 To équivalent à 40 Go par jour pendant 5 années. 
fleche Garantie : 3 ans
fleche Bundle : câble de migration SATA > USB 2.0, logiciel de migration sur DVD, notice
 
Prix moyen : 155 € avec le kit de transfert, autour de 120 € nu.

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{menu Protocole de test}

 
Protocole de test
 
Les performances affichées ont été relevées sur les interfaces SATA II et III natives sur les cartes mères suivantes :
 
fleche Gigabyte EP35-DS3R (drivers Intel RapidStorage 11.0.0.1032 WHQL) – Q6600@3.29Ghz – 4Go pour le SATA II (port 3)
 
fleche Gigabyte GA-P67-UD4 (drivers Intel RapidStorage 11.0.0.1032 WHQL) – i5 2500K@2,3Ghz – 4Go pour le SATA III (ports 0 et 1) Toutes deux supportent les commandes TRIM et NCQ
 
Aucune des cartes mères n'utilise le mode RAID (AHCI uniquement), sans Write Back dans IRST.
 
Les deux plateformes fonctionnent sous Windows 7 64bits SP1, à jour au 25 avril 2012.
 
Nous démarrons avec CystalMark 3.0.1C (x64), dont les résultats ont été collectés en 9 passes sur des échantillons de 4000, 500 et 50 MB remplis de manière aléatoire. Les résultats affichés sont les moyennes des relevés sur chaque contrôleur, pour les 3 échantillons.
 
AS-SSD est lancé à 3 reprises. Seuls les résultats du troisième test sont relevés.
 
Le logiciel Anvil Pro est employé dans sa version 1.0.34beta11. Les tests sont effectués sur des échantillons de 1, 4, 8, 16 et 32 Go compressibles et non compressibles afin de stresser l’unité de stockage.
 
Le disque a été soumis à l’équivalent de 90 jours d’écritures aléatoires sous Anvil Pro, à raison des 40 Go journaliers, soit 1,20 To en phases d’écriture / lectures afin de coller aux préconisations de Crucial.
 
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{menu Performances sur données mixtes}
Performances sur données mixtes
 
CystalMark va nous donner un premier aperçu synthétique des performances du M4 sur les deux types d'interfaces les plus communes.
 
image_crystalmark_m4.png
 
 
Ce passage n'est pas inutile. On remarque un comportement assez disparate entre le SATA II et le SATA III en lecture aléatoire avec un lourd avantage du SATA III. Autant en QueueDepth peu profonde, tout est d'équerre, autant lorsque la profondeur augmente, patatra, le SATA III prend un gros coup de fouet alors qu'en SATA II on stagne très loin des limites de l'interface.
 
Crucial a retravaillé son firmware en août dernier pour palier à des soucis de négociation sur le SATA II. Peut-être reste-t-il quelques légers soucis en la matière.
 
Il reste qu'en terme de débits en lecture aléatoire en SATA III, c'est du tout bon, que ce soit en 4K QD1 ou QD32, et tout à fait en phase avec les récents disque sous SandForce embarquant de la mémoire synchrone.
 
 
image_crystalmark_sata_ii_sata_iii_iops.png
 
 
Côté IOPS, même cause, mêmes effets sur le différentiel entre les deux interfaces. Les résultants en QD32 sont très très bons, qu'il soit question de lecture ou d'écriture. On reconnait sans peine en QD1 la présence de mémoire synchrone en affichant des résultats très similaires à ce qu'on peut croiser sur des disques SandForce embarquant de la mémoire Intel/Micron de même type.
 
On voit très clairement que sur le cas CrystalMark que le fer de lance de Micron renvoie à la fois résultats qui ne collent pas aux specs affichées sur la fiche constructeur, mais qu'en plus, il délivre déjà les performances de crête. Très encourageant !
 
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{menu Anvil}
Anvil
 
La compressibilité des données est une problématique forte dans le domaine des SSD en grande partie à cause de la quantité de produits architecturés autour des contrôleurs LSI customisés de manière logicielle. La présence d'une solution pas totalement "in house" pour les M4, bien que peu présente en réalité autre part que chez Crucial et Intel pour sa série 510, permet de remettre à plat les avantages réels de la logique SandForce.
 
De même, Crystal Mark et AS-SSD, aussi pratiques qu'ils soient pour donner une vue synthétique des performances, ne travaillent que sur des tailles de fichiers limitées. Anvil permet d'écarter cette limite.
 
Voyons comment se comporte le Marvell 88SS9174 sur des gros blocs de données à la compressibilité variable.

Sur un échantillon incompressible

Bête noire des disques à base de SandForce, le test sur données incompressibles est un révélateur des propriétés d'un contrôleur en matière de gestion et d'arrangement des données.

m4-ct128m4ssd2_128gb_16gb-20120425-incompress.png


m4-ct128m4ssd2_128gb_32gb-20120425-incompress.png

Quelle que soit la taille de l'échantillon, le M4 se comporte d'une manière régulière en offrant des performances identiques.
 
Sur un échantillon compressible à 46% 
 
 
m4-ct128m4ssd2_128gb_16gb-20120425-46.png
 
 
m4-ct128m4ssd2_128gb_32gb-20120425-46.png
 
 
Même constat que précédemment, le M4 gère de manière régulière et tout en souplesse des données proches de seuils d'une application lambda. La gestion des données sur 16 ou 32 Go ne pose pas de contrainte de performances non plus. Du tout bon.
 
Sur un échantillon totalement compressible 
 
 
m4-ct128m4ssd2_128gb_16gb-20120426-compressible.png
 
 
m4-ct128m4ssd2_128gb_32gb-20120426-compressible.png
 
C'est une heureuse répétition que de retrouver (enfin !) un contrôleur constant en toutes circonstances.
 
Il semble pourtant qu'une nouvelle fois, les performances rapportées par Crucial en terme d'IOPS soient légèrement fantaisistes, ou simplement plus à jour en près d'une année d'améliorations apportées aux firmwares. Que ce soit sous CrystalMark, ou ici sous Anvil, les 40K en lecture et 35K en écritures sont largement dépassés dès que le threading est mis à contribution. C'est du tout bon, puisque c'est précisément ce genre de scénario qu'aiment les OS et les applications !
 
Les variations infinitésimales de performances sur les deux échantillons de données permettent de considérer le M4 comme un disque apte en toutes circonstances à maintenir l'optimum de ses performances. Un très bon point.
 
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{menu  Performances sur données incompressibles}
Performances sur données incompressibles

Un rapide tour sous AS-SSD permet de faire le point sur le comportement avec des données incompressibles sur les deux interfaces les plus communes du marché.

 
image_as_ssd_m4.png

Le même écart type découvert sous CrystalMark en lecture aléatoire threadée apparait ici. Les performances délivrées sur des simulations de scénarios applicatifs sont révélatrices d'une homogénéité. En applicatif, vous ne verrez pas de différence, comme sur la majorité des SSD, entre une interface SATA II et III. Ce n'est que sur de la copie de fichiers où la lecture séquentielle fait remonter la moyenne que les gains seront les plus significatifs, et en même temps, utiles à moindre mesure.
 
as-ssd-courbe-sata_iii.png
 
En terme de tenue des débits en fonction de la compressibilité, c'est d'une magnifique constance quel que soit le seuil. Cela change radicalement des rejetons en SandForce, ici le disque assure une performance homogène sur tous types de fichiers.
 
Place aux temps d'accès désormais.

image_temps_daccs_m4.png

Tout va très bien à cette échelle, l'écart est insignifiant.

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{menu M4 vs The World}

M4 vs The World

L'essence de ce test revient au positionnement du "vieux" M4 équipé de son dernier firmware face à ses comparses de tailles et prix limitrophes.
 
image_comparatif_mixte_sata_iii.png
 
Sur les débits observés sous CrystalMark, le M4 se montre d'emblée écrasant en écritures threadées par rapport à tous ses concurrents. Il a en l'occurence vraiment "pluz de puizance", et comble par un taux de lecture dans le même scénario tout aussi excellent, venant jusqu'à snober un disque de 240 Go sous SandForce tout en faisant jeu égal avec le Samsung 830 (beaucoup plus irrégulier en écriture). 
Le SSD maturé de Crucial a clairement encore son mot à dire !
 
Dans le cas plus lisse des lectures et écritures aléatoires et séquentielles, le M4 est dans les clous en restant dans le haut du panier face aux Sandforce, qui ont du coup petite mine.
 
image_comparatif_mixte_sata_iii_iops.png
 
Le cas précédent se retrouve logiquement en matière d'IOPS. Pas de trève pour les SF-2281, à mémoire synchrone ou asynchrone même sanction : ils sont derrière à haute charge, et quelques uns restent frondeurs lorsque ça tangue moins en QD1, mais uniquement en lecture.
 
A trois victoires contre une pour les 120 / 128 Go, cela reste peu flamboyant pour les "SandForce driven".
 
image_as_ssd_comparo_sata_iii.png
 
Ici, le M4 128 Go vient chatouiller tout ce qui se fait de meilleur dans son entourage en se payant le luxe en lecture aléatoire 64 threads d'aller chercher un disque Intel series 520 de 240 Go !
 
Question scénarios d'usage, c'est un peu moins folichon curieusement. Le M4 se retrouve à la traîne dans le cas "Program", là où en théorie il devrait briller, mais se veut par contre redoutable en ISO et GAME. Il semblerait qu'à ces petits jeux, le Patriot Wildfire conserve de très beaux restes et fasse encore assez mal dans l'applicatif. Le Samsung et son SoC tri-coeur continue aussi à épater la galerie en se disputant le podium des 120 / 128 Go.
 
image_comparatif_temps_daccs.jpg
 
En matière de latences en écritures, le M4 ne se foule pas trop, mais toujours dans un seuil de raison qui n'affecte aucunement la réactivité de l'ensemble. En lecture, le scénario s'inverse.
 
 
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{menu Endurance du disque à la charge}
Endurance du disque à la charge
 
Place à la douloureuse, l'usure :
 
image_as_ssd_usure_m4.png
 
La perte de performances est notable en lectures et écritures aléatoires très threadées. C'est en l'occurence de l'ordre de 30 à 55 % de pénalité qui pourraient se resentir sur des accès parallèles intenses.
Porté à la moyenne des performances, comptez toutefois 10% de pénalité sur les performances du disque.
 
 
image_temps_daccs_usure_m4.png
 
Question temps d'accès, il y a une moyenne on ne peut plus nulle de pénalité.
 
tableau_usure.png
 
La gestion de l'usure et du TRIM sont efficaces, et l'on ne dénote finalement pas de gamelle notable des performances arrivé au seuil critique de remplissage du disque. Du tout bon si vous désirez l'utiliser comme disque de remplacement dans un portable, et y stocker pas mal de données.
 
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{menu Conclusion}
Conclusion
 
 
oh3f9lxi87q6ejq6gm0r.jpgLe M4 128 Go n'a clairement pas volé la réputation qui le devance. C'est un produit on ne peut plus épatant qui affiche avec le poids de l'âge des résultats on ne peut plus d'actualité, le laissant à une place d'étalon de comparaison pour les autres produits de même taille.
 
Question qualité-prix, Crucial est assurément très bien placé. Dans la tranche des 120-150 € en fonction de la déclinaison du bundle, le M4 128 Go reste une terreur dans le milieu de gamme pour le reste des prétendants dont les tarifs se tiennent dans le même mouchoir de prix, mais pas nécesairement de performances. On préfèrera néanmoins la déclinaison nue en desktop de manière générale, sans que pour autant, le kit de transfert proposé avec un surcoût (notable) paraisse inutile pour la migration des portables (qui ont la chance d'avoir encore un lecteur optique toutefois...).
 
Alors il reste la garantie. Trois années est la moyenne du marché, et il est du coup difficile compte tenu du ratio prix / performances de lui en tenir rigueur. Le support de la marque peut être considéré comme sérieux, et la présence d'un forum en français, bien actif et modéré est un plus non négligeable.
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A l'heure du tsunami SandForce (qui ne semble pas s'estomper avec l'arrivée des déclinaisons SanDisk et Intel 330), c'est un réel plaisir de constater qu'il y a clairement toujours des alternatives pour assurer performances et une qualité des prestations plus constante au regard de la compressibilité des données. Avec un MTBF on ne peut plus honorable (1.2 Millions d'heures, comme pour les Intel Series 520 équipés peu ou prou de la même NAND synchrone), les soucis de jeunesse derrière, et une efficacité hors pair, vous avez peut être déja, ou allez faire un choix sûr.
 

alt

fleche Performances threadées hors pair, et performance applicative très respectables
fleche Taux stables quelle que soit la compressibilité et la taille des données
fleche MTBF correct
fleche Support du constructeur

alt

fleche Comportement curieux en lectures aléatoires parallèles en SATA II
fleche Des performances constructeur désormais périmées
fleche Un surcoût des bundles un peu exagéré

SSD PNY Professional 120 Go

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Reconnu à juste titre sur le marché des cartes graphiques en tant que partenaire très privilégié de nVidia, et assez présent sur la mémoire vive, PNY lance une gamme de SSD dans les formats classiques du genre. Déclinés dans les traditionnelles tailles de 120, 240 et 480 Go, les déclinaisons marquent une volonté de placer le ticket d'entrée à un certain niveau de densité et de performances.

59hardware

SSD Intel serie 520 - 240 Go

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{menu Introduction} 

Introduction

59hardware

Intel entre dans la danse des disques solides fondés sur le désormais incontournable contrôleur SandForce 228x pour succéder à son honorable gamme 510 (équipée de contrôleurs Marvell 88SS9174 rev. BKK2 et de mémoire Intel MLC 34nm), qui supportait déjà la norme SATA III 6 Gps il y a de cela un an, à quelques jours près. 

La gamme « Cherryville » est annoncée en tailles allant de 60 Go à 480 Go par tranches de 60 Go. L’endurance en écritures (estimée par Intel à 5 ans minimum à raison de 20 Go d’écriture journalières) et la garantie de 5 années rappellent à notre gouverne qu’Intel veut honorer un cahier des charges trop peu défendu : la fiabilité.
A la suite de notre précédent test axé sur l’entrée de gamme de 60 et 120 Go, nous vous proposons un aperçu de ce qu’a à offrir la série 520 dans sa déclinaison affichée comme la plus véloce : le 240 Go.
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{menu Présentation}

Présentation  

Produit testé :

SSDSC2CW240A3K5 : 520 Series 240 GB


Spécifications :

fleche Firmware : 400i
fleche Taille détectée : 520 Series 240 Go : 223 Go 
fleche Contrôleur : SandForce SF-2281VB1-SDC
fleche Type de modules NAND : MLC 25 nm synchrone 
fleche  Modules de 16 Go [29F16B08CCME2] pour le 240 Go 

fleche Bundle : visserie et adaptateur 3,5 pouces, nappes et convertisseur d’alimentation, mini-cd Data Migration Software,  sticker

Prix moyen : 480 €


NB : La suite SSD Toolbox n’est pas rendue disponible avec le bundle du disque, mais à télécharger sur le site du constructeur (CF feuillet inclus dans le bundle). La dernière version disponible (3.0.2) a été utilisée pour la gestion des disques. 

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{menu Protocole de test}

Protocole de test

Les performances affichées ont été relevées sur les interfaces SATA II et III natives sur les cartes mères suivantes : 
fleche Gigabyte EP35-DS3R (drivers Intel RapidStorage 11.0.0.1032 WHQL) – Q6600@3.29Ghz – 4Go pour le SATA II (port 3)
fleche Gigabyte GA-P67-UD4 (drivers Intel RapidStorage 11.0.0.1032 WHQL) – i5 2500K@2,3Ghz – 4Go pour le SATA III (ports 0 et 1)

Toutes deux supportent les commandes TRIM et NCQ.
Les deux plateformes fonctionnent sous Windows 7 64bits SP1, à jour.

Nous démarrons avec CystalMark 3.0.1 (x64), dont les résultats ont été collectés en 9 passes sur des échantillons de 4000, 500 et 50 MB remplis de manière aléatoire. Les résultats affichés sont les moyennes des relevés sur chaque contrôleur, pour les 3 échantillons.


AS-SSD est lancé à 3 reprises. Seuls les résultats du troisième test sont relevés

Le logiciel Anvil Pro est employé dans sa version 1.0.34beta11. Les tests sont effectués sur des échantillons de 1, 4, 8, 16 et 32 Go compressibles et non compressibles afin de stresser l’unité de stockage.


Chaque disque a été soumis à l’équivalent de 90 jours d’écritures aléatoires sous Anvil Pro, à raison des 20 Go journaliers préconisés par Intel, soit 1,80 To en phases d’écriture / lectures.

