Jeudi, 27 Février

Dernière mise à jour26/02/2020 05:39:08 AM GMT

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Augmentation record des plaintes pour la CNIL.

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Dans un rapport publié le 10 juillet, la CNIL enregistre un nombre record de plaintes liées au droit à l’oubli sur Internet, aux ressources humaines. Cette hausse s’élève à 19%.

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Selon Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la CNIL (La Commission nationale de l'informatique et des libertés), « L'explosion des données personnelles et le déploiement de nouvelles compétences » ont entrainé l’enregistrement de 5 738 plaintes depuis septembre 2011. De plus, depuis deux ans, les plaintes en ligne sont autorisées et se développent de plus en plus. En effet, les plaintes déposées en ligne représentent 26% des plaintes reçues l’an dernier.

Le droit à l’oubli sur Internet est désormais plus que présent. Il est lié au développement important des réseaux sociaux, moteurs de recherche, systèmes de géolocalisation et les smartphones. Les données personnelles des internautes sont de plus en plus présentes sur le net. Les plaintes liées à ce droit représentent une hausse de 42% comparé à l’année dernière. Les internautes demandent la suppression de contenus tels que textes, vidéos, photos sur des sites.

Les plaintes concernent également les entreprises par la gestion des ressources humaines. Elles sont, la plupart du temps, déposées par les salariés, les syndicats et autres institutions représentatives. Elles représentent 15% des plaintes déposées l’an dernier. Elles concernent la géolocalisation des salariés, la cybersurveillance, la vidéosurveillance dans les entreprises ou encore le refus d’accéder aux données personnelles.

La CNIL, forte de nouvelles compétences par la loi sur la sécurité intérieure Loppsi 2 telles que la vidéosurveillance de l’espace public, a réalisé plus de 150 contrôles pour les 950 000 caméras installées en France. Par ces contrôles, elle a informé « les collectivités locales de choses assez simples à régler, comme la durée de conservation des vidéos ».

En réponse aux plaintes déposées, la CNIL inflige des sanctions telles que des sanctions financières, comme celle de 100 000 euros de Google pour Street View. Elle a également prononcé 65 mises en demeures et 13 avertissements.

La CNIL est en négociation avec les acteurs principaux d’Internet tels que Google ou Facebook afin de mesurer, selon la présidente, le respect de la loi informatique et des libertés, ainsi que du droit européen. 

Cyberattaques envers l’Elysée !

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Selon Le Télégramme, paru ce mercredi, le site officiel de l’Elysée aurait été la cible de deux cyberattaques ces derniers mois.

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L’une de ces attaques a eu lieu quelques jours avant l’investiture du nouveau Président le 15 mai. L’auteur de cette enquête, Jean Guisnel, explique que « C'est une pénétration dans les systèmes d'information, nécessitant une remise à plat complète des systèmes de l'Élysée ». Les services gouvernementaux spécialisés ont du reconstruire entièrement les systèmes d’information de l’Elysée durant trois jours, selon le quotidien.

Néanmoins, l’origine des attaques ainsi que la cible précise sont toujours inconnues. Le Télégramme déclare qu’elles proviendraient d’alliés sans apporter d’autres précisions.

Ces attaques ont été tenues secrètes afin de ne pas contribuer à l’inquiétude provoquée par la vulnérabilité des ordinateurs et des réseaux gouvernementaux. En effet, ces opérations ont officiellement été réalisées afin de « préparer la transition »  pour la future équipe socialiste. Mais elles sont aujourd’hui dévoilées par Le Télégramme et confirmées par plusieurs sources.

Parmi ces sources, le sénateur Jean-Marie Bockel par son rapport d’information sur la cyberdéfense devant être présenté le 18 juillet aux sénateurs de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.. Ce dernier affirme que le système de défense français contre les attaques informatiques est insuffisant.

Selon lui, « la coordination sur le sujet entre les différents ministères est trop faible, quand la porosité des systèmes est trop forte ».

Le consultant en cybercriminalité, Nicolas Caproni, déclare que « Ces cyberattaques rendues publiques ne sont malheureusement que le sommet de l'iceberg ». Il ajoute que le fait de rendre public ces attaques permettrait « à faire prendre conscience aux politiques, aux entreprises et aux particuliers que les cybermenaces sont quotidiennes et que l'État en est une cible privilégiée».

Ces cyberattaques visant les sites gouvernementaux ne sont pas une nouveauté. En effet, la Commission Européenne en fut victime en mars 2011, de même que Bercy.