NDLR : nous persistons à proposer une lecture des données à la fois sur SATA II et III pour une raison simple, le « diable est dans le détail ». L’essentiel des accès pour un SSD comme disque système et applicatif repose sur les performances en lectures et écritures aléatoires, là où l’interface est loin d’être saturée ! Même une machine non équipée de Serial ATA III peut connâitre des gains substantiels et évaluables.
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{menu Les tests} 

Les tests

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Le fleuron de la gamme en taille et performances montre des aptitudes remarquables avec une longue file de tâches simultanées en écriture et en lecture. Étonnamment, il semblerait que l’interface joue un rôle en combinaison avec le SSD. Les taux dans ce mode affichent clairement un écart qui ne correspond pas aux limites du SATA II, alors qu’en SATA III les gains sont substantiels !

Les taux d’écriture en séquentiel et aléatoire 512 KB sont excellents, tout simplement. Le format oblige, la combinaison densité / contrôleur fait des merveilles, et Intel montre son aptitude à proposer des disques équilibrés en terme de performances brutes, sans négliger leur efficacité à la charge de tâches. Ce modèle semble très capable en matière applicative, ce que nous vérifierons dans quelques instants.

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Les gains de la déclinaison de 240 Go en tâches concurrentes sont clairs désormais, et prennent ici toute leur dimension. L’efficacité affichée en la matière montre d’excellentes aptitudes en matière d’écritures en multipliant quasiment par deux les résultats, déjà bons, du 120 Go.

Le différentiel des gains apportés par l’interface SATA III par rapport à son ancêtre montre qu’en matière de travaux fortement parallélisés, le gain en bande passante conjugué aux capacités du 240 Go rend évidentes les limites du SATA II.

L’investissement dans un disque de 240 Go placé à près de 500 € étant déjà complexe dans l’absolu, celui-ci est tout simplement proscrit dans le cadre d’un upgrade, tant la différence est infime avec le 120 Go en SATA II.

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Logiquement, on constante qu’en matière de lectures séquentielles et aléatoires sur des blocs de 512KB, l’interface SATA II sature. 

En écritures, le résultat est moins évident. Si la question d’un upgrade d’un portable ou d’une machine fixe se pose avec la série 520, seules les variantes de 60 et 120 Go apporteront une réponse utile en matière de performances, avec des plafonds pour le 120 go correspondant à quelques miettes près aux limites de l’interface.

Le 240 Go semble se destiner aux systèmes requérants des performances applicatives soutenues comme le révèlent les excellents résultats en QD 32. Et c’est tant mieux, le focus étant trop souvent porté en matière de SSD sur les performances en lecture et écriture séquentielles, ce qui a très peu d’attrait à part pour basculer des données monolithiques d’un support à l’autre.
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{menu La recherche de l’efficacité en écritures aléatoires}

La recherche de l’efficacité en écritures aléatoires

Le grand frère de 240 Go tire-t-il vraiment parti de sa taille dans cet exercice ?

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Une fois de plus, seul le SATA III laisse l’opportunité à ce disque de s’exprimer de son plein potentiel.

Dans ce format, c’est une horloge huilée : les résultats sont réguliers et proportionnels à ce qui a cours en données compressibles, donnant un aspect homogène aux très bonnes performances.

Les pics de performances en lecture et écriture aléatoires 4KB sont bien agréables, et proportionnels à ce qui est proposé en 64 threads.

Le taux d’écriture résiste relativement bien à la non compressibilité des données, et garde une bonne stabilité confirmant la sensation renvoyée par les performances brutes.

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Pas de miracle, pas de malheur non plus, les temps d’accès restent dans la norme de la série 520.

Une petite synthèse des gains en efficacité d’une taille à l’autre s’impose.

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Nous ne trahissons pas de secret d’alcôve en affirmant qu’en matière de SSD, la taille compte. Ce serait pourtant aller bien vite en besogne au regard des différentiels affichés sur des tâches ingrates pour cette technologie, telle que l’écriture sur des données non compressibles.

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Le cas du 240 Go est à part. C’est un très bon SandForce apte à faire la nique à toute sa petite concurrence en matière d’écritures aléatoires parallèles, avec un équilibre global nettement au-dessus du lot des 120 Go. La combinaison maison de Samsung fait encore des merveilles et n’est guère loin des performances d’un disque tarifé bien plus haut. Il reste que cet équilibre des performances ne puisse valoir qu’à condition qu’il soit durable !
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{menu Endurance du disque à la charge}
Endurance du disque à la charge
 
La version de 240 Go tient très bien la charge en écriture lorsque l’espace libre se fait étroit. Hormis un fléchissement en écriture aléatoire non threadée, seuls les scénarios d’usage montrent des signes de faiblesse avec des pertes de 23 % pour les ISO et PROGRAM. 

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C’est remarquable, mais pas catastrophique si l’on prend en compte que les bonnes aptitudes en accès très parallélisés résistent parfaitement bien. 

Fiabilité de la gestion de la commande TRIM
Intel offre au travers de sa Toolbox le parfait petit nécessaire d’entretien de ses disques. Après une phase de test d’endurance sur les 60, 120 et 240 Go, se présentaient deux propositions : effacer les données, utiliser l’outil d’optimisation dans la boîte à outils, ou, formater les disques pour forcer Seven à lancer la commande Trim. Sauf qu’à l’issue de l’essai de toutes ces opérations, les performances ne semblent pas remonter au seuil précédemment connu sur la déclinaison de 120 Go en particulier. Dernière solution, l’option « Security erase » qui contraint à supprimer la partition avant de pouvoir être exécuté. Le SSD doit alors être repartitionné (et donc formaté) pour retrouver sa capacité initiale. Le 240 Go tient quant à lui beaucoup mieux la charge !
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Il reste qu’il est à recommander de toujours procéder lorsqu’on initialise son disque SSD flambant neuf, malgré l’excitation, à un formatage complet (et non rapide) de son disque pour s’assurer de bonnes performances tout au long de son cycle de vie.
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{menu Conclusion}
Conclusion xnebqb8wxm4ex2fri8rk.jpg

Il est bien trop tôt pour juger de la solidité globale de ces nouveaux disques, mais compte tenu de la configuration du marché, il est possible que ce pas d’Intel vers la mise en confiance des utilisateurs plus que dans la surenchère des performances puisse faire école. Intel a probablement misé sur la préservation de l’intégrité de la NAND, plutôt que de les stresser à tout prix pour rendre sexy sa gamme à grands coups d’infimes pourcents supplémentaires.

La déclinaison de 240 Go de la série 520 est clairement calibrée pour l’applicatif multitâches, et non pour faire le paon dans les débits séquentiels : ça tombe bien, c’est sur ce jeu là que se jouent les qualités d’un SSD dans l’immense majorité de ses usages, et a fortiori pour les accès d’un OS.

Intel ne chamboule pas tout, mais avance assurément dans le bon sens et montre l’exemple pour les autres intégrateurs de solutions à base de SandForce. 

fleche Garantie 5 ans
fleche Un des tout meilleurs SandForce en 240 Go (mais à quel prix !)
fleche Excellent rendement en écritures aléatoires

fleche Pénalité du contrôleur sur les données incompressibles toujours notable

SSD Intel serie 520 en 60 et 120 GB

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{menu Introduction}
Introduction

Intel entre dans la danse des disques solides fondés sur le désormais incontournable contrôleur SandForce 228x pour succéder à son honorable gamme 510 (équipée de contrôleurs Marvell 88SS9174 rev. BKK2 et de mémoire Intel MLC 34nm), qui supportait déjà la norme SATA III 6 Gps il y a de cela un an, à quelques jours près

59hardware

Ce n’est donc pas le premier disque de la gamme dont le contrôleur a été externalisé, et du coup, raccroché au wagon des SF-2200 qui jonchent une très large partie du marché des SSD de hautes performances. Parce qu’il est bien question de performances pour cette série 520, qui, si elle ressemble en de nombreux points à la série 710 proposée pour le marché professionnel à l’automne dernier, en remplacement de la série X 25-E, et embarquant pour la première sur une solution professionnelle de la MLC (certes labellisée « High Endurance Technology », mais MLC Intel/Micron (IMFT) 25nm quand même) en lieu et place de la SLC.

La gamme « Cherryville » est annoncée en tailles allant de 60 Go à 480 Go par tranches de 60 Go. L’endurance en écritures (estimée par Intel à 5 ans minimum à raison de 20 Go d’écriture journalières) et la garantie de 5 années rappellent à notre gouverne qu’Intel veut honorer un cahier des charges trop peu défendu : la fiabilité.

r74ogyrvpilqwlbs8hfr.jpgCe point, à l’heure où les questions relatives à la durabilité et à la fiabilité des disques solides, laissent beaucoup d’acquéreurs potentiels dans le doute, constitue immanquablement un atout plus marquant que les performances pures.
Si l’alliance de la MLC IMFT en lithographie d’une finesse de 25 nm au contact du SandForce ne constituent pas une nouveauté avant l’arrivée des « KingCrest » (censés supporter la nouvelle mouture en 20 nm de la NAND), elle augure de modules rôdés, autant en production qu’en gestion de leurs pages et de leurs cycles d’écriture.

A-DATA propose déjà à son catalogue le S511 (très mal distribué, mais trouvable dans les environs de 170€) disposant d’une base matérielle identique, tout comme Kingston avec son SSDNow V+ 200, ou la série 320 chez Intel entre autres, partageant déjà cette même mémoire synchrone. L’ouvrage d’Intel est donc à évaluer à l’aune du travail apporté au firmware et à la maîtrise des particularités du SF-2281.
Voyons donc ensemble ce qu’Intel a à nous mettre sous la dent !

{mospagebreak}
{menu Présentation}

Présentation

 

Produits testés :
SSDSC2CW060A3K5 : 520 Series 60 GB
SSDSC2CW120A3K5 : 520 Series 120 GB

Spécifications :

 

fleche Firmware : 400i
fleche Tailles détectées :
520 Series 60 Go : 55,9 Go
520 Series 120 Go : 111,8 Go
fleche Contrôleur : SandForce SF-2281VB1-SDC
fleche Type de modules NAND : MLC 25 nm synchrone
fleche Modules de 16 Go [29F16B08CCME2] pour le 120 Go
fleche Modules de 8 Go [29F64G08ACME2] pour le 60 Go
fleche Bundle : visserie et adaptateur 3,5 pouces, nappes et convertisseur d’alimentation, mini-cd Data Migration Software,  sticker

Prix moyen : 220 € pour le 120 Go, 140 € pour le 60 Go.

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NB : La suite SSD Toolbox n’est pas rendue disponible avec le bundle du disque, mais à télécharger sur le site du constructeur (CF feuillet inclus dans le bundle). La dernière version disponible (3.0.2) a été utilisée pour la gestion des disques.

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{menu Protocole de test}

Protocole de test

Les performances affichées ont été relevées sur les interfaces SATA II et III natives sur les cartes mères suivantes :
fleche Gigabyte EP35-DS3R (drivers Intel RapidStorage 11.0.0.1032 WHQL) – Q6600@3.29Ghz – 4Go pour le SATA II (port 3)
fleche Gigabyte GA-P67-UD4 (drivers Intel RapidStorage 11.0.0.1032 WHQL) – i5 2500K@2,3Ghz – 4Go pour le SATA III (ports 0 et 1)

 

Toutes deux supportent les commandes TRIM et NCQ.
Les deux plateformes fonctionnent sous Windows 7 64bits SP1, à jour.
Nous démarrons avec CystalMark 3.0.1 (x64), dont les résultats ont été collectés en 9 passes sur des échantillons de 4000, 500 et 50 MB remplis de manière aléatoire. Les résultats affichés sont les moyennes des relevés sur chaque contrôleur, pour les 3 échantillons.
AS-SSD est lancé à 3 reprises. Seuls les résultats du troisième test sont relevés.
Le logiciel Anvil Pro est employé dans sa version 1.0.34beta11. Les tests sont effectués sur des échantillons de 1, 4, 8, 16 et 32 Go (sauf disque de 60 Go pour des raisons d’espace libre) compressibles et non compressibles afin de stresser l’unité de stockage.
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Chaque disque a été soumis à l’équivalent de 90 jours d’écritures aléatoires sous Anvil Pro, à raison des 20 Go journaliers préconisés par Intel, soit 1,80 To en phases d’écriture / lectures.

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{menu Les tests}

Les tests

Honneur au benjamin pour démarrer !

 

Si dans l’absolu, les performances d’un disque de 60 Go sont rarement susceptibles de briller d’elle-même, les résultats bruts relevés ici annoncent quelque peu la teinte de la gamme Intel 520. Si les performances en lecture séquentielle sont très honorables, et les performances en écriture séquentielles en retrait (normal sur un 60 Go !), le maintien des taux d’écritures aléatoires est surprenant !

 

En prenant le cas global du 120 Go par rapport au petit frère, l’accroissement des performances est logique et proportionnel à ce qui est connu en matière de SSD pour les gains en lecture et écriture. Les taux en écritures aléatoires en Queue Depth 1 et 32 restent épatants dans leurs densités respectives.

 

La variation minimale des performances en IOPS sur le 60Go est la marque de performances contenues à cette taille. C’est en fait un candidat suffisant et capable pour un upgrade de disque système à prix très modéré, sans très grand compromis sur les performances pour les possesseurs de plateformes SATA II. Les débits de crêtes sont en effet un miroir déformant des capacités d’un disque, puisque ceux-ci ne sont atteignables que dans des circonstances de manipulation de gros fichiers, ce qui n’est pas l’ouvrage prédominant d’un disque système.

 

La donne est un peu différente avec le 120 Go. Non pas que le SATA III le mette globalement plus à son avantage, mais parce qu’intrinsèquement, le petit dernier d’Intel se montre très bien né en matière d’écritures aléatoires, et ce quel que soit le Queue Depth. En matière de lecture, ce dernier est dans une très bonne moyenne, qui sans en faire le meilleur dans cette sous-catégorie, lui assure un équilibre global très intéressant.

La recherche de l’efficacité en écritures aléatoires

La mélodie lancinante des particularités du SandForce ne permettent pas de se jeter trop hâtivement dans les éloges. Voyons d’abord ce que les données non compressibles nous réservent sous AS-SSD.

 

Le cycle de tests sous AS-SSD confirme ce que CrystalMark nous a intimé. Le 60 Go montre de bonnes aptitudes en SATA II et en SATA III, ainsi que de réelles performances en écritures 4KB.  En effet, considérant sa taille, ce dernier se place en concurrence directe, sur ce terrain, avec une grande partie des compétiteurs de 120 Go sur le marché.
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Seules les performances en lecture, au final, plombent l’équilibre global des performances et leur impact dans les scénarios d’usage simulés par le logiciel.

 

Le test de compressibilité nous montre à quel point le contrôleur de LSI se sent à l’aise lorsqu’il peut tirer parti de la compression à la volée. Mais on ne trahit pas son ADN, et si cette progression linéaire est classique, elle part, surtout en lecture, d’un seuil très élevé à 0% de compressibilité pour cette taille.

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{menu Les tests (suite)}

Les tests (suite)


 

Ce dernier affiche un taux d’accès dans la très bonne moyenne en lecture, et tout à fait classique en écriture. Aucune surprise à cette échelle, où, pour une fois, la taille n’a pas d’impact direct sur l’efficacité.
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La déclinaison de 120 Go profite logiquement en écriture de l’apport en densité mémoire, facilitant le travail du contrôleur dans l’aménagement des données

 

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Le 120Go se montre impertinent en données incompressibles, et ne remet pas totalement en cause malheureusement le comportement général des SandForce. Si une nouvelle fois, le disque se montre crédible, avec des performances tout à fait dans les clous de sa parenté, il ne remet pas non plus en cause l’échelle des performances dans cet exercice, où d’autres ont pu déjà exceller avec un contrôleur « maison » (une fois de plus, la couronne reste entre les mains de Samsung en la matière).
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L’irrégularité des taux d’écritures sur les données peu compressibles est une marque de fabrique du SF-2281.
Intel semble avoir cherché à contenir ce phénomène. Dès l’arrivée au seuil des 50% de compressibilité, là où d’autres SSD restent incapables de lisser, et donc assurer une progression linéaire des performances en écriture, le 520 120 Go tient globalement bon.

C’est le cas aussi, à moindre mesure, en lecture où le seuil minimal de performances est maintenu à très bon niveau avant un coup de fouet vers un taux soutenu dès 20% de compressibilité.

 

Aucune anomalie, pas de réelle surprise encore à ce stade. La série 520 s’affiche comme un disque bon disque SandForce, avec quelques millisecondes grappillées sur çà et là en écriture et en lecture.

Une petite synthèse des gains en efficacité d’une taille à l’autre s’impose.

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Nous ne trahissons pas de secret d’alcôve en affirmant qu’en matière de SSD, la taille compte. Ce serait pourtant aller bien vite en besogne au regard des différentiels affichés sur des tâches ingrates pour cette technologie, telle que l’écriture sur des données non compressibles.