 

 

 

 

Hadopi : encore et toujours !

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Dernières nouvelles d’Hadopi, complétant notre Edito du 5 juillet !

Plus de peur que de mal ?

Les internautes semblent surévaluer la capacité d’Hadopi à détecter le téléchargement illégal. Beaucoup pensent être surveillés et connaissent mal la riposte graduée.

Le groupement M@rsouin de l’université de Rennes a réalisé une enquête en mai 2012 sur 2 000 français. Selon les conclusions de l’enquête et de ses auteurs, « à l'ère de la loi Hadopi, les internautes ont une perception forte d'être détectés en cas de téléchargement. Cette probabilité élevée s'accompagne aussi d'une surestimation des capacités de surveillance de la Hadopi, contribuant à augmenter les risques associés au piratage. »

Pour le rappel du système de la riposte graduée, vous pouvez trouver les infos sur 59h bien sur !

Les internautes surévaluent grandement les capacités de contrôle d’Hadopi. Selon l’étude réalisée, ils évaluent à 36% la probabilité qu’Hadopi détecte un téléchargement illégal, alors que seulement 2,7% des internautes ayant participés à l’étude ont reçu le premier avertissement. Le risque de détection est aussi minimisé par ceux connaissant le système.

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La crainte d’être repéré pour téléchargement illégal varie peu entre ceux ayant déjà reçu un avertissement et ceux n’ayant jamais eu affaire à la Haute autorité. Les auteurs de l’enquête soulignent que « Les avertissements semblent donc avoir un effet faible sur les risques perçus associés au piratage ».

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L'évolution de l'industrie cinématographique : en hausse !

Hadopi déclare lutter contre le téléchargement illégal, téléchargement tuant l’industrie cinématographique et musicale.

Grâce au site CNC (Centre national du cinéma et l’image animée), petit retour sur les fréquentations ciné, les ventes de DVD !

Fréquentation totale (Millions d’entrées)

2012

2011

Evolution 2012/2011 (%)

Janvier

16,24

14,62

+11%

Février

17,96

21,59

-16,8%

Mars

16,05

17

-5,6%

Avril

20,39

13,78

+48%

Mai

16,52

15,71

+5,2%

Juin

14,68

14,56

+0,8%

Premier semestre

101,85

97,26

+4,7%

Année glissante (de juillet à juin)

221,21

200,55

+10,3%

Selon les dernières estimations, la fréquentation cinématographique aurait atteint 14,68 millions d’entrées au mois de juin 2012, soit 0,8% de plus qu’en juin 2011. De plus, selon les statistiques portant sur le premier trimestre de l’année 2012, 101,85 millions d’entrées ont été enregistrées ce trimestre, soit 4,7% d’augmentation par rapport au premier trimestre de l’année 2011.

Enfin, sur les douze derniers mois écoulés, les entrées dans les salles sont estimées à 221,21 millions, soit 10,3% d’augmentation par rapport aux douze mois précédents.

Il est donc difficile de s’émouvoir des « conséquences massives » du téléchargement sur l’industrie cinématographique ! De plus, les abonnements cinéma tels qu’UGC illimité, sont de plus en plus souscrits.

 Quant à la vente de DVD et Blu-ray, la dépense des ménages diminue de 11,8% par rapport au premier trimestre 2011. Le chiffre d’affaires des ventes de DVD a chuté de 17% alors que le chiffre d’affaires de ventes de Blu-ray ne fait qu’augmenter, avec +20,3%.

 

Unités (millions)

Evolution

Chiffre d’affaires (M€)

Evolution

DVD

26,30

-17,1%

228,67

-17%

Blu-ray

3,52

+24,6%

53,73

+20,3%

Total

29,83

-13,7%

282,41

-11,8%

12 derniers mois (avril 11 à mars 12)

127,63

-10,4%

1219,81

-10,(%

Le prix moyen d’un DVD s’élève à 17,44€ pour une nouveauté. Le prix de vente chute de 5,1% comparé à l’année 2011. Néanmoins, le prix d’un DVD dit classique progresse de 1,3% pour un prix de 7,81 €.

Quant au prix moyen du Blu-ray nouveauté, il s’élève à 22,52€ en moyenne, baissant alors de 4,5%. Le blu-ray classique est vendu à 11,82€.

 Au vue de la fréquentation des cinémas qui est nettement en hausse, le problème semble venir du prix du DVD. La vente de DVD semble augmenter lors de promos telles que 5 DVD 30€, qui est une offre attractive. Les français ne semblent donc pas s’opposer à participer activement à l’industrie cinématographique, prouvé par le nombre d’entrée, mais peuvent être freiné par le prix du DVD.

Virus DNS-Changer : attention à vos connexions!

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Lundi, le FBI coupera les serveurs liés à un ancien virus, le DNS-Changer, menaçant alors la connexion d’ordinateurs encore infectés.

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Entre 2006 et 2011, ce virus a contaminé près de 4 millions d’ordinateurs à travers le monde, touchant aussi bien les PC que les Mac. 10 000 ordinateurs en France semblent toujours infectés.

Ce virus, dissimulé dans le dossier « system » de l’ordinateur, modifiait l’adresse du serveur DNS (Domain Name Server) utilisé par l’ordinateur, permettant d’orienter la circulation des informations sur internet.Les résultats affichés par les moteurs de recherche étaient alors modifiés, ou les internautes étaient redirigés vers des sites malveillants. Par les spams apparaissant sur les dit-sites, les cybercriminels estoniens, créateurs du virus, auraient gagnés 14 millions de dollars ! En effet, étant rémunérés par le nombre de vues, de clics sur les spams, ils ont redirigés les internautes sur ces sites.

Au nombre de six, ils furent arrêtés en novembre 2011 par le FBI, menant l’opération « Ghost Click ». Cette arrestation bloqua les adresses IP utilisées par les pirates, privant alors les ordinateurs infectés de connexion. En effet, les ordinateurs contaminés par le virus avaient été configurés pour utiliser les serveurs des hackers afin de se connecter sur internet.

Le FBI avait alors mis en place temporairement des serveurs sains, afin de permettre aux ordinateurs contaminés de s’y rediriger. Ces serveurs devaient durer jusqu’à ce que les utilisateurs aient le temps de nettoyer leur ordinateur et de restaurer leur configuration DNS.

Lundi 9 juillet, les serveurs de remplacement seront totalement désactivés. Le FBI estime que 275 000 ordinateurs sont toujours infectés, dont 10 000 en France. Il estime également que la moitié des entreprises américaines les plus importantes sont toujours infectées.

Des sites permettent de vérifier si l’ordinateur est toujours infecté. En France, des experts du CERT-Lexsi, par le biais de DNS-OK.fr, permettent de tester l’ordinateur et de le reconfigurer si besoin est. 

Microsoft, fraude fiscale?

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Inutile de vous présenter l’empire Microsoft. Néanmoins, le géant américain fait aujourd’hui parler de lui d’une façon inattendue. La filiale française de Microsoft, dirigée par Eric Boustouller et comptant plus de 1 600 collaborateurs, générant près de 75 000 emplois en france, a fait l’objet le 28 juin dernier d’un contrôle fiscal. 

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Selon le Canard enchaîné, dans son édition de ce mercredi, le ministère des finances soupçonne la filiale de fraude fiscale en France. Par le biais de sociétés étrangères, Microsoft aurait facturé à un client français, du moins connu pour l’instant, des services commerciaux accomplis en France par des employés et cadres de filiales de Microsoft afin d’échapper à l’impôt sur les sociétés.

Le juge des libertés à l’origine de la perquisition du 28 juin avait déclaré « Il peut être présumé que Microsoft Online Inc. développe, depuis 2008, une activité commerciale à destination de clients français, pour le marché français, en utilisant des moyens humains et matériels de la SAS Microsoft France, situé en France » et ce « sans souscrire les déclarations fiscales correspondantes ».

Microsoft aurait alors « échapper à l'impôt sur les sociétés, qui est de 0 % dans les Etats de Washington ou du Nevada, et de seulement 12,5 % en Irlande, contre 33,3 % en France ».  Selon Le Canard enchaîné, le fisc cherche à savoir si cette fraude présumée, assez consistante, n’est pas plus importante qu’il n’y parait.

Marc Mossé, le directeur des affaires juridiques de Microsoft France, avait affirmé que le contrôle effectué par l’administration fiscale constitue un contrôle classique.

Le Canard enchaîné affirme quant à lui que  « 67 inspecteurs et contrôleurs de divers services fiscaux", comme la Direction nationale des enquêtes fiscales et la Brigade de vérification des comptabilités informatisés, ainsi qu'"une trentaine d'officiers de police judiciaire » étaient présents lors de la perquisition du 28 juin.