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L’efficacité globale du firmware d’Intel permet de reconnaître clairement les avantages liés à la quantité de mémoire face aux bénéfices d’un microcode bien né, permettant de garantir un seuil minimum de performances plus qu’honorable dans des déclinaisons tarifaires ne transformant pas le produit d’appel en SSD au rabais. Voilà un constat plaisant à mettre au crédit de cette nouvelle gamme. Toutefois, le SSD 830 128 Go de Samsung rôde dans la zone tarifaire du 520 de 60 Go, et reste nettement sous la barre des 200 € lorsque le 520 de 120 Go la franchit en Fosbury !
Il reste que cet équilibre des performances ne puisse valoir qu’à condition qu’il soit durable.

Endurance des disques  à la charge

Chacun d’un disque a bénéficié individuellement d’un test de charge simulé correspondant à 90 jours d’utilisation, respectant le seuil d’écriture préconisé par le constructeur de 20 Go par jour.
Chaque disque a ainsi vécu l’écriture et la lecture continue de 1,80 To à raison d’un remplissage à 90% du disque en données mixtes (taux de compressibilité aléatoires) sous Anvil Pro.
Les résultats s’articulent ainsi :

 

Les pertes affichées par la version de 60 Go sont modestes. Compte tenu de la faiblesse des écarts conjuguée à l’espace réduit du disque, ce dernier ne devrait pas montrer de signes de faiblesse notables si son propriétaire se soucie peu de son entretien, et de l’espace libre. La moyenne des écarts se mesurant à 3,32%, avec des variations contenues entre -3 et +5%. Du tout bon.

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Le 520 120 Go marque quant à lui plus nettement les écarts classiques dans ce type de scénarios, avec une chute plutôt notable de l’écriture séquentielle (-18,11%), et de l’écriture aléatoire très parallélisée assumant jusqu’à près de 27% de perte.
En lecture, tout reste assez stable. Le disque n’affichant en moyenne qu’une perte contenue de 3,85%, c’est une fois de plus un bel avantage des SandForce de dernières génération que ne pas avoir à trop sacrifier leurs performances sur l’autel du remplissage.

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{menu Trim or not trim ?}

Trim or not Trim ? 

Après une mise à contribution du disque continue, et pas nécessairement très agréable pour le contrôleur et la mémoire, s’impose la phase de ménage pour vérifier si, remis à vide, le disque retrouve ses caractéristiques initiales.
La dégradation des performances en écriture séquentielle et aléatoire threadée après le test d’endurance est un phénomène normal, souvent corrigé par quelques cycles d’effacement de fichiers, ou un formatage. Sauf qu’en l’occurrence, elles paraissent persister sur le modèle de 120 Go, gardant sa pénalité après plusieurs cycles de tests sur des données non compressibles (avec AS-SSD ou Anvil en 0% compressible, même combat) après une suppression complète des fichiers, un formatage rapide, et un formatage complet.

Vue synthétique des performances en question :

 

Intel offre au travers de sa Toolbox le parfait petit nécessaire d’entretien de ses disques. Après une phase de test d’endurance sur les 60 et 120 Go, se présentaient deux propositions : effacer les données, utiliser l’outil d’optimisation dans la boîte à outils, ou, formater les disques pour forcer Seven à lancer la commande Trim. Sauf qu’à l’issue de l’essai de toutes ces opérations, les performances ne semblent pas remonter au seuil précédemment connu.
Dernière solution, l’option « Security erase » qui contraint à supprimer la partition avant de pouvoir être exécuté. Le SSD doit alors être repartitionné (et donc formaté) pour retrouver sa capacité initiale.
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Sans trop s’avancer, il semblerait que la vidange des pages disponibles à l’écriture puisse pâtir d’une commande de TRIM un peu capricieuse. Si globalement, comme nous l’avons vu, le disque reste efficace et n’impose pas de passer par cette procédure pour être utilisable, une mise à jour pourrait probablement venir à la rescousse de cet épiphénomène.

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{menu Conclusion}

Conclusion

Intel ne chamboule pas le marché du SSD avec sa série 520, que ce soit sur le plan matériel, que des performances de « crête », servant trop souvent de mètre étalon à ce type de stockage. C’est un disque pensé pour être efficace, et d’un rendement voulu comme constant en qualité et performances.

xnebqb8wxm4ex2fri8rk.jpgD’un comportement globalement sain, sans bug nocif à son usage (en tous cas le laps plutôt large de temps d’essai ne nous a pas permis d’en dénoter), cette déclinaison du SF-2281 assortie d’un firmware travaillé par le géant de Santa Clara démontre une belle maîtrise. Assortie de sa garantie exceptionnelle sur cette catégorie de produits de 5 ans, la gamme 520 a le mérite de faire bouger les lignes sans bousculer les rapports de force en performances, mais de taper là où beaucoup d’autres constructeurs pêchent : la fiabilité et la pérennité de l’investissement.

Il est bien trop tôt pour juger de la solidité globale de ces nouveaux disques, mais compte tenu de la configuration du marché, il est possible que ce pas d’Intel vers la mise en confiance des utilisateurs plus que dans la surenchère des performances puisse faire école. Intel a probablement misé sur la préservation de l’intégrité de la NAND, plutôt que de les stresser à tout prix pour rendre sexy sa gamme à grands coups d’infimes pourcents supplémentaires.

y29tw50vwqfzbtxauf4c.jpgIl est aussi à mettre au crédit de la série 520 qu’elle ne propose pas une entrée de gamme au rabais (malheureusement à tous points de vue !). Bien que logiquement pénalisé en écriture, le 60 Go s’illustre de bien belle manière en garantissant une efficacité assez constante, malgré un positionnement tarifaire le plaçant trop à proximité d’un Samsung SSD 830 128 Go plus homogène et surtout plus spacieux.
NB : notre test sera prochainement amendé avec l’arrivée des résultats de la déclinaison de 240 Go en cours d’essai. L’ensemble des résultats sera intégré au comparo SSD. Stay tuned !

 arrow Garantie 5 ans
arrow Excellent rendement en écritures aléatoires (60 et 120 Go)
arrow Performances assez bien préservées en déclinaison 60 Go

Pénalité du contrôleur Sandforce sur les données incompressibles toujours notable
arrow Efficacité moyenne en écriture et lecture séquentielles
arrow Un TRIM capricieux

SSD Patriot Wildfire 120GB

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{menu Introduction}
Introduction

Patriot Memory propose un des membres de sa gamme SATA III embarquant un contrôleur SandForce SF-2200. La série Wildfire est présentée par le constructeur américain comme un produit de qualité professionnelle pour le marché grand public.

59hardware

Sans aller trop loin dans le descriptif, la fiche technique est calquée en termes de fonctionnalités sur les spécifications de SandForce, sans toutefois ajouter sur son modèle grand public des fonctionnalités de chiffrement avancées.
Le support annoncé de la technologie DuraClass est là pour rappeler que les SandForce manipulent les données avec un chiffrement automatique des données sur la NAND en AES 256-bit empêchant l’accès physique aux données stockées (et bien évidemment, votre disque et vos données restent tout à fait lisibles à l’échelle logique sans outil complémentaire pour les chiffrer). Il est à noter que le disque n’embarque pas de mémoire cache.

Patriot tente pourtant avec sa gamme Wildfire un mélange original qui détonne dans la masse des produits embarquant un contrôleur SandForce de dernière génération : plus que les gains de crête autorisés par le passage à une interface SATA révision III, ce sont les performances affichées en lecture et écritures séquentielles qui étonnent par leur quasi symétrie (respectivement 550 et 520 Mo/s).
Ces débits semblent être le produit de tests opérés sous ATTO, outil on ne peut plus pertinent pour les disques durs mécaniques, et surtout faisant briller plus que de raison les SandForce avec les données compressibles, leur point fort.

Les SandForce sont des prétendants au trône de la performance particulièrement versatiles, de par leur aptitude à exceller dans la manipulation de données compressibles. De fait, les résultats produits par AS-SSD devront être analysés avec une attention toute particulière.

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{menu Présentation}

Présentation 


Spécifications :


arrow Patriot Wildfire 120GB (PW120GS25SSDR)
arrow Firmware : fourni en 3.1.9, mis à jour en 3.3.2 du 24 octobre 2011
arrow Taille détectée : 111,79 Go
arrow Contrôleur : SandForce SF-2281
arrow Type de modules NAND : MLC Toshiba 32 nm
arrow Taux de transferts séquentiels déclarés : 555MB/s en lecture | 520MB/s en écriture
arrow Ecriture séquentielle maximale exprimée en IOPS: jusqu’à 85,000 (4K)
arrow Bundle : visserie et adaptateur 3,5 pouces

Prix moyen : 230€

Tout comme OCZ, Plextor ou Corsair, c’est la NAND MLC Toshiba en 32nm (dite Toggle Mode, et fonctionnant de manière asynchrone) qui répond à l’appel ici dans une combinaison originale, puisque cette classe de puces, si elle ne représente pas la meilleure finesse de gravure disponible, repose sur un process de production mieux maîtrisé, une perte de performances plus contenue sur les données incompressibles, et d’une fiabilité plus constante.
La combinaison avec une solution SandForce est assez originale puisqu’elle permettrait de compenser les lacunes classiques de ce type de contrôleur sur les données incompressibles. L’idée semble pertinente sur le papier, et fait la « force » sans mauvais jeu de mots de ce type de contrôleur, tout à fait capable d’être couplé avec de la NAND de 20 ou 30 nm en fonction des besoins du constructeur.

k7diexgks74sy5xh4dns.jpgLa taille affichée au formatage est d’un total de 111 Go, dont 107 Go sont accessibles, facture de l’over-provisionning déduite. Le disque semble déjà calibré à ce niveau, et peut légitimement se targuer d’être employable sous n’importe quel OS sans manipulation supplémentaire. Un très bon point. Il faut rappeler que SandForce laisse carte blanche aux OEM avec sa série 22xx d’allouer ou non un espace d’over-provisioning. Patriot a choisi son camp.

Le constructeur n’offre toutefois aucune boîte à outils pour l’entretien et la migration des données. Sorti de l’outil de flashage devant être téléchargé sur le site du constructeur, vous êtes condamné à vous débrouiller par vos propres moyens dans un scénario d’upgrade. Il n’y a rien de grave, mais au regard de la position tarifaire du disque, cette situation paraît quelque peu « chiche », bien que peu originale dans le secteur des SSD, encore trop souvent ciblé vers des utilisateurs avertis. Le tout, garanti 3 ans, comme il fait loi pour la plupart des disques SSD sur le marché.

{mospagebreak} {menu Patriot, énième victime collatérale du SF-2200 ?}

Patriot, énième victime collatérale du SF-2200 ?

zfq8r7a72vhtcptj9fz8.jpgL’information a été largement relayée au mois d’août 2011, au travers d’OCZ dans un premier temps, qui fût le premier constructeur à faire profiter ses clients d’une mise à jour salvatrice du firmware du contrôleur. Et ce fut un soulagement de constater que Patriot a pu fournir dans un délai raisonnable une solution pour son produit (trois jours après le firmware 2.15 d’OCZ, ce qui démontre l’avantage d’être au cœur d’un partenariat privilégié pour ce dernier, mais n’a pas handicapé tellement Patriot en terme de réactivité).

En effet, les premières semaines de test ont montré à plusieurs reprises des problèmes récurrents de sortie de veille, quelques BSOD très désagréables, et une disparition sporadique du disque avec la conséquence évidente d’un crash du système avec le firmware 3.1.9 équipant le sample du disque testé. Un réel paradoxe lorsque le choix de la NAND affichait la volonté de proposer une solution aussi performante que fiable.


A l’époque (automne 2011) le SSD était proposé à un tarif avoisinant encore les 300€, et le constat plutôt amer. Quelques semaines et deux révisions de firmware plus tard, le recul permet heureusement d’avoir une meilleure visibilité des qualités intrinsèques du produit, maintenant sous son meilleur jour.
Il vous est ainsi recommandé, dès la réception de votre Wildfire flambant neuf, de passer par la case de vérification / flashage du firmware avant d’y installer quoi que ce soit si votre disque sort d’un stock produit avant la période fatidique. Vous êtes prévenus !
Il faut admettre que cet épisode fâcheux n’est pas de la responsabilité de Patriot, mais a permis de constater le sérieux du suivi de leurs produits. Un « mal pour un bien » pour ainsi dire.

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Protocole de test

Les performances affichées ont été relevées sur les interfaces SATA II et III natives sur les cartes mères suivantes : Gigabyte EP35-DS3R (drivers Intel RapidStorage 11.0.0.1032 WHQL)  et Gigabyte Z68P-DS3, toutes deux supportant les commandes TRIM et NCQ.
Les deux plateformes fonctionnent sous Windows 7 64bits SP1.


Nous démarrons avec CystalMark 3.0.1 (x64), dont les résultats ont été collectés en 9 passes sur des échantillons de 4000, 500 et 50 MB.
AS-SSD est lancé à 3 reprises, et seuls les résultats du troisième test sont relevés.
Les résultats suivant sont les moyennes des relevés sur chaque contrôleur.

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Les tests

Commençons toutefois par un traditionnel CystalMark 3.0.1 (x64), dont les résultats ont été collectés en 9 passes sur des échantillons de 4000, 500 et 50 MB. Les résultats suivants sont les moyennes des relevés sur chaque contrôleur.

Les débits en lecture sont bons, voire très bons, sur les deux interfaces. Les 500 Mo/sec en lecture séquentielle relevés en SATA III le positionnent clairement dans les très bons disques, mais c’est surtout l’impressionnant 448,78 Mo/sec en lecture aléatoire 512KB qui autorise le WildFire à épater la galerie. Sur un disque de cette taille, c’est tout bonnement excellent.
En SATA II, on parvient à se rapprocher du point de saturation réel de l’interface (le théorique restant ce qu’il est...), avec une perte très modeste en 512KB à l’échelle des pertes en SATA III.

La combinaison SF 2281 / Toshiba 32nm réussit donc à Patriot dans ce scénario très flatteur, mais quelque chose chiffonne. Si la lecture aléatoire en 4KB en un thread reste dans la moyenne de ce qui se fait de mieux, le passage en Queue Depth 32 ne permet pas de le distinguer d’autres disques de sa génération, au même contrôleur mais pourvus de NAND de dernière génération (OCZ Vertex 3, pour ne pas le citer...), ou d’un SSD de la série 830 de Samsung de taille équivalente.

En écriture, le bât blesse, avec des taux d’écriture stagnant sous les 200 Mo/sec sur les deux types d’interfaces. Il semblerait que la NAND Toshiba ne soit pas tout à fait à la fête en la matière, et maintenant que certains disques mieux placés sur le plan tarifaire se montrent plus homogènes en chatouillant les 300 Mo/sec en écriture séquentielle sans passer sous la barre des 200 Mo/sec en aléatoire 512KB, il apparait que la promesse d’équilibre entre taux de lecture et écriture en crête est plus qu’optimiste.
Tout n’est pas morose non plus à l’échelle de l’écriture. Que ce soit en 1 ou 32 threads sur 4KB, le Wildfire résiste bien et se montre même efficace. S’il n’atteint pas les cimes, il ne côtoie pas non plus les gouffres de sa catégorie. En soi, c’est un excellent point. Voyons désormais ce qui l’en advient de l’équilibre général du disque :

Que de surprises ici, la lecture aléatoire 4KB en une Queue Depth reste à un bon niveau, et est honorable en 32. Les taux en écriture sont cette fois lissés par le temps d’accès, et se montrent sous un jour favorable en frôlant les 37000 IO/S. C’est un très bon maintien des performances globales en écriture.
 La petite anomalie en écriture entre SATA III et SATA II en écriture aléatoire 32 Queue Depth relève de l’infinitésimal, les performances restent très bonnes.

Le challenge des données incompressibles

Face à AS-SSD, le Wildfire montre une belle ténacité en lecture séquentielle. Il encaisse toutefois avec moins de panache en lecture aléatoire où l’on est face à une belle glissade, même en 64 threads. On reste nettement sous la barre des 200 Mo/s avec une belle quasi-symétrie en écriture. Si la lecture en 4KB est de tradition toujours bien faible sur un SSD, le cas de figure en 4KB 64 threads marque un net recul des performances sur de l’incompressible, là où des disques disposant d’un contrôleur ne gérant pas la compression (CF test du Samsung SSD 830) lèvent le gant en dépassant la barre des 250 Mo/s.
C’est une contre-performance classique pour du SandForce, lissant de fait les résultats dans les scénarios d’usage. Les 517 Mo/s de crête sont bien loin, et quelques produits sur le marché savent se montrer plus homogènes, surtout lorsque l’on lève le lièvre des performances en écriture, restant bonnes mais pas remarquables.
Le bilan est donc mitigé sur les données incompressibles, comme il fallait s’y attendre avec un SF-2281.