Ce qui semble démontrer que le contrôle opéré par le fisc n’est pas si ordinaire, comme l’affirme Microsoft France.

 

Rejet du traité ACTA.

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Après des mois à militer, ses opposants auront eu raison de ce traité. Par 478 voix contre, 39 voix pour et 165 abstentions, le Parlement européen a rejeté aujourd’hui le traité ACTA (Anti Counterfeiting Trade Agreement pour les bilingues).

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Petit rappel. Ce traité international avait pour objectif de lutter contre la contrefaçon et le téléchargement pirate. Par l’instauration d’une coopération et d’une unification des législations entre les signataires pour la lutte contre la contrefaçon en générale, aussi bien pour le téléchargement d’œuvres soumises au droit d’auteur, en passant par les accessoires de marque ou les médicaments. Une proportionnalité entre la gravité de l’atteinte et les peines applicables devait être instaurée. Les sanctions pouvaient aller des dommages et intérêts aux sanctions pénales (amende, emprisonnement…).

Le traité ACTA a été conclu sous la forme d’un accord commercial anti-contrefaçon passé entre la plupart des Etats européens, l’Union Européenne, les Etats-Unis, le Mexique, le Maroc, le Canada, la Nouvelle Zélande, Singapour, la Corée du Sud et le Japon. En résumé, ce traité fut signé par 37 pays en plus de l’UE.

La signature de cet accord a eu lieu au Japon le 26 janvier, succédant alors à un accord de 1994 de l’OMC. Néanmoins, pour entrée en vigueur, le traité devait être ratifié par six signataires minimum.

Mais une grande opposition s’est formée contre ce traité. Le 11 février dernier, une manifestation avait été organisée dans des villes telles que Berlin, Paris, Vienne ou encore Munich, considérant l’accord comme une « menace majeure pour la liberté d’expression ».

Le traité était également contesté par le fait que les négociations, révélées en 2008, étaient en réalité menées secrètement depuis plusieurs années. De plus, la lutte contre la contrefaçon, autant des produits que des services, allait passer par une censure, un filtrage d’internet.

Le Parlement européen a tranché en leur faveur. Les termes indécis, vagues du traité et la forte mobilisation ont eu raison de lui.

 

Edito 59H : Hadopi, le bilan chiffré

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Issue de la loi du 12 juin 2009 relative à la diffusion et la à la protection de la création sur internet, Hadopi ne cesse de faire parler de lui.

Le budget consacré par la Haute autorité a fait polémique pour des résultats peu visibles ; le gouvernement actuel avait envisagé sa suppression pour la remplacer par une licence globale ; les campagnes de pub ont permis de faire sourire les français en période de crise, tout comme les mails d’avertissement qui font peur, très peur ! Autre nouvelle, passée inaperçue, la charte d’Hadopi !

L’idée de la licence globale.

Pendant la campagne présidentielle, il n’y avait pas de débat : Hadopi devait être supprimé en raison de son manque d’inefficacité, de son coût au profit d’une licence globale.

François Hollande avait envisagé la mise en place d’une licence intégré dans le forfait internet payé par l’internaute. Cette somme serait reversée aux principaux concernés en échange d’une dépénalisation du téléchargement. Proposition intéressante mais laissée sans suite…

Avouez amis geek et pirates, c’était une proposition de campagne plus qu’intéressante !

Aurélie Filipetti, actuelle ministre de la culture, déclarait d’ailleurs en décembre 2011  « Moi, je veux supprimer Hadopi, oui. Ne nous trompons pas : le numérique est une aubaine, il va nous permettre de multiplier les formes artistiques et leur consommation. Il faut sortir d'une vision malthusienne et mettre fin au modèle répressif. » Elle ajouta lors de sa nomination que le système de sanctions était inefficace et négatif. Mais aujourd’hui, Hadopi est toujours présent et le gouvernement envisage désormais une concertation plutôt qu’une suppression pure et simple du principe.

Pierre Lescure, ancien directeur de Canal+, fut nommé courant mai à la tête de la commission de concertation sur Hadopi. Cette commission aurait pour but de mêler les ayants droits afin de trouver la solution adéquate.

La concertation devrait commencer en juillet, à suivre !

Hadopi coûterait 11 millions d’euros par an à l’Etat, somme à laquelle doit être ajouté les frais des sociétés chargées du repérage des fichiers illicites. 

Le bilan au 1er juin 2012.