Les temps d’accès sont un peu plus élevés que la moyenne des SSD disposant de MLC de dernière génération (25 ou 20 nm), mais restent bien inférieurs aux meilleurs standards d’un disque mécanique. Tout va bien donc.

Wildfire, le ventre plein

La ténacité des SSD à l’usage est un élément clef lorsqu’on investit dans ce type de disques, à fortiori dès qu’une utilisation en tant que disque de remplacement dans un laptop entre en ligne de compte.
En termes de temps d’accès purs, nous nous retrouvons avec des résultats somme toute moyens, mais absolument pas pénalisants dans cet ordre de performances pour le SSD face à un disque mécanique.

 

Le disque ne semble pas en souffrance une fois bien garni. Et cela se confirme par le reste des relevés !

On découvre ainsi une véritable force du Wildfire 120G, apte à garder ses vertus dans le temps, même rempli comme un œuf. Les variations sont minimes, on peut même dire qu’elles sont insignifiantes à l’échelle des tests synthétiques.
En matière applicative, les scénarios d’usage montrent que le contrôleur peut avoir un peu plus de fil à retordre dans certains scénarios (Program) alors que sur des données plus monolithiques, le bénéfice des données compressibles se montre sous son vrai visage (scénario ISO).

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{menu Conclusion}

Conclusion

n8cf50r6epkew0lexyhv.jpgC’est un disque plutôt bien pensé, et mérite d’être le berceau d’un système d’exploitation afin d’offrir une réactivité à long terme.
Après une approche un peu piquante relative au passif du Sandforce nouveau, le Wildfire révèle son aptitude à être un compétiteur de choix en offrant un mélange se révélant assez judicieux, et surtout efficace à l’usage lorsque l’on sort la tête des benchmarks.

5uxqdxjvcjbsyyrfuynt.jpgToutefois, quelque chose persiste à chatouiller : est-il pertinent à 230€ de choisir ce SSD face aux offres maintenant pléthoriques de disques de même taille placés dans une tranche oscillant entre 180 et 200€ à garantie, taille, voire contrôleur équivalent…mais ses performances le placent clairement plus en phase avec la gamme MAX IOPS de OCZ (lui aussi équipé de MLC Toshiba 32nm comme de par hasard), ou des m4 de Crucial (je vous entends marmonner « les bugs en moins ? ») beaucoup plus proches en terme de tarifs avec le Wildfire. Sous cet angle, c’est un très bon candidat.



arrow Performances en lecture séquentielle
arrow Maintien des performances dans le temps et au remplissage
arrow Support réactif du constructeur



Disque peu homogène, écritures en retrait
Offre logicielle « chiche »
Prix élevé

Test SSD Samsung 830 128 Go

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Introduction

59hardware

Samsung est presque un nouvel arrivant sur le marché émergent du retail grand public pour les supports SSD. Il ne faut pas pour autant croire que l’on est face à un constructeur débutant dans le domaine. Le constructeur coréen est en effet un des OEM les plus actifs derrière bon nombre de produits que vous connaissez bien, et le fournisseur de designs revendus par d’autres grandes marques comme Apple, Corsair ou OCZ. Sa première série (470) commercialisée discrètement sur nos terres, est disponible à des tarifs raisonnables actuellement montrait déjà de bonnes performances fin 2010.

Samsung a pour atout majeur de pouvoir fournir une solution SSD en couvrant l’intégralité de la chaîne de production du produit, là où des grands noms du secteur doivent panacher leurs approvisionnements entre NAND, contrôleur et RAM. Grand fournisseur de tous formats de mémoires (que ce soit de la DRAM ou de la NAND) et de SoC ARM dont ils maîtrisent le design et la production de bout en bout, l’opportunité d’occuper un segment encore plus complémentaire que voué à remplacer les disques mécaniques constitue une nécessité avant que les ténors historiques ne se décident à sortir de leur torpeur, et accessoirement du chaos thaïlandais.

Même si tout indique que Samsung puisse partir d’une base saine et maîtrisée, qu’en est-il des performances dans des conditions d’usage réelles ? C’est ce que nous allons tenter de découvrir au travers de cet exemplaire de 128Go, format type pour un disque destiné SSD dédié au système d’exploitation, et souvent parent pauvre des performances face aux représentants de tailles supérieures, à plus haute densité.
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{menu Présentation}

Présentation
 
Aussi exceptionnelles que puissent être les performances des SSD sur le papier, cette technologie dispose de quelques contraintes l’empêchant de pouvoir remplacer un disque mécanique traditionnel (déjà pour des raisons de coût, mais aussi de développement des procédés de production des NAND MLC), y compris pour des raisons de fiabilité. Si le SSD est doté d’un gros atout pour la mobilité, sa pérennité dans le temps reste toujours une épée de Damoclès tant la technologie reste jeune et puisse paraître parfois hésitante si l’on se réfère aux nombreux épisodes plus ou moins dramatiques entourant les valses de firmwares connues par quasiment tous les constructeurs présents sur le marché à ce jour. 
 


La maîtrise complète du produit peut être un atout pour Samsung lorsque des marques font de l’assemblage disparate de MLC aux spécifications différentes sur une même gamme. Leurs produits destinés aux solutions de classe « entreprise » ont une réputation les mettant en concurrence avec les produits équipés de NAND Intel/Micron (aka IM Flash Technologies), Hynix ou Toshiba, en offrant une bonne tenue des cycles d’écriture. Ce SSD 830 est en effet l’alter égo du PM830, une version destinée aux marché pro et OEM se différenciant par la présence d’un chiffrement AES-256 de la NAND, absente de la version grand public. 
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La fiche technique du SSD 830 128 Go  varie essentiellement face à ses cousins de 256 et 512 Go de par l’utilisation d’uniquement 2 modules de 64 Go, réduisant de fait la capacité du contrôleur tri-core à paralléliser les accès en écriture sur la NAND. Ainsi, les performances attendues en écriture sont inférieures dans ce format (320 MB/s contre 400 MB/s pour les modèles de 256 et 512 Go), mais ne sont pas censées varier en lecture, ni parvenir aux 520 MB/s théoriques.
Si ces débits affichés sont plus qu’honorables, il reste latent que l’intérêt de ces derniers doit être mis en perspective dans le cadre de deux types d’utilisation à cette échelle de prix et de taille : en tant que disque système d’upgrade pour une machine récente (12 à 24 mois), ou de disque système abordable pour un système neuf disposant d’une interface SATA III.
 
En effet, les performances de pointe d’un SSD ne doivent pas éclipser que la technologie disponible ne permet pas à ces derniers de réagir avec autant de souplesse en fonction de leur gestion par l’OS et le trio interface / driver / contrôleur. Les débits de crêtes permis par le SATA III et la promesse des 6 Gb/s ne représentent que des cas de figures théoriques, dans des conditions d’usage optimales. La force de l’utilisation peut contrarier notablement l’idylle.

qlemk8nefouun8j67p6a.jpgarrow Samsung SSD 830 Series
arrow Taille : 128 Go
arrow Taille détectée : 119,24 Go
arrow Part Number : MZ7PC128HAFU-0Z000
arrow Modèle : MZ-7PC128
arrow Contrôleur : SoC Samsung custom ARM9 3 cœurs « MCX » (S4LJ204x01-Y040)
arrow Garantie 3 ans

Prix moyen constaté : 180.00 euros garantie 3 ans

Le test n’a pas été effectué sur un produit fourni dans son bundle « retail », et ne préjuge en rien des caractéristiques de ce dernier. Le firmware de test est le CXM01B1Q.

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{menu Installation SSD Magician 3.0 et l’over-provisioning}

Installation, SSD Magician 3.0 et l’over-provisioning…

L’espace disponible sur le disque trouve une explication quelque peu fâcheuse à l’installation de l’utilitaire compagnon de Samsung, SSD Magician. Si les quelques onglets présents, comme celui d’optimisation ou de mise à jour du firmware sont de bon aloi, il est quelque peu regrettable de constater que l’over-provisioning est de la compétence et du ressort de l’utilisateur qui installera le disque. Le constructeur fait ouvertement confiance à l’utilisateur final, et exclut d’office aussi une frange de ceux ne disposant pas d’un OS Microsoft sous la main pour préparer leur SSD flambant neuf. De fait, les tests ont été faits sans préparation, tel que fourni nu et installé par un utilisateur lambda voulant mettre à niveau son portable ou sa station avec un tel disque, et n’ayant pas passé quelques minutes sur internet pour juger de l’opportunité de cette procédure.

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Il est à noter, à la décharge de Samsung, que l’over-provisioning est possible sur des partitions actives à condition de disposer de l’espace suffisant pour y procéder.

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L’onglet dédié au clonage renvoie au téléchargement de l’utilitaire Norton Ghost, dont la réputation n’est plus à faire tant il est un compagnon courant et fiable, à la fois dans l’industrie et sur le marché grand public.

Un disque pour quels usages ?
Disponible à la fois en bundle pour les ordinateurs portables et les machines desktop (avec la visserie et l’adaptateur pour la fixation dans la tour adaptée à la situation), la série 830 ne jouit pas encore d’une réputation énorme, mais d’un positionnement prix hors pair qui pourrait séduire bien du monde, y compris les utilisateurs de machines recherchant un coup de fouet à prix contenu, ou possesseurs d’ultra-portables ou de netbooks attirés par les bienfaits du silence et de la frugalité d’un SSD.
 
Or, ces cas de figures ne comprennent pas un usage homogène du disque. Autant l’acheteur à la recherche d’un upgrade d’une machine clonera simplement la partition, ou réinstallera son OS (en prenant soin de bien mettre à jours ses drivers AHCI pour l’occasion …) et pourra dispatcher ses documents et fichiers temporaires sur son ou ses disques mécaniques, autant l’utilisateur d’une portable devra se contenter du seul et unique disque présent et possible. De fait, il est intéressant d’alimenter le test et d’évaluer les performances de ce SSD à partir d’un scénario d’usage type : OS + fichiers de tous formats, ISOs de toutes tailles 700 / 4Go / 8Go et swap désactivé pendant 30 jours à un taux de remplissage de 80% du disque.

SATA II vs SATA III – Ou comment juger de l’utilité et des bénéfices d’un SSD en upgrade
La question de la norme SATA III est une arlésienne qui tient en haleine depuis 2009 avec l’apparition des premiers disques mécaniques supportant la norme. Mais entre la valse des chipsets, pas réellement tous égaux dans leur efficacité dans la gestion des commandes, comme de la bande passante offerte aux périphériques de stockage, les résultats obtenus sont aussi inégaux qu’aléatoires pour l’utilisateur ne prenant pas soin de connecter son SSD sur le meilleur chipset disponible sur sa carte mère. L’accumulation chez beaucoup de constructeurs de carte mères de chipsets dédiés à la prolifération de ports SATA ou spécifiques au support d’une norme supérieure à celle supportée par le Southbridge du chipset est génératrice de confusions et de potentielles déceptions.
 
atr34rfnv2g94kbn73pt.jpgLa solution de l’ajout d’une carte PCI-E dédiées disposant d’un chipset supportant le SATA III n’est pas toujours une solution idéale dans beaucoup de cas non plus : la bande passante nécessaire contraint à ce que ces cartes soient placées sur des slots PCI-E 2.0 pour ne pas se retrouver avec des performances inférieures à ce qu’offre un vieux ICH9R. Cette option est bien évidemment totalement absurde pour un possesseur de portable, qui se posera légitimement la question de l’intérêt d’investir dans un disque supportant le SATA III plus onéreux qu’un SSD de génération précédente basé sur du Sandforce 1200 ou de l’Indilinx Barefoot pour ne citer qu’eux.
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{menu Protocole de test}

Protocole de test

Le disque a été utilisé pleinement et quotidiennement comme disque système pendant 30 jours, avec un taux de remplissage supérieur à 80%. Les données de comparaison se basent sur des tests initiaux produits après clonage d’une installation type de Windows 7 64 bits assortie des derniers drivers AHCI disponibles. Les données mixtes de « remplissage » sont constituées de photos, vidéos, images ISO, données de jeux, et 15 000 fichiers de 1Ko, et reposent sur la même partition (NTFS, clusters de 4Ko, 512 bits par secteur) que le système d’exploitation.

Il ressort que les tests basés sur des suites applicatives, ou des lancements de jeux (y compris ceux tirant  bénéfice du streaming comme Rage et Crysis 2 en moindre mesure) lissent nettement les résultats, et restent peu pertinents. Les variations remarquables sont de l’ordre de l’infinitésimal entre les deux interfaces.
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{menu Résultats des tests}

Résultats des tests

Le test se divisera entre les performances affichées sur des interfaces SATA II et III natives sur les cartes mères suivantes : Gigabyte EP35-DS3R et Gigabyte Z68P-DS3, toutes deux supportant les commandes TRIM et NCQ.
Nous démarrons avec CystalMark 3.0.1 (x64), dont les résultats ont été collectés en 9 passes sur des échantillons de 4000, 500 et 50 MB. Les résultats suivant sont les moyennes des relevés sur chaque contrôleur.

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On peut remarquer tout d’abord que les performances en SATA II sont excellentes, et s’approchent du point de saturation théorique de l’interface, sans toutefois les atteindre. Le gain en SATA III est notable avec un gain de près de 83% en lecture séquentielle, approchant dangereusement les 500 Mo/sec. Du tout bon pour un disque de cette taille. Ce coup de fouet en écriture se trouve plus ou moins lissé dans les cas de lecture aléatoire, réduisant considérablement les écarts entre les deux interfaces.
 
En écriture, les gains du SATA III sont plus modestes, mais cohérents. D’autant plus que le taux en écriture est plutôt bon pour un SSD « castré » en termes de densité des modules mémoire. Comme sur tous les SSD, les écritures aléatoires sur des petits fichiers sont le maillon faible. Toutefois, la chute est proportionnelle entre les deux interfaces, et remet à l’échelle les pointes observées en lecture. En écriture aléatoire 4KB, le Samsung fait mieux que beaucoup de rivaux de même taille, comme le SSD 510 120 Go, mais en dessous de ce qu’affichent des OCZ Vertex 3.

Afin d’affiner les résultats par interface, combinant temps d’accès et taux de transfert, l’indice en IOPS peut être révélateur.
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Avec un gain moyen de 23 % en SATA III, le SSD 830 montre ses dents en lecture aléatoire 4KB, avec un bonus impressionnant de 66,40 %. Ce cas de figure fait remonter la moyenne, là où le gain est plutôt inférieur à 10 %.

Nous passons ensuite à AS-SSD, dont l’intérêt premier est pouvoir afficher des résultats basés sur des données non compressibles par le contrôleur d’un SSD, et afficher des scores synthétiques plus « réalistes ». Les résultats relevés sont la moyenne du test lancé à 3 reprises après redémarrage de la machine.

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Commençons par noter que les tests censés simuler le lancement de transferts « type », marquent un écroulement des performances sur l’interface SATA II, avec des écarts échelonnés entre 68,5% (profil Game), 79,61% (profil ISO) et 89,5% (Program) ! Le relevé de ces indices ne saurait être révélateur des performances intrinsèques, puisque si les débits en lecture séquentielle révèlent des gains brutaux de 91% en séquentielle, et près de 60% en aléatoire, l’efficacité en écriture nivèle complètement ces bénéfices nets.
Les résultats restent toutefois cohérents avec ceux affichés précédemment, et renvoient à un écart-type du gain de 40% en faveur du SSD 830 sur une interface autorisant 6Gbps.
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{menu Test d’usure sur 30 jours d’usage}

Test d’usure sur 30 jours d’usage.

Le 830 à l’épreuve du quotidien.

Afin de niveler les tests synthétiques dans un cas d’usage « courant » d’un SSD, le disque a été utilisé en conditions réelles durant un mois, avec 107 Go occupés sur le disque, comprenant à la fois des logiciels, des données de petites tailles et disparates, des archives, ainsi que des conteneurs de médias. Aucune opération de maintenance ou d’optimisation du disque n’a été employée, laissant le contrôleur libre d’agir avec l’OS.

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On constate une chute notable, mais pas réellement vertigineuse des performances du Samsung, qui semble montrer une certaine capacité à maintenir les accès en écriture à un niveau plus que décent.
La perte moyenne de 7,5% sur la base de chaque indice ne doit pas totalement effacer les pertes notables en écriture aléatoire 4K 64 Threads et sur l’indice des programmes (respectivement -23,82% et -32,55%) et plus globalement la baisse d’un peu plus de 13% en écriture. Il reste que le maintien des taux de lecture à des seuils toujours très confortables lisse à l’usage les pertes relevées. Mais quid des temps d’accès ?
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L’impact de l’usage est ici plus palpable, avec une perte à la fois en écriture et en lecture, mais avec une variation cette fois plus notable en lecture, où s’applique une pénalité de 65% sur le temps d’accès. Toutefois, là encore, le pire des scénarios n’entachera pas de manière notable les sensations de l’utilisateur.
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{menu Conclusion}

Conclusion

Cette entrée de gamme de Samsung a énormément pour plaire, il faut l’avouer. Autant sur le plan des performances, l’efficacité de son contrôleur, que de son positionnement tarifaire, le constructeur coréen offre un produit homogène, et semblant apte à couvrir tous les usages sans avoir à trop se soucier de la survie des bénéfices d’un SSD dans des usages quotidiens. 

Les sentiments d’homogénéité et de fiabilité qui émanent, confortés par l’absence de mise à jour à profusion, ou de BSOD en plusieurs semaines d’utilisation (et là, les regards se tournent vers d’autres ténors du secteur dont certains produits peuvent avoir une tendance plantogène au bout plusieurs mises à jour…) doit être félicité. Le souci de donner une certaine qualité de finition à l’ensemble, du package du disque jusqu’au firmware, fait de cette série 830 un choix raisonnable pour qui veut profiter d’un SSD bon à tout faire, voire excellent, en toute quiétude.


Remerciements : Samsung et tout particulièrement à Mélanie pour le sample et aussi pour sa patience ...

Intel SRT, le bon compromis entre SSD et disque magnétique ?

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{menu Introduction}
Introduction :

59hardware
Dernièrement, nous vous avons proposé le test de la Gigabyte Z68X-UD4-B3, carte mère équipée du nouveau chipset Z68 Express d’Intel.  Aujourd’hui, 59Hardware a concocté pour vous un dossier complémentaire, portant sur l’une des deux « grandes » nouveautés qu’apporte le Z68, j’ai nommé: le SRT (Smart Reponse Technology).
 
À travers cet article, nous tacherons de vous éclairer sur les différentes fonctionnalités de cette technologie, ses spécifications, mais aussi ses performances ainsi que son efficacité. Vous vous posiez des questions sur l’Intel SRT ? Ne cherchez plus ! Vos réponses se trouvent dans ce dossier, suivez le guide…

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{menu Protocole de test}

Protocole de test :

Nous allons mettre à l’épreuve la technologie SRT d’Intel à travers un panel de tests. Ils nous permettront chacun à leur manière de mesurer les performances de cette technologie dans différentes conditions. Nous utiliserons pour ce faire les logiciels suivants :
fleche HD Tune Pro 4.61 ce chargera de mesurer les performances en lecture ainsi que les temps d’accès et les débits de l'interface disque.
fleche PC Mark 7 ce chargera, lui, de mesurer les performances globales du système de stockage ainsi que celles de la machine.
fleche Windows 7 Ultimate 64bits sera notre système d'exploitation.

Ces tests seront effectués avec trois paramétrages différents :
fleche Disque dur WD Caviar Black 1To seul (AHCI).
fleche SSD 64Gb Kingston seul, TRIM activé (AHCI).
fleche SSD 40Gb Corsair seul, TRIM activé (AHCI).
fleche Disque dur WD Caviar Black 1To + SSD 64Gb Kingston en Mode amélioré (RAID XHD).
fleche Disque dur WD Caviar Black 1To + SSD 64Gb Kingston en Mode optimisé (RAID XHD).
fleche Disque dur WD Caviar Black 1To + SSD 40Gb Corsair en Mode amélioré (RAID XHD).
fleche Disque dur WD Caviar Black 1To + SSD 40Gb Corsair en Mode optimisé (RAID XHD).

Notre plateforme de test sera quant à elle composée des éléments suivants :
fleche Table de bench Cooler Master Lab v1.0
fleche Alimentation Cooler Master Silent Pro Gold 1000w
fleche Carte mère Gigabyte Z68X-UD4-B3
fleche Processeur Intel Core i7 2600K ES
fleche Mémoire DDR3 Corsair Dominator GT 2x2 Gb 2000 Cas 8-9-8-24
fleche Carte graphique ASUS nVidia GeForce GTX580 DirectCU II
fleche Disque dur Western Digital Caviar Black 1To 7200 Trs/min SATA3
fleche SSD Kingston SSDNow V100+ 64Gb SATA2
fleche SSD Corsair Force Series 40Gb SATA2
fleche Ecran iiyama B2409HDS

Les différents benchmarks ont tous été effectués à une fréquence de 4000 Mhz pour le processeur, Hyper Threading activé. Pour la mémoire, la fréquence est fixée à 1600 Mhz Cas 8-9-8-24-1T. Ces réglages sont pour nous le meilleur compromis permettant d'émuler l'ensemble des utilisateurs moyens actuels.
Chaque benchmark est exécuté trois fois. Entre chaque run nous procédons à un nettoyage, défragmentation (sauf s'il s'agit d'un SSD) puis redémarrage du système. Pour chaque bench, c'est la moyenne des trois runs qui est retenue.
Avant chaque article, nous effectuons un "Secure Erase" sur le disque puis restaurons une image "neuve" de notre système d'exploitation. Dans la mesure du possible nous essayons de garder les mêmes pilotes entre les tests. Autrement ce sont les derniers disponibles qui sont installés et les écarts dus à ceux-ci sont bien sûr pris en compte. Bien entendu, nous réglons notre système de façon à obtenir les résultats les plus cohérents possible.  

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{menu Intel Smart Reponse Technology : Présentation}

Intel Smart Reponse Technology : Présentation

Avec l’Intel Smart Reponse technogy, le géant américain s’adresse aux amateurs de performances voulant à la fois bénéficier de fortes capacités de stockage, mais aussi de performances communes aux SSD. En effet, encore aujourd’hui, un SSD dépassant les 256Gb reste extrêmement onéreux. Ainsi, il vous faudrait débourser plus de 1200€ pour un SSD de 500Go, contre moins de 40€ pour un disque dur classique en 7200 t/min. Certes, un SSD de cette taille vous offrirait des débits que ne peuvent pas atteindre les SSD de taille moindre.

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Mais cela reste tout de même un investissement que très peu de particuliers sont en mesure de faire ou même de consentir à faire. C’est ici que l’Intel Smart Reponse Technology intervient. Le principe est simple : combiner les capacités de stockage de n'importe quel disque dur classique avec les performances de n'importe quel SSD (de 20Go à 64Go) par le biais d’un RAID. Avec cette technologie, Intel ce propose donc ici d’allier le meilleur des deux mondes, un peu à l’image de ce que propose Seagate avec son Momentus XT. L’un des avantages de cette technologie, outre les performances accrues du disque dur, c’est bel et bien de pouvoir profiter de ces performances non pas sur un mais sur plusieurs disques. En effet, comme nous vous le disions cette technologie étant basée sur un RAID (type 0 lors de nos tests disque dur + SSD), il est possible de profiter des performances du SSD sur l’ensemble des disques dur connectés à une grappe RAID. Mais comment tout cela fonctionne-il en réalité ?  Deux mots : SSD Caching.
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Vous l’aurez donc compris, cette technologie repose sur la mise en cache sur un SSD des fichiers les plus récemment utilisés. Il est alors possible de profiter des temps d’accès du SSD tout en installant système d’exploitation, programmes, jeux, applications et autres données spatiophages qui ne tiendraient pas sur un SSD, sur le disque dur ou la grappe RAID. Cela permettant donc au final d’améliorer la lecture et l'écriture des fichiers les plus sollicités. En revanche à ce jour, Intel réserve cette technologie au sempiternel couple « WINTEL » (Windows/Intel). L’Intel SRT étant dépendante de la suite logicielle Intel Rapid Storage Technology, et celle-ci n’étant disponible que pour Windows Vista, Seven ou Server 2008, les aficionados MAC et Linux ne sont pour l’instant pas concernés. {mospagebreak}
{menu Installation et mode d'emploi}

Installation et mode d’emploi :

Pour être à même de pouvoir utiliser la technologie Intel SRT, il vous sera au préalable néccéssaire de configurer votre BIOS et votre système d'éxploitation comme il se doit. Dans cette section, nous vous détaillerons donc les différentes étapes de l'installation et de la configuration du SRT.

Etape 1 - Configuration du BIOS :

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Tout d'abord il vous faut configurer votre BIOS. Pour ce faire, après être entré dans le BIOS de votre carte mère (ici la Gigabyte Z68X-UD4-B3), puis sélectionnez le sous menu INTEGRATED PERIPHERALS et appuyez sur la touche Entrée.

Une fois à l'intérieur du sous-menu INTEGRATED PERIPHERIALS, déplacez vous à l'aide des flèches haut et bas du clavier, puis séléctionnez la deuxième ligne intitulée PCH SATA Control Mode. Ensuite, changez la valeur à l'aide des flèches droite et gauche du clavier, jusqu'au mode RAID (XHD).

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Une fois le mode RAID (XHD) sélectionné, appuyez sur la touche F10 du clavier pour quitter le BIOS en sauvegardant vos modifications. Puis, pour valider votre choix, appuyez sur la touche Y du clavier.

Etape 2 - Installation de la suite Intel RST (Rapid Storage Technology) :

5.jpg 5.jpg

Une fois la suite Intel RST 10.5 ou plus téléchargée, lancez l'éxécutable. Une première fenêtre s'ouvre, cochez ou non la case concernant l'installation du centre de controle Intel puis cliquez sur Suivant pour continuer.

Un rapide avertissement apparait ensuite, cliquez sur Suivant pour continuer.

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Viens ensuite la fenêtre du classique contrat de licence, n'oubliez pas de le lire en entier "bien sûr", puis cliquez sur Oui ou Non ;).

La fenêtre suivante concerne les informations d'installation contenues dans le fichier "lisez-moi" accompagnant l'installation. Lisez-le ou non, puis cliquez sur Suivant.

9.jpg 9.jpg

Le processus d'installation commence enfin. Une fois la touche Suivant disponible, cliquez dessus pour continuer.

Enfin, cliquez sur Terminer pour redémarrer le système et appliquer les changements.

Etape 3 - Présentation de la suite Intel RST :

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Une fois l'installation termin ée et le système redémarré, vous devriez voir apparaitre un icône représentant un disque dur avec une croix verte sur la barre de tâches. La présence de cet icône vous indique que votre système fonctionne correctement.

Ensuite, à l'aide du bonton droit de la souris, cliquez sur cet icône. Un menu contextuel s'ouvre avec options possibles, cliquez sur Ouvrir l'application.

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Vous entrez à présent dans la suite logicielle Intel RST, le premier menu s'offrant à vous nommé "Etat" concerne justement... L'état du système de stockage !

Le deuxième menu, "Gérer", affiche tout un tas d'informations utiles (ou non) concernant les supports de stockage présents. On y retrouve l'état du disque, la taille de celui-ci, son numéro de série, le modèle, la vitesse du port SATA ou encore le microprogramme (firmware) utilisé.

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Le menu suivant concerne vos préférences et se divise en deux sous menus. La première, intitulée "Système", concerne les préférences de ce dernier, tel la présence ou non de l'icône sur la barre de tâches, ou encore les notifications que vous souhaiterez voir afficher ou non.

Le deuxième sous menu concerne vos préférences de notifications par courrier électronique. En effet, la suite Intel RST propose une fonction qui pourra être utile à certains, à savoir de pouvoir recevoir les différentes notifications systèmes par courriel. Cela peut en effet être utile dans le cas par exemple d'une utilisation serveur. Permettant ainsi de monitorer son système de stockage à distance et d'être averti en cas de problème.

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Le dernier menu est celui de l'aide. Lorsque l'on clique dessus, il ouvre une nouvelle fen être, se divisant en une pléthore de sous menus regroupant l'ensemble des informations nécéssaires à l'utilisateur néophyte (ou pas), voir même plus...

Etape 4 - Configuration et activation de l'Intel SRT (Smart Reponse Technology) :

Passons maintenant à la configuration à proprement dite de l'Intel Smart Reponse Technology. Une fois le SSD connecté au système, vous verez apparaître l'option "Accélérer" sur la page d'accueil de la suite Intel RST.

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Pour activer l'acc élération, cliquez ensuite sur le sous-menu Accélérer, apparu suite à la connection du SSD au système. Puis, cliquez sur "Activer l'accélération".

Un invité apparait alors, il vous permet de sélectionner le SSD allant servir de cache, la taille du cache (18,6Go ou la taille maximale disponible), ainsi que le mode d'accélération. Deux modes sont disponibles : Mode Amélioré ou Mode Optimisé. Dans le premier mode, les données seront écrites en même temps sur le disque dur et le SSD. Dans le deuxième mode, les données seront écrites sur le SSD, et le disque dur sera mis à jour avec un temps de décallage. Chaque mode à ses avantages et ces inconvénients, ainsi, en mode amélioré, les performances seront limitées par celles du disque dur. Dans le cas du mode amélioré, les performances sont accrues mais alors en cas de panne de courant par exemple, les données en cache seront probablement perdues.

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Voila la fen être que vous devriez obtenir une fois l'Intel SRT correctement configuré et activé. Ici, nous avons choisi le mode optimisé.

Bonus - Désactivation de l'Intel SRT :

Dans le cas ou vous auriez besoin pour une raison ou pour une autre de désactiver l'accélération du ou des disques, il vous suffit de cliquez sur "Désactiver l'accélération". Un menu s'ouvre ensuite, vous invitant à confirmer ou infirmer votre choix.

 

Une fois l'accélaration des disques désactivée il vous est toujours possible de la ré-activer d'un simple clique de la souris.


 

Toutefois, pour pouvoir recommencer à utiliser votre SSD en tant que tel, il vous faudra au préalable effacer le cache encore présent sur le disque. Pour ce faire, cliquez sur le sous menu prévu à cet effet intitulé "Rédéfinir sur disponible". Un autre sous menu s'ouvre ensuite, vous invitant à confirmer ou infirmer votre choix.

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{menu Tests performances : HD Tune Pro 4.61}

Tests performances: HD Tune Pro 4.61

45ztr4vq3ypygpazig1a.pngRappel des fréquences de bench :
arrow Processeur à 4000 Mhz
arrow Base clock à 100 Mhz
arrow Mémoire à 1600 Mhz
arrowTimings mémoire primaires 8-9-8-24-1T (Timings secondaires et tertiaires fixés manuellement aux valeurs SPD)
arrow Carte graphique à stock, soit 772 Mhz/1002 Mhz


HD Tune Pro 4.61 - Mode AHCI :
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Nous allons tout d'abord commencer par tester tous nos périphériques de stockage seuls, avec le controleur SATA de notre carte mère en mode AHCI. Cela nous permettra ainsi d'avoir un point de comparaison pour les tests avec l'Intel SRT activé.
Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, notre SSD Corsair F40 muni de son controleur SandForce, domine son homologue Kingston V100+ muni lui d'un controlleur T6UG1XBG de chez Toshiba. En effet, les débits moyens en lecture du SSD Corsair sont 5,41% plus rapide que ceux du Kingston, et ce n'est pas tout puisqu'il en va de même pour les débits maximum, s'octroyant quant à eux un large avantage de 13,52% ! Cependant, le SSD Kingston V100+ bénéficie d"une moyenne de temps d'accès légèrement supérieure, et de débits minimum plus élevés, avec plus de 30Mb/s de mieux.
 

Il en va de même pour les débits du cache, representatif des débits de l'interface disque. L'excellent disque dur WD Caviar Black ce retrouve évidemment bon dernier de notre petit classement. Il s'offre tout de même la performance d'outrepasser ses concurents, uniquement en ce qui concerne les débits du cache, celui-ci disposant d'une interface SATA3 contrairement à nos SSD ici testés, limités par l'interface SATA2.

HD Tune Pro 4.61 - Intel SRT Mode amélioré :

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Rentrons à présent dans le vif du sujet. Pour rappel, en mode amélioré l'écriture et la lecture des données se font à la fois sur le disque dur et sur le SSD simultanément, un peu comme dans le cas d'un RAID 1. Cela a pour avantage la sécurité des données, avec en contrepartie une possible baisse des performances (en comparaison du mode optimisé), celles-ci étant dépendantes de celles du disque dur dans ce mode.
Une fois l’Intel SRT activé, la première chose que l’on peut constater c’est que tous les débits et autres temps d’accès disques sont grandement améliorés. En effet, alors que notre disque dur WD Caviar Black 1To était incapable de descendre sous la barre des 12,50 ms, la mise en cache permet d’atteindre des temps d’accès très proche de ce qu’on obtient avec un SSD seul. Vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessus, quelque soit le SSD utilisé, les temps d’accès atteignent la moyenne très convenable de 0,18 ms, soit 12,32 ms de moins que notre disque dur seul ! Ou dit autrement, 0,4 à 0,6 ms de plus que nos SSD Corsair F40 et Kingston V100+, plafonnant quant à eux respectivement à 0.14 et 0.12 ms.