On vous rappelle le principe de la « réponse graduée ». Lorsqu’un internaute est pris en téléchargement illégal, un premier courrier de recommandation est envoyé afin que l’internaute stoppe cette activité illégale ! Six mois après, si le mauvais internaute continue malgré tout à télécharger (ce qui est mal, très mal), un second avertissement est envoyé par lettre recommandée. Enfin, si après ces beaux courriers l’internaute persiste, son dossier est examiné et transmis à la justice.

Le précédent bilan du 1er décembre 2011 démontrait 750 000 premiers avertissements, 93 000 seconds avertissements et 150 dossiers examinés.

1 090 000 avertissements par courriers électroniques ont été envoyés, soit 4,7% des abonnés internet touchés pour le premier avertissement.

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Pour le second avertissement, 99 000 recommandations seulement et, dans la troisième phase, 314 dossiers seraient en cours d’examen.

Par les statistiques avancées par la Haute autorité, le nombre d’avertissement aurait donc augmenté de 45,3% en six mois. De plus, le second avertissement aurait augmenté de 57%. Soit Hadopi se met sérieusement au travail soit les internautes se font prendre.

Quant aux 314 dossiers en examen, 150 le sont depuis décembre 2011 et aucun jugement n’a eu lieu pour l’instant. Hadopi veut se montrer sympa avec les internautes téléchargeant ou le système est-il défaillant, ne permettant pas une condamnation juridique ? Question !

Belle petite carte établie par Hadopi afin d’illustrer les recommandations envoyées par département.

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Les lobbies.

wx3qt65ic7s8nboczuwq.jpgPascal Nègre, dirigeant d’Universal music, ne cesse de faire l’éloge d’Hadopi « Il s'est passé ce que l'on avait dit depuis le départ : sur un million d'e-mails envoyés, 95% des gens arrêtent. Sur ceux qui remettent ça, (après) la centaine de milliers de lettres recommandées, à nouveau 90% arrêtent ». Il aimerait également plus de sanctions, soit : « il faut leur foutre un coup sur la gueule ».

ayc8f2uyvdpkf2x5eh1p.gifLe Président de Gaumont, Nicolas Seydoux, déclare que « sans être parfaite, comme toute solution d’un sujet complexe, l'Hadopi mérite mieux que les commentaires désobligeants et inexpérimentés que certains voudraient faire prévaloir ». Il pense également qu’ « entre le 15 mai et le 15 décembre 2011, aucun film français n'a été téléchargé sur le web ». Mouais..

Jack Lang, ancien ministre de la Culture, et son cabinet ont adressé une note à François Hollande afin que ce dernier se prononce clairement contre la licence globale, licence représentant un danger mortel pour le cinéma et l’écrit. Il propose un bilan afin de parvenir à une révision de la loi d’Hadopi et non à une suppression.

Par contre, contrairement à l’avis des principaux intéressés, les agents d’Hadopi chargés d’assurer son fonctionnement n’approuvent pas forcément le système et en seraient même mécontents.

Selon une enquête interne effectuée par le magazine Stratégies pour le site Frenchweb auprès des salariés, 56,5 % estime que « les règles de fonctionnement de leur institution ne sont pas justes ».

La charte Hadopi.

twtolkb1xsmwsdv7mr4f.jpgDepuis juin, Hadopi invite les professionnels permettant l’accès à internet auprès de leurs salariés, clients, locataires (famille aussi), d’insérer une clause sur Hadopi dans les différents contrats de bail, d’emploi, de chartes informatiques et j’en passe.

Pour se faire, la Haute autorité rappelle que « les ressources informatiques ne doivent en aucune manière être utilisées à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d’œuvres ou d’objets protégés par un droit d’auteur (...) sans l'autorisation des titulaires de droits ». De plus, l’utilisateur « tenu de se conformer à la politique de sécurité, y compris aux règles d’utilisation des moyens de sécurisation mis en œuvre dans le but de prévenir l’utilisation illicite des ressources informatiques, et de s’abstenir de tout acte portant atteinte à l’efficacité de ces moyens ».

En cas de non-conformité, le titulaire de l’accès internet et le professionnel, verront leur responsabilité pénale engagée pour négligence caractérisée. Soit une amende maximum de 1 500 euros et 7 500 euros pour les personnes morales. Une suspension de l’accès à internet pourrait également être envisagée par le juge. 

Nous attendons le prochain bilan avec impatience!