En ce qui concerne les débits minimum en lecture, comparés au WD Caviar Black seul, ils enregistrent une augmentation de 54% lorsqu'on associe le disque dur au SSD Kingston et même 63,4% lorsqu'il est associé au SSD Corsair. Il en va de même pour les débits moyens en lecture, qui passent de 95.56 Mo/s pour notre disque dur classique, à 160,43 Mo/s dans le cas du SRT à base de SSD Kingston.
Lorsque c’est le SSD Corsair qui est cette fois utilisé comme cache, on obtient encore une fois des débits supérieurs. En effet dans ce cas, HDTune Pro enregistre des débits en lecture moyens de l’ordre de 168,50 Mo/s soit 43,3% de mieux que notre disque dur WD Caviar Black seul. Un apport qui, vous en conviendrez, est tout de même non négligeable !

Pour ce qui est des débits du cache, notre WD Caviar Black 1To étant doté d’une interface SATA3 contrairement à ses concurrents, il conserve naturellement la tête de ce classement sur cet unique point. Il aurait été cependant intéressant de voir comment se comporterait la technologie Intel SRT dans le cas d’une association de périphériques de stockage uniquement en SATA3, ce qui ne nous à malheureusement pas été possible à réaliser. Vous l’aurez donc compris, l'utilisation du SRT à base de disque dur WD Caviar Black associé au Corsair F40, s’en sort un peu mieux que son homologue associé au Kingston V100+. Il est d’ailleurs étonnant de voir qu’après activation du Intel SRT, même dans les tests ou le SSD Kingston V100+ avait été capable de surpasser le SSD Corsair Force Series, à savoir les temps d’accès, les débits en lecture minimum, ainsi que les débits du cache; il n’en est maintenant plus rien.

HD Tune Pro 4.61 - Intel SRT Mode optimisé :

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Cette fois, on utilise le mode optimisé. Pour rappel, dans ce mode les données sont tout d’abord écrites sur le SSD, puis sont ensuite recopiées sur le disque dur. Cela permet de profiter des performances maximale de l’Intel SRT, mais au détriment d’une certaine sécurité. En effet, dans ce cas, si une coupure d’électricité ou une panne matérielle venait à survenir, les données en cache seraient probablement perdues.

Comme vous pouvez le voir sur notre graphique, en mode optimisé, HDTune Pro enregistre très peu de changements par rapport au mode amélioré. Les temps d’accès ne changent pas, et les débits du cache n’évoluent pour ainsi dire pas non plus, malgré une très légère tension à la baisse. Seuls les débits maximum évoluent notablement à la hausse. Avec le SSD Kingston V100+ à la mise en cache, on obtient un débit de 216.30 Mo/s en lecture maximum. Lorsqu’on utilise cette fois le SSD Corsair F40 en cache, le débit grimpe jusqu’à 238.73 Mo/s battant au passage le SSD Kingston V100+ seul, plafonnant lui à 233 Mo/s ! Respectivement, c'est 6,1% et 8.9% de mieux qu'en mode amélioré. Toutefois, s’agissant du débit maximum en lecture et non du débit moyen, cela n’est que peu représentatif des performances globales. En effet, ce débit représente quelques « pointes » maximales, et non un débit « constant » que l’on peut obtenir par exemple à l’issue du test de débit lecture moyen. En revanche, il est à noter que les débits du mode optimisé à base de Kingston V100+, n'atteignent toujours pas ceux du mode amélioré à base de Corsair F40, et ce quelque soit le test.

Il est à noter que nous avons été obligés de changer notre méthodologie de test habituelle pour HDTune. En effet, il nous a été nécessaire de lancer le benchmark une demi douzaine de fois avant de reprendre notre protocole de tests classique (détaillé en page 2) et enfin pouvoir constater le bénéfice des améliorations apportées par le SRT. Sans cela, les résultats obtenus ne reflétaient pas les performances réelles du système. La technologie Intel SRT reposant sur la mise en cache des fichiers les plus utilisés, il vous faudra naturellement solliciter ces dits fichiers avant de pouvoir profiter pleinement des performances accrues par l’Intel SRT.

Par ailleurs, après discution avec Intel France sur les spécificités de l'Intel SRT, nous avons décidé de retirer Crystal Disk Mark de notre protocole de test pour cet article. En effet, seul HDTune fut à même de nous fournir des mesures cohérentes, et ce, de manière continue. Crystal Disk Mark mesurait tantôt les débits du disque dur, tantôt ceux du SSD, ou délivrait tout simplement des résultats complètement incohérents une fois sur deux. Il faudra donc attendre que ces benchmarks soient mis à jour, et intègrent le support de cette nouvelle technologie. Enfin, nous n'avons pas été en mesure d'effectuer de test d'écriture cette fois-ci. HDTune Pro requérant l'effacement du support de stockage pour un test d'écriture, et donc dans le cas du SRT, l'effacement du disque dur plus celui du SSD. Il ne nous aura malheureusement pas été possible de réaliser ce test pour des raisons pratiques, mais aussi par manque de périphériques de stockage supplémentaires.  

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{menu Tests performances : PC Mark 7}

Tests performances : PC Mark 7

m3w4twpx5ltxywbpfzgq.jpgNous avons ensuite utilisé PC Mark pour mesurer les performances globales de notre système de stockage. Dernière mouture du célèbre benchmark édité par Futurmark, la version 7 supporte pleinement l'Intel Smart Reponse Technology. Notre graphique PCMark7 ci-dessus contient deux éléments de données, le premier, "l'indice PCMark7", ou le score global si vous préférez, regroupe les tests suivants :
arrow Encodage vidéo, downscalling (réduction de la résolution d'image).
arrow Encodage vidéo haute qualitée.
arrow Manipulation d'images.

Ensuite le sous-ensemble "System Storage Score" qui regroupe une multitude de tests concernant le stockage, pré-dominants au score global, dont la liste est longue :
arrow Scan Windows Defender.
arrow Importation d'images (434Mo) depuis une clef USB vers Windows Live Photo Gallery.
arrow Edition d'une vidéo 1080p à l'aide de Windows Live Movie Maker.
arrow Enregistrement (en double) et lecture d'une source DVB-T simultanément via Windows Media Center.
arrow Importation de fichiers audio (68Go) depuis un disque dur externe vers la librairie Windows Media Player.
arrow Calcul du temps de démarrage de diverses applications.
arrow Calcul du temps de chargement de World of Warcraft.

NOTE : Toutes les moyennes qui suivent sont calculées sur le score du système de stockage, non sur l’indice global. 

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Mais passons plutôt à l'analyse des résultats. Signe que le bench de Futurmark privilégie la lecture, notre SSD Corsair F40 ce retrouve en tête du classement. En effet, le Corsair F40 et son contrôleur Sandforce affichent d’excellents débits en lecture, mais sont en moyenne limités à 45 Mo/s en écriture (Crystal Disk Mark). Ce qui n’est pas forcément le cas du Kingston V100+ équipé du contrôleur Toshiba.

En seconde position, le mode SRT optimisé à base de Corsair F40 prend une avance de 4% sur le SSD Kingston V100+ seul (mode AHCI) relégué, lui, à la troisième marche du podium. À la quatrième place, on retrouve le mode SRT amélioré à base de Corsair F40. Toujours devant le mode SRT optimisé à base de Kingston V100+, il conserve une avance d’environ 7,8%. En effet sous HDTune Pro, tous les débits en lecture du mode SRT amélioré à base de Corsair F40, étaient supérieurs à ceux du mode optimisé à base de Kingston V100+.

Le mode SRT amélioré sur base de Kingston V100+ ferme donc la marche. Il est accompagné du disque dur Wester Digital Caviar Black, bon dernier comme on pouvait s’y attendre. Aussi, vous aurez pu le constater, les données obtenues sous HDTune coïncident parfaitement : Notre classement se vérifie et reste identique.

Autrement dit, en se basant sur nos meilleurs résultats, on peut ainsi dire que la technologie de réponse intelligente Intel permet des gains de l’ordre de :
arrow 54,6% en mode amélioré
arrow 57,5% en mode optimisé
Par rapport à un système de stockage ne contenant qu'un seul disque dur classique.

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{menu Conclusion}

Conclusion :

 En conclusion, la technologie de réponse intelligente Intel (Smart Reponse Technology ou SRT), permet de manière simple et pratique, d’augmenter considérablement les performances d’un disque dur mécanique en quelques clics. Ainsi, Intel offre une alternative autre que celle de se ruiner pour un SSD de bonne taille aux amateurs de performances. Les joueurs ou autres voulant à la fois bénéficier de grandes capacités de stockage et des débits de transferts des SSD, seront séduits par les gains de performance offerts, allant jusqu’à 57,5% lors de nos tests. Pour cette raison, nous décernons à l'Intel SRT un Label Performance 59H. 
 
 Le coût de revient pour une capacité d’1To, aux alentours des 200€, outre l’achat d’une carte mère équipée du Z68 ; seul chipset à proposer l’Intel SRT actuellement ; reste minime en comparaison de celui d’un SSD de 500Go, avoisinant les 1200€.
Pour cette raison, nous décernons aussi à l'Intel SRT un Label Economie 59H.
 
La configuration de l’ensemble est enfantine et reste flexible, permettant l’utilisation même au plus néophyte d’entre nous. En mode optimisé, il est même possible d’offrir à son disque dur des performances supérieures à celle d'un SSD d'entrée de gamme ! À condition bien sûr d'allier les bons périphériques…

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En effet, il apparait clairement à l’issu de nos tests, que le niveau de performances est pleinement dépendant du disque dur et plus particulièrement du SSD associé. Attention donc, au moment de leur choix. Cependant, cette nouvelle technologie repose  sur la mise en cache, et de ce fait, elle profitera surtout aux personnes utilisant souvent les mêmes applications ou fichiers. Nous l’avons vu lors de nos tests, il faut utiliser la même application de manière répétitive pour pouvoir constater les bénéfices du SRT. Dans le cas inverse, l’efficacité pourrait sans doute être questionnable.
arrow Performances nettement accrues 
arrow Facilité d'installation/configuration
arrow Prix de revient comparé à un SSD
arrow Uniquement disponible sur Z68 Express en cartes mères classiques.

SSD Crucial C300 64 Go avec kit de transfert

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{menu Introduction}

Introduction

Qui n’a pas rêvé de changer en toute simplicité le disque dur de son portable sans tous réinstaller ? Des solutions existent comme le clonage par exemple, directement sous Windows. Il est donc possible d’augmenter la capacité de son disque dur très facilement, les performances s’en trouvent améliorées, les disques récents étant généralement plus rapides. Pour encore plus de performances il est même possible d’installer un SSD, c’est ce que nous allons tester aujourd’hui. Nous en profiterons  pour comparer les différentes solutions, le stockage initial, un disque dur plus récent et enfin le SSD.

Nous allons donc examiner un kit proposé par crucial, il est composé d’un disque de type C300 en 64 Go, d’un cordon et d’un logiciel. En bref tout pour bien cloner son disque dur classique vers ce nouveau stockage. 

59hardware

Crucial fait parti de Lexar Media qui est une division de Micron Europe Limited, un fabricant de modules de mémoires bien connu. La gamme Crucial est donc orientée vers cette activité, les barrettes mémoire sont nombreuses, EDO, SDRAM, DDR, DDR2 et 3. Les clés USB sont également représentées par le biais de cinq modèles de 4 à 16 Go.  

Pour ce qui nous intéresse neuf modèles de SSD sont présents dont six en 2.5 pouces et trois en 1.8 pouces.
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{menu Protocole de test}

Le protocole de test

Dans le cadre de notre article, nous allons échanger le disque dur d'origine d’un ordinateur portable contre un disque plus récent et un SSD et analyser les gains obtenus.
En aucun cas nous ne comparerons les performances pures de ce SSD, cela donnera lieu à un autre comparatif avec des interfaces SATA plus adaptées et d’autres modèles de disques.

Nous analyserons donc les différences de performances, les temps de chargement, la consommation électrique entre autres. Nous nous pencherons également sur le logiciel de clonage livré, sa facilité d’utilisation, la durée de l’opération. En bref que peut apporter ce type de disque par rapport à une solution de stockage beaucoup plus ancienne mais aussi la mise en œuvre de ce kit.

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Portable de référence :
IBM X60 1707-A31
arrow Processeur Intel Core Solo T1300 1.66 GHz
arrow 2.5 Go de mémoire
arrow Interface SATA
arrow Windows 7 Professionnel

Disque dur 1
arrow Hitachi de 40 Go en SATA, HTS541040G9SA00.

Disque dur 2
arrow Western Digital de 250 Go en SATA II, WD2500BEVT.

Disque 3
arrow Crucial SSD C300 de 64 Go en SATA III.

Logiciels utilisés :
arrow Sous indice performance disque de Windows 7
arrow PC Mark 05, section disques durs
arrow Crystal Mark, Atto et benchmark Hd Tune
arrow Puissance consommée via notre wattmètre
arrow Mesure des temps d’ouverture et de fermeture de certains logiciels courants

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{menu Présentation}

Présentation

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Descriptif :
arrow Référence C300 64 Go
arrow Dimensions : 100 x 70 x 9 mm, format disque 2.5 Pouces
arrow Interface : SATA III 6 Gb/s
arrow Vitesse de lecture annoncée : 355 Mo/s
arrow Vitesse d’écriture annoncée  : 75 Mo/s

Ce kit est proposé sous trois versions :
arrow 64 Go au prix moyen de 135 euros
arrow 128 Go au prix moyen de 260 euros
arrow 256 Go au prix moyen de 504 euros.
La garantie est de trois ans.

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La gamme des disques SSD Crucial C300 comporte trois disques de 64, 128 et 256 Go et leurs déclinaisons avec le kit de transfert. Techniquement parlant ce C300 64 Go embarque des modules de mémoire Micron avec un contrôleur de type Marvell 88SS9174-BJP2. C’est pour l’instant un des seuls SSD du marché à proposer le SATA III  en 6 Gb/s.

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{menu Installation}

Installation

ozlfk8hxp0geuaag2qc0.jpgLe produit comporte donc trois éléments, le SSD, un cordon USB vers SATA et un Cd. Le cordon est en provenance d’Apricorn, une société spécialisée dans le stockage personnel.
Le Cd comporte le programme EZ Gig III, le logiciel de clonage mais aussi un lien vers Microsoft SyncToy pour une éventuelle synchronisation des données. Smart-Er est présent, c'est un logiciel qui utilise la fonction Smart pour monitorer le disque dur et anticiper les risques de pannes.
EZ Gig III est également en provenance d’Apricorn, il est en téléchargement libre sur une des pages du fabricant.

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Le concepteur de ce logiciel annonce un clonage en trois clicks sous Windows, finalement nous n’en sommes pas très loin. Après un click sur Run et Star EZ Gig III, une fenêtre nous invite à lancer la recherche des différents disques. Reste à sélectionner la source et la destination, quelques options sont disponibles, vérification du clonage et réattribution des partitions en manuel ou en automatique.

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Au niveau du délai nous avons mesuré 10 minutes environ pour notre disque de 40 Go, délai doublé en cas de vérification du clonage.
Il ne reste plus qu’à éteindre la machine et procéder au remplacement, le SSD à la place de l’ancien disque.
Une petite précaution à prendre, évidente pour certains mais pas pour d’autres, le C300 64 Go n’est compatible qu’avec des disques durs à cloner d’une capacité inférieure à 64 Go. Il s’adresse donc plutôt à des machines un peu ancienne dans le cas d’un remplacement sans réinstallation.

L’intégralité du matériel de clonage est à conserver, bien sur. Le cordon peut être réutilisé pour un branchement volant au niveau d’un disque dur en 2.5 P et le logiciel est extrêmement pratique, simple et adapté aussi au disque de 3.5 pouces. De plus il est bootable, pour les nostalgiques ou dans certains cas spécifiques.

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{menu Les mesures}

Les mesures

Disque dur 1
arrow Hitachi de 40 Go en SATA, HTS541040G9SA00.

Disque dur 2
arrow Western Digital de 250 Go en SATA II, WD2500BEVT.

Disque 3 ou SSD
arrow Crucial SSD C300 de 64 Go en SATA III.

La capacité de notre SSD étant de 64 Go, nous avons ressorti le disque dur qui était monté à l’origine sur notre Thinkpad X 60, un Hitachi de 40 Go. Mais nous avons également effectué des mesures sur le disque actuel, un 250 Go de chez Western Digital.

Commençons par le gain au niveau du démarrage de la machine sous Windows 7 et de certains logiciels courants.

Pour le lancement de Windows c’est bluffant, plus de deux fois plus rapide. En 30 secondes Windows est opérationnel là au auparavant 1 minutes et 19 secondes étaient nécessaire. A noter les 45 secondes de notre 250 Go soit 15 secondes de plus. Pour Word 2 secondes contre 8 et 3, au niveau d’Excel un gain très faible, 1 seconde.

Le sous-indice de performance de Windows 7, l’indice s’étend de 1.0, faible à 7.9, élevé.

Le SSD atteint presque la valeur maxi.

PCmark 05, les tests spécifiques aux disques durs, les relevés sont exprimés en MB/s. Ils indiquent le taux de transfert sous certaines conditions, démarrage de Windows XP, chargement d’applications, usage général, recherche de virus et écriture.

Là aussi les tests sont parlants, le SSD se positionne bien au dessus.

Les tests Crystal Mark, Atto et benchmark Hd Tune.

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Test Crystal Mark, disque 1, disque 2 et disque 3

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Test Atto, disque 1, disque 2 et disque 3

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Benchmark HD Tune, disque 1, disque 2 et disque 3

Les relevés en lecture du C300 64 Go sont largement supérieurs à nos deux disques durs mais bien en deçà des 355 Mo/s annoncés. Tout cela est très logique, notre portable embarque une interface SATA 1 donnée pour 150 Mo/s.

Pour terminer la consommation de notre machine équipée des trois disques. Les mesures furent faites lors du test PCmark 05, la batterie était déposée.

Un gain de 0.47 Watts a été mesuré par rapport au disque 1.
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{menu Conclusion}

Conclusion

Débutons notre conclusion par la nature du kit en lui-même, il est complet, simple et facilement préhensible et accessible. C’est un bon point dans le cas d’une mise à niveau.
L’interface de clonage est plutôt bien conçue, de plus l’ensemble se réalise sous Windows,  c’est tellement plus simple…
Au niveau des résultats de nos tests, ils sont convaincants avec une bonne longueur d’avance pour le SSD vis-à-vis des solutions classiques, une nouvelle jeunesse pour notre portable un peu ancien. Windows démarre en 30 secondes contre 79, c’est assez impressionnant et il se ferme en 7 secondes pour 20 ça l’est d’autant plus. Les taux de transfert en lecture sont tout bonnement phénoménaux par rapport à nos disques classiques.
La consommation est en baisse, de peu pourrait-on dire mais c’est toujours cela de pris au niveau de l’autonomie de la batterie du portable.
Pour les performances pures, nous sommes loin de ce qu’est capable de délivrer ce SSD, certains confrères l’ont testé avec des vitesses de transferts beaucoup plus élevées, notre interface SATA limite terriblement les résultats.
g3d4nqfn2cq56mj63u6n.jpgDans notre cas de mise à niveau nous avons envie de conseiller un des modèles les moins couteux, tout d’abord pour les raisons cités au dessus, c’est le cas ce notre kit C300 64 Go au niveau du tarif. Par contre une garantie minimum de trois ans est indispensable, un SSD ayant une certaine durée de vie.

Détaillons les caractéristiques, le SSD ou Solid State Drive est annoncé comme le successeur du disque dur, le concept est apparu en 2008, la technique est désormais connue.
Les avantages sont nombreux, tout d’abord le silence de fonctionnement qui est total, il n’y a pas de pièces en mouvement. Les débits sont très élevés en lecture, encore plus en écriture, voila qui dope les chargements des programmes. Enfin les derniers points en faveur du SSD, une meilleure résistance aux chocs et à la température et une consommation sensiblement plus basse.
Les inconvénients tendent un peu à se réduire au fil des ans mais ils sont toujours présents, le principal étant la durée de vie.
Certains fabricants annoncent une période de 5 ans avec des écritures journalière de 20 Go, d’autres proposent des procédés logiciels permettant une optimisation des écritures/lectures.
Terminons par le plus gros frein, le coût car bien qu’il soit en baisse constante et les capacités de stockage en hausse, le procédé demeure couteux.

Le C300 64 Go nu est affiché à 120 euros, il est même proposé à 117 euros sur le site Crucial, pour le kit le prix le plus bas est de 136.33 sur ce même site. Pour 120 euros, il est largement possible de se procurer un disque hybride SSD/plateau de 4 et 500 Go même si nous ne sommes pas sur de sa reconnaissance par le bios de la machine.
i9kqj96tjykqa2a9xl2v.jpegLes petites capacités sont moins couteuses de 66 à 90 euros pour du 32 ou 40 Go mais il faut savoir que Windows 7 complet occupe à lui seul 16 Go environ. Tout va donc dépendre de vos besoins en capacité de stockage.   

Le bilan
Il est globalement positif, notre portable est totalement transformé, une seconde jeunesse, littéralement. Après reste à rajouter un peu de mémoire le cas échéant, mais elle elle n'est pas trop couteuse...

arrow Performances
arrow Facilité de mise en œuvre
arrow Consommation

arrow Prix dans l'absolu

Un ordinateur sans disque dur à base de mémoire flash

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1 Introduction. 

Si le processeur est le cerveau de nos ordinateurs, le disque dur pourrait être assimilé à sa mémoire au long terme. Or si les processeurs évoluent sans cesse, il en était différent des disques durs dont la technologie ne permettait plus de grosse évolution, mis à part la capacité de stockage qui ne semble pas trouver de limite. Seules des solutions comme le SCSI permettaient encore un petit gain en vitesse et en temps d'accès.

A présent, l'utilisation de mémoire flash et de disques SSD (Solid State Disk : disques durs sans pièces mobiles), permet un changement de technologie, qui ne se traduit pas par un débit supérieur aux disques durs, mais par un temps d'accès aux données bien plus rapide (c'est peu de le dire ! ) : jusqu'à 30 fois plus rapide. Cela confère au SSD une plus grande réactivité qui se traduit par une plus grande vélocité générale du système tout entier. Le tour d'horizon ne serait pas complet si on omettait de parler de la fiabilité accrue du support, de la réduction de la consommation électrique et de la réduction des parasites et du bruit. Bref, que du bon ? Nous allons regarder tout celà en détail dans ce dossier.

Présentation de SanDisk.

SanDisk s'est spécialisé dans les cartes mémoire Flash. Elle s’est forgée au fil des années une solide réputation dans le monde professionnel, et les cartes de type extrême comptent parmi les plus performantes du marché.

Glossaire :

Temps d'accès : Le temps que met le disque à trouver une donnée et à être prêt à la lire. En dessous de la millisecondes pour la mémoire flash, une dizaine de millisecondes pour les disques durs et une centaine de millisecondes pour les lecteurs optiques

Compact Flash ou CF : Le CompactFlash (ou CF) est un type de carte mémoire servant comme unité amovible de stockage de données numériques et est principalement utilisé pour le stockage des photographies dans les appareils photo numériques.

RAID 0 : Un système de répartition des données sur plusieurs disques, permettant une augmentation des performances globales.

Serillel : Adaptateur qui permet de brancher un périphérique IDE sur un connecteur Sata.

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2 Présentation et installation

Après vous avoir présenté la dernière Compact Flash de chez SanDisk et expliqué comment s'en servir tel un disque dur (aussi appelés SSD), nous verrons ce qu’elle vaut comparée à un disque dur de dernière génération et, surtout, quelles peuvent être leurs influences sur les performances de la machine.

Pour ce faire, nous comparerons deux installations propres de Windows, strictement identiques, installées respectivement sur notre disque dur et sur la Compact Flash convertie en disque dur.

Machine de test :

Abit AN7 (chipset Nforce 2)
Barton 3200+
1 Giga de DDR Corsair
Disque dur 250 Giga Maxtor Max + 10
Compact Flash SanDisk Extreme IV 8Giga
Adaptateur CF -> IDE MESA
Serillel 2 Abit (livrés avec les NF7S V2.0)

 

Présentation de la mémoire Compact Flash:

La dernière génération de cartes Compact Flash de chez SanDisk, avec l'arrivée de l'extrême IV en 8Go, donne le ton avec des débits 2 fois supérieurs à l'ancienne génération. La carte dont nous allons nous servir annonce un débit de pas moins de 40Mo/s en lecture. Compatible true IDE, elle se voit dotée d'un contrôleur supportant l'Ultra-DMA mode 4, autorisant des débits allant jusqu'à 66 Mo/s.

Cette carte, associée à un petit adaptateur Compact Flash vers IDE, vous permettra d'obtenir l'équivalent d'un disque dur ordinaire sans pièce mobile, ce qui correspond parfaitement à la définition d'un SSD. L'adaptateur devra cependant être compatible Ultra-DMA, afin de permettre le fonctionnement optimal de la Compact Flash en Ultra-DMA mode 4.

Les Compact Flash supportent d'être alimentées indifféremment en 3.3V ou 5V. Les adaptateurs leur fournissent du 5V, ce qui est bon en théorie. Hélas l'Extrême IV en aura choisi autrement, tout transfert sous Windows se révélant impossible à cause d'instabilité de fonctionnement en 5V, lorsque relié a la carte mère par une nappe IDE 80pins. L’emploi d'une nappe IDE 40 pin nous a permis de la faire fonctionner en Ultra-DMA 2 autorisant 33Mo/s ; cependant de nombreuses instabilités apparaissaient, Windows (installé sur la CF) rétrogradant alors le mode de fonctionnement du contrôleur au mode PIO. Ce problème ne s'est posé que pour une connexion en IDE, car en Sata la carte accepte d'être alimentée en 5V ou en 3.3V.

Nous n'avons pas d'explication très claire sur ce sujet. Nous avons testé l'adaptateur et la CF en 5V sur plusieurs cartes mères à base de chipsets différents (Nforce2, Nforce4, Nforce6, P35, 965P) avec à chaque fois les mêmes problèmes. SanDisk n'a pas encore souhaité nous répondre clairement sur ce point, attendons leur réponse qui nous éclairera peut-être.

Une solution consiste à alimenter l'adaptateur non plus en 5V, mais en 3.3V à l'aide d'un fil reliant le brin 5V du minimolex de l'adaptateur à l' un des brins 3.3V du cordon ATX.

L'adaptateur, percé de 4 trous nécessitant des entretoises pour être fixé au boîtier, n'est pas des plus évident à intégrer ! Néanmoins, une solution simple permet de le maintenir solidement dans un emplacement disquette à l'aide de cordelettes ou, comme ici, d'un bout de lacet. La Compact Flash se trouve alors facile à insérer ou retirer par la face avant du PC.

 

Les Compact Flash grand public sont généralement reconnues comme disques amovibles sous windows, généralement mais pas tout le temps ! L'Extreme IV ne déroge pas à la règle, en effet seules les séries industrielles de chez SanDisk sont par défaut reconnues comme disques fixes sous windows. En réalité l'état fixe ou amovible de la carte dépend d'un drapeau contenu dans son firmware, commutable sous environnement MS-Dos via quelques rares programmes.

Modifier le firmware de la carte, comme cela sera fait sur notre Extreme IV, reste une opération délicate à ne pas prendre à la légère. Cette étape nous sera pourtant indispensable pour y installer notre Windows et son fichier d'échange.

Nous allons à présent voir comment elle se défend face à un Maxtor dépassant allègrement les 65Mo/s en lecture. La lutte promet d’être inégale et ne se jouera pas que sur les taux de transfert comme c’était le cas jusqu'alors. Qui l’emportera entre rapidité de temps d’accès et taux de transfert ?

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3 Benchs avec une carte CF


Comme le laisse transparaitre cette confrontation, le Maxtor part assurément en tète lors des benchs Hdtach et Hdtune. Forcément le début concerne les taux de transfert. Déjà quelques fausses notes viennent atténuer cette victoire : même si les taux de transfert commencent bien à 65Mo/s, ils finissent à 33Mo/s en fin de disque. La Compact Flash, elle, se maintient parfaitement, les taux de transfert étant identiques sur toute la longueur. Normal, au vue de sa technologie !

Par ailleurs, les temps d’accès du Maxtor sont complètement démesurés face à ceux de la Compact Flash. Au regard des 0.4ms homogènes de cette dernière, le disque dur avec ses 14ms (soit 30 fois supérieur ! ) se voit souffler la première place, et de loin. On constate de même sur Hdtach et Hdtune une utilisation cpu nettement moindre avec la Compact Flash : le CPU en sera d'autant plus disponible pour les autres applications.

Du côté des benchs system, Pcmarck nous dévoile quelques éléments intéréssants : à savoir que malgré un score 2 fois moins bon au test disk en globalité, la Compact Flash n'est que 10% inférieure à son rival Maxtor

 

Sisoft sandra ne fait que renforcer ce que Pcmark nous apprend, avec une indication supplémentaire portant sur la vitesse d'écriture. Le Maxtor est largement en tête lors des tests d’écriture, mais reste à peu prés au niveau dela CF lors des tests de lecture. Cela nous montre clairement le point faible de notre SSD : l’écriture des données !

Bootvis nous révèle la vitesse de démarrage des 2 systèmes ; de quoi laisser perplexe. Malgré la vitesse écrasante du disque dur en écriture, notamment gràce à sa mémoire tampon, la Compact Flash ressort vainqueur de ce dernier duel avec 2 secondes d'écart, soit 20% plus rapide au démarrage.

 

Pour conclure, on remarque que le disque dur bat la CompactFlashsur les benchs globaux (Pcmark et Sisoft Sandra). La CF se révèle plus rapide en temps d’accès mais permet également de faire booter  Windows plus rapidement. Il faut également noter qu’à l’utilisation le système démarré sur Compact Flash est beaucoup plus agréable et réactif que s’il était installé sur un disque dur. Un confort d'utilisation que nos benchs ne mettent pas forcement en valeur.

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4 Bench en RAID 0 de cartes CF branchées en Sata.

 

Nous nous sommes ensuite lancés dans les mêmes benchs avec cette fois un RAID 0 Sata de carte CF Extrême IV 8Go. Pour ce faire, nous surmontons nos adaptateurs CF vers IDE d'adaptateurs IDE vers Sata, ici des Serillels 2 de chez Abit. L'accumulation d'adaptateurs, souvent néfaste, ne diminuera pourtant aucunement les performances. Sur un système à une seule Compact Flash, seule une légère hausse (normal voir la suite) de l'utilisation du CPU est à noter en Sata comparé à l'IDE.

Nous avons choisi un RAID 0 car sur les Compact Flash nous n'avons pas du tout les mêmes risques de perte de données que sur un disque dur, et de plus il n'y a aucune partie mécanique donc pas de risque de casse. Le RAID 0 est une solution viable qui ne présente que très peu de risque contrairement à un RAID 0 de disque dur...

Lors de la configuration de notre RAID, le Bios de la carte RAID (intégré à l'AN7) nous propose plusieurs tailles de bandes : 4, 8, 16, 32, 64, 128Ko. Le choix de la taille de la bande du RAID est primordial, car il influencera énormement les performances et, suivant le type de fichier qu'hébergera l'ordinateur, il améliorera, ou non, grandement les performances... Le choix ne peut se faire qu'à la création du RAID, il ne peut être modifié ensuite sauf en cassant le RAID. Attention donc !

Principe de fonctionnement du RAID 0 et des bandes : chaque fichier qui va devoir être écrit sur le RAID va être découpé en plusieurs morceaux de la taille de bandes que l'on aura défini à la création du RAID.

Exemples :
Un fichier de 750Ko doit être écrit sur le disque dur :
> Taille de bandes de 16Ko : le système va écrire 750/16 -> 49 bandes, ce qui nous donne 25 accès aux CF pour écrire à chaque fois 16Ko
> Taille de bandes de 128Ko : le systeme va écrire 750/128 -> 6 bandes., ce qui nous donne 3 accès aux CF pour écrire à chaque fois 128Ko

Prenons maintenant un fichier de 15Ko
> Taille de bandes de 16Ko : le système va écrire 15/16 -> 1 bande, ce qui nous donne 1 accès aux CF pour écrire à chaque fois 16Ko.
> Taille de bandes de 128Ko : le système va écrire 15/128 -> 1 bande, ce qui nous donne 1 accès aux CF pour écrire à chaque fois 128Ko.

 

Voilà pour le principe du RAID mais, là où les choses se compliquent, c'est dans la gestion de la lecture et de l'écriture de la CF : en effet, si la lecture se fait par page (2Ko), l’écriture de celle-ci se fait par bloc, donc pour écrire une page de 2Ko, il faudra réécrire entièrement le bloc où se trouve cette page, soit 128Ko. Quand on ajoute à cela la gestion des bandes du RAID, on comprend que le choix de la taille des bandes n'est pas une chose aisée...

Maintenant qu'on a vu le principe, on se rend compte que des grosses tailles de bande risquent de pénaliser les performances sur des petits fichiers, mais pour autant la solution ne consiste pas à mettre une taille la plus petite possible, car sur la plupart des contrôleurs RAID entrée de gamme, c'est le CPU de la machine qui se charge de découper les fichiers en bandes. Donc plus la taille des bandes sera petite, plus le CPU sera occupé.

Dans le meilleur des mondes, la taille de bande parfaite serait celle qui découpe un maximum de fichiers en deux (pour un RAID à deux unités), car dans ce cas on fait un accès suivi d'une écriture sur chaque disque, et on obtient donc des performances quasi doublées. Si, pour le même fichier, on découpe en quatre blocs, cela nous donne quatre accès pour quatre écritures. Les débits étant les mêmes, écrire une fois 16Ko ou deux fois 8Ko prendra le même temps MAIS le temps d'accès sera doublé ! C'est dans ces cas-là que le temps d'accès insignifiant de la CF lui permet d'augmenter encore ses performances, car avec des temps d'accès 30 fois plus rapides, multiplier les accès ne sera pas aussi pénalisant que sur un disque dur.

Voici pour la théorie. Regardons maintenant ce que cela donne lors de tests pratiques. Nous avons pour chaque test pris les mesures avec toutes les tailles de bandes possibles : 4Ko, 8Ko, 16Ko, 32Ko, 64Ko, 128Ko. En bleu on retrouve les performances d'une CF seule.

Les graphiques sont disposés ainsi :

Bandes de 4 Ko Bandes de 8 Ko Bandes de 16 Ko
Bandes de 32 Ko Bandes de 64 Ko Bandes de 128 Ko

Clairement, lors de ce test, des bandes de 64Ko et 128Ko font effondrer les performances d'une façon que les amateurs de RAID connaissent bien ! En 64Ko les performances oscillent entre un systeme RAID bien calibré et une CF seule. Le Burst Speed reste à peu de choses près le même alors que comme prévu, le taux d'utilisation du CPU est plus élevé dans les RAID avec des bandes de petite taille.

Bandes de 4 Ko Bandes de 8 Ko Bandes de 16 Ko
Bandes de 32 Ko Bandes de 64 Ko Bandes de 128 Ko

On remarque la même chose que précédemment, sauf qu'on peut avec plus de précision voir l'utilisation du CPU augmenter quand la taille des bandes diminue, comme mentionné en introduction. Pour les performances, l'effondrement commence un peu plus tôt, les bandes de 32Ko accusant déjà une perte par rapport aux bandes de 4, 8 et 16Ko.

 

Avec une seule Compact Flash on avait un système qui semblait déjà être plus réactif, et le passage en RAID nous conforte encore plus dans cette idée. Il faut dire que le système mis en place est plus rapide que tous les disques SSD existants actuellement.

 

 

Notre RAID 0 Sata de CF Extrême IV nous as permis d’obtenir un disque SSD de 16 Giga avec un taux de transfert en lecture de 65 Mo/s minimum, et un temps d’accès de 0.5 ms. Pour 300€ notre RAID est plus veloce et moins cher que les SSD du commerce.

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5 Conclusion :

Si un disque dur rapide tel le Maxtor, qui dispose de mémoire tampon en écriture et en lecture avec un débit de pointe supérieur, est au seuil de se faire égaler par de la mémoire flash sans mémoire tampon, cela est clairement dû aux temps d'accès insignifiants de cette dernière. Le disque dur est ici poussé dans ses derniers retranchements, limité par sa mécanique vieillissante.

L'extrême IV de SanDisk, non prévu à l'origine pour faire fonctionner un Windows et, au demeurant, de faible capacité, est néanmoins précurseur d'une nouvelle technologie. Elle a, à bien des égards, toutes les raisons de faire frémir les constructeurs de disques durs. La nouvelle génération de disques SSD de chez Sandisk, annonçant 55Mo/s en lecture, pour des capacités allant jusqu’à 60Go, devrait d'ici peu faire changer la donne.

Au final le disque dur garde toujours la tête, mais de peu. Il possède des performances globales légèrement supérieures à la CF Extrême IV, mais surtout un rapport prix/capacité de stockage imbattable. La technologie SSD devraient, quant à elle, rapidement combler son retard en performances, et possède plusieurs autres atouts : une consommation électrique grandement réduite et une fiabilité également grandement accrue. Reste le problème de la capacité de stockage et le prix qui sont, pour le moment, respectivement trop faible et trop élevé. Mais pour combien de temps ?

 Temps d'accès
 Performances
Réactivité du système
 Consommation electrique
 Fiabilité des données
 Encombrement
Absence de bruit et de parasites

 Le prix
 L'espace disque disponible

 

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A computer with no hard drive based on flash memory

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1 Introduction. 

If the processor is the brain of our computers, the hard drive could be considered as its long-term memory. And if the processors evolve permanently, it was different for hard drives for which technology allowed no more big evolutions, put apart the space capacities which don't seem to find any limits. Only solutions as SCSI would allow a small gain in speed and access time.

Now, the use of flash memory and SSD disk (Solid State Disk: hard drive without any moving part), allows a step change in technology, not giving higher transfer rates than hard drives, but way faster access times to data : up to 30 times faster. That gives a better reactivity to the SSD as well as to the whole system. The picture wouldn't be complete if we forgot to speak of the increased reliability of the data support, the reduction of the electrical consumption, of noise and of parasite. We'll have a look at all that in detail.

Presentation of SanDisk.

SanDisk has specialised in Flash memory cards. It forged itself a solid reputation, as years past, in the professional world as the Extreme type cards are amongst the best on the market.

Glossary :

Access time : The time it takes for the disk to find a data and be ready to read it. Under the miliseconde for flash memory, a dozen milisecondes for hard drives and a hundred milisecondes for optical readers.

Compact Flash or CF : CompactFlash (or CF) is a type of memory card used a removable storage unit and mainly used for the storage of numerical pictures in cameras.

RAID 0 : A data repartition system,allowing global performance enhancements.

Serillel : Adaptor wich allows to connect an IDE device on a sata connector..

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2 Presentation and installation.

After having presented the last Compact flash from SanDisk, and explained how to use it as a hard drive (also called SSD), we'll see what it's worth compared to a last generation hard drive, and especially what influence it can have on machine performances.

In order to do so, we will compare two clean Windows installation, strictly identical, respectively installed on our hard drive and on the Compact Flash (hard drive modded)

Test Machine:

Abit AN7 (chipset Nforce 2)
Barton 3200+
1 Giga of DDR Corsair
Maxtor 250 Giga Max + 10 hard drive
Compact Flash SanDisk Extreme IV 8Giga
Adaptor CF -> IDE MESA
Serillel 2 Abit (from NF7S V2.0 bundle)

Presentation of the Compact Flash memory:

SanDisk's last generation of Compact Flash cards, with the arrival of the 8 gigas Extreme IV, marked the pace with transfer rates twice as fast as the older generation. The card we're going to use displays a transfer rate of 40Mo/s in read mode, no less. True IDE compliant, it intergrates a contoller supporting Ultra-DMA 4 mode, allowing transfers rates up to 66Mo/s.

Associated with a small Compact Flash to IDE adapter, it will give you the equivalence of a hard drive without any moving parts, which corresponds perfectly to the definition of a SSD. However, the adaptator will need to be Ultra-DMA compatible, to obtain optimal performances from the Compact Flash using Ultra-DMA 4 mode.

Compact Flash cards indifferently accept to be powered in 3.3V or 5V. The adapters supply them with 5V, which should be enough, in theory. Unfortunately, the Extreme IV will chose otherwise, all transfers under Windows were revealed impossible, in relation to stability issues not known yet, when connected to the motherboard using a 80 pins IDE cable. The use of a 40 pins IDE cable allowed use to make it run in Ultra-DMA 2 with 33Mo/s maximum transfer rates. Howeven, unstability isues still remained, as Windows (installed on the CF), would downgrade the working mode to PIO much slower.This problem only occurred for an IDE connection, with Sata, the card working fine with 5V and 3.3V.

We have no clear explanation on this issue. We tested the adapter and CF in 5V, on different motherboards based on different chipsets (Nforce2, Nforce4, Nforce6, P35, 965P), with each time the same problems. SanDisk declined to reply clearly on this point as yet; and we are still waiting for an answer which may help understand.

The solution consists of powering the adapter, not in 5V, but in 3.3V with the help of a wire connected to the 5V pin of the adapter's minimolex, at one end, and , to one of the 3.3V wires from the ATX cable at the other end .

The adaptor, with 4 drilled holes and needing bracings to be fixed to the unit, isn't the easiest to integrate! Nevertheless, a simple solution allows it to be solidly held in place in an unused floppy drive space, using string, or, in this case, a shoelace. The Compact Flash is then easy to insert or retrieve by the front of the unit. 

General public Compact Flash cards are usualy recognized as removable hard drives under Windows, the Extreme IV being one as well. Indeed, only SanDisk's industrial series are recognized ase fixed disks under Windows. In reality the removable or fixed state of the cards depends on a flag located within the firmware, modifiable under msdos environment using some rare programs.

Modifying the default firmware, as done on our extreme IV, is a delicate operation not to be taken lightly. However, this step is essential in order to successfully install Windows on the card.

We will see how it goes on against a Maxtor reaching easily 65Mo/s in read mode. The struggle promises to be unequal, and will not only depend on the transfer rates as it was the case up to now. Who will win between fast access time and fast transfer rate?

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3 Benches with a CF card.


As it appears through this confrontation, the Maxtor surely has a head start on the Hdtach and Hdtune benches, kicking off with the transfer rate tests. A few bad points already appear against the Maxtor: Even though the transfer rate starts at 65Mo/s, it drops to 33Mo/s at the end of the disk. As for the Compact Flash, the transfer rate stays put from start to end. Quite understandable, given the technology used!
Moreover, the Maxtor's access times are huge compared to the Compact Flash ones. Looking at the steady 0.4 ms, the hard drive, with its 14ms (30x slower) is way behind. We can also observe, on Hdtach and hdtune, a clearly lower CPU usage for the Compact Flash. The CPU remains therefore more available for the other applications.

Looking at the system benches, Pcmark let us see some interesting elements, as to say that despite a score half as good on disk tests, in global, the Compact Flash is only 10% inferior to its rival Maxtor.

 

Sisoft sandra reinforces what we learnt with Pcmark, with a supplementary indication on writing speeds. This places the Maxtor ahead for the writing tests, although on a par with with CF for reading tests. This allows us to confirm the compact Flash's weak point about writing.

Bootvis reveals the boot-up time of both systems to be astonishing: Despite the hard drive's fast writing speed, partly due to its cache memory, the Compact Flash comes out winner of this last fight, being 2 seconds faster which means 20% quicker at boot-up.

To conclude, we see that the hard disk beats the Compact Flash on global bench tests (Pcmark and Sisoft Sandra). The Compact Flash appears faster in access time and allows a Windows to boot-up faster. It must be noted, also, that using a system started-up on Compact Flash is much more pleasant and reactive than if installed on a hard drive.

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4 Benches with a RAID 0 of CF cards connected on Sata.

We then went into the same bench tests with this time a Sata RAID 0 of Extreme IV 8Go cards. In order to acheive this, IDE to Sata adapters will be connected onto our CF to IDE adaptors, actually Serillels 2 from Abit. Adding up adaptors can deteriorate performances, but it is not the case here : on a one CF system, only a small CPU usage increase (see belows) is noticeble between Sata and IDE.

We chose a RAID 0 since on Compact Flash we don't have the same risks of data loss as on a hard drive, due to the absence of mechanical parts. RAID 0 is a reliable solution and presents very little risks compared to a RAID 0 of hard drives...

In the configuration of our RAID, the bios of the RAID card (integrated to the AN7) allows us the use of different strip sizes : 4, 8, 16, 32, 64, 128Ko. The choice of the strip size of the RAID is essential, as it greatly influences the performance. Depending on the type of file hosted on the server, it will enhance or lessen performances...The choice can only be done during the RAID creation, and cannot be changed without breaking the RAID : So, be careful!

Functional principle of RAID 0 and strips : each file written on the RAID will be cut in many pieces with the strip size we defined in the RAID creation.

Examples:
A 750 Ko file must be written on the disk.
1 16 Ko strip size: The system will write 750/16 -> 49 strips, which gives us 25 accesses to the CF to write 16 Ko each time.
2 128 Ko strip size: The system will write 750/128 -> 6 strips, which gives us 3 accesses to the CF to write 128 Ko each time.

Let's now take a 15 Ko file
1 16 Ko strip size: The system will write 15/16 -> 1 strips, which gives us 1 accesses to the CF to write 16 Ko each time.
2 128 Ko strip size: The system will write 15/128 -> 1strips, which gives us 1 accesses to the CF to write 128 Ko each time.

That's for the RAID principle, but things get more complicated due to the writing management of the CF, as it is done by page. In order to write a 2 Ko page, the cluster where the page lies will have to be entirely rewritten, needing 128 Ko to rewrite. When we add that to the RAID strip control, it becomes clear that the strip size choice isn't an easy task...

Now that we've seen the principle, we can notice that large strip sizes may penalize performances on small files. The solution doesn't necessarily lie in the use of small strip size as with most bottom-of-the-line RAID controllers. It's the machine's CPU which is in charge of cutting up the file into strips. So, the smaller the strip size, the busier the CPU management.

In the best of worlds, the perfect strip size would be the one cutting in half a maximum number of files (for a two unit RAID). In that case, a controller makes an access followed by the writing, on each disk, giving near to double performances. If, for the same file, we cut it in four blocks, it gives us four accesses and four writing operations. The rate being the same, writing 16 Ko once or 8 Ko twice will take the same time BUT the access time will be doubled! It's in those cases that the CF, with its minute access times, sees its performances enhanced : the access times being 30 times faster, multiplying accesses won't be as penalising as on hard drive.

That was for the theoretical part. Let's now see how it goes with practical tests.
We have, for each test, taken values with each possible strip size : 4Ko, 8Ko, 16Ko, 32Ko, 64Ko, 128Ko.

Clearly during the tests, strip sizes of 64 Ko and 128 Ko make the performances collapse in a way that RAID amateurs know very well! Using 64 Ko, performances fluctuate between our maximum in RAID and a non-RAID system (here in blue). The Burst Speed stays about the same, but, as predicted, the CPU usage is higher in RAID's with smaller strip sizes.

We can observe the same as previously, but can see the CPU usage with more precision, rising as the strip size drop,as said in the introduction. On the performance side, the "deep drop" starts a bit earlier and 32 Ko strip size already displays a drop compared to 4, 8 and 16 Ko strips.

With only one Compact flash we had a system wich seemed already more reactive, going into RAID conforts us in this idea. It is to say the system put in place (RAID 0 of Extreme IV) is faster than all the SSD disks actualy around.

Our RAID 0 Sata of Extreme IV CF cards allowed us to obtain an SSD disk of 16 Giga with a transfer rate in reading of 65 Mo/s minimum,and an access time of 0.5 ms.For 300€,our RAID is faster and cheaper than commercial SSD disks.

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5 Conclusion :

If a hard drive as fast as the Maxtor, fitted with reading and writing cache memory and a higher burst speed, is on the breech of being equalled by flash without any cache, that is clearly due to CF very short access times. The hard drive is, here, pushed back to its last limits, within the constraints of its aging mechanisms.

The extreme IV of SanDisk, not meant to run with a Windows on, and still of small capacity, is nevertheless a precursor of a new technology . It has all the reasons to make hard drive constructors shiver.

The new generation of SSD drives from SanDisk, displaying 55Mo/s in reading mode, for capacities up to 60 gigas, should help change things.

In the end, the hard drive keeps its head up, but it's close. It has global performances that are slightly better than SSD, but also has an unbeatable price/capacity ratio.

Eventhough benchmarks go in favour of hard disk drives, reality shows that SSD have nevertheless a very high reactivity.

The SSD technology should rapidly make up for its lack of performance but has many other interesting features : a lower electrical consumption as well as an increased disk reliability. For the time being, capacities and prices are respectively too low and too high, but for how long?

WE LIKE

 Access time
 Performances
System Reactivity
 Electrical consumption
 Data Fiability
 Used space
Noise and parasite absence

WE LIKE LESS

 The price
 The disk storage capacity


59Chrono : Refroidir et rendre silencieux un Raptor

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Tout le monde connait les « Raptor » de Western Digital, ces disques durs aux temps d’accès exceptionnels, directement hérités du monde du SCSI. Nombre d’entre vous rêvent d’ailleurs d’en installer un en tant que disque système, c’est ce que nous avons fait il y a de cela quelques semaines. Ce que les benchs ne disent malheureusement pas, c’est le tribut à payer pour accéder au monde des Raptor : le deuil des tympans.


En effet, si les nuisances sonores de ces disques durs sont dans l’absolu assez limitées, il en est autrement après son installation dans une tour. Les bruits de grattement perçus lors des accès disque sont amplifiés de façon très importante par le châssis, il en va de même pour les vibrations émises par les plateaux tournant à 10000 tpm. A moins de posséder un boîtier atténuant des transmissions, la situation devient rapidement insupportable. Ce que nous vous proposons aujourd’hui, c’est de vous montrer comment à moindre frais il est possible de rendre votre disque silencieux, tout en améliorant son refroidissement.

 

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