 

Nouvelle taxe pour les ordinateurs ?

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Le gouvernement, cherchant une nouvelle façon de subventionner l’audiovisuel public, envisage la création d’une redevance audiovisuelle sur les écrans d’ordinateur.

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En effet, depuis la suppression de la publicité après 20 heures sur les chaines publiques, entrainant une perte de plus de 600 millions d’euros sur quatre ans, un moyen doit être trouvé afin de le combler.

La ministre de la culture, Aurélie Filippetti émet alors l’hypothèse d’étendre la contribution de l’audiovisuel public aux écrans d’ordinateur lorsque le foyer ne possède pas de télévision. Elle déclare qu’ «Aujourd'hui la télévision va beaucoup passer par les ordinateurs. Est-ce qu'il faut étendre la redevance à des écrans d'ordinateur quand on n'a pas de télévision? C'est une question qui se pose, mais ça serait une redevance évidemment par habitation, on ne paiera pas une redevance en plus si on a un ordinateur et une télé ».

Explications : cette taxe sera uniquement destinée aux foyers n’ayant pas déclarés de téléviseurs. Quelle sera l’étendue de cette taxe, devant être étudiée à la fin de l’année pour le budget de l’année 2013 ?

Selon le Figaro, Bernard Heger, délégué général du Simavelec (le syndicat national de l’électronique grand public) déclare  « À ce jour, il existe 50 millions de téléviseurs en France. (…) Cela signifie qu’il y a quasiment en moyenne deux téléviseurs par foyer. Autrement dit, selon nos estimations, seulement 200 000 foyers ne disposeraient pas actuellement de télévision et seraient donc concernés par l’extension de la redevance. De quoi rapporter à l’État une somme comprise entre 20 et 30 millions d’euros. » Le gain obtenu par cette redevance s’éléverait entre 5 et 25 millions d’euros, et non les 50 millions d’euros qu’estime la SACD.

Cette redevance s’ajoutera alors à la « Contribution à l’audiovisuel public » s’élevant aujourd’hui à 125 euros. 

Mais un problème se pose. Des personnes ne souhaitent tout simplement pas regarder la télévision alors que d’autres se servent de leurs ordinateurs pour le faire. Comment les distinguer afin de ne prélever cette taxe qu’aux réels téléspectateurs ?

 De plus, il serait également nécessaire de déterminer quel appareil serait concerné. En effet, l’éventail est vaste entre tablettes, smartphones, pc. Leurs caractéristiques rentreraient également en compte, comme les ordinateurs équipés de tuner TNT ou non.

Le gouvernement envisagerait également d’étendre la redevance télé dite « classique » aux résidences secondaires. A suivre…

Une autre nouvelle semble également pousser le gouvernement à trouver une nouvelle taxe. La taxe télécom, créée pour compenser la baisse des recettes publicitaires de France Télévisions, pourrait être révoquée par Bruxelles. Cette révocation aurait pour conséquence un remboursement d’un milliard d’euros pour l’Etat et un nouveau trou dans le budget. Ceci pourrait expliquer cela. 

Minitel : la fin d’une époque !

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Rappelez-vous, cette petite boite qui nous intriguait petit. Interdiction d’y toucher parce que « ça coute cher !! ». 

y5imc8e2zh1wy6kux6ws.jpgEn 1981, il fut lancé en Ille-et-Vilaine et répandu dans le reste de la France en 1982, le Minitel est définitivement inutilisable depuis ce samedi 30 juin. L’arrêt du système, soit le protocole X.25 et le réseau Transpac, avait déjà été programmé au 30 septembre 2011 mais fut reporté. Les 700 000 minitels encore en circulation ne seront plus d’aucune utilité. 

Le Minitel, d’invention française, fut la fierté de la France. Selon le Time, ce retrait du Minitel « mettra fin à une ère unique de l'histoire sociale et industrielle française ». Jacques Chirac avait d’ailleurs déclaré en 1997 « Aujourd'hui, un boulanger qui vit à Aubervilliers sait exactement comment vérifier ses relevés de compte sur le Minitel. Peut-on dire la même chose d'un boulanger à New York ? » . 

Petit rappel sur le Minitel. Vous vous souvenez surement des 36 15 ou encore 36 11, 36 13, 36 14… Ces préfixes déterminaient le coût par l’utilisateur, allant de 0,02 à 1,41 euros ! Ce qui pouvait rendre l’information assez chère. Ces recettes étaient partagées entre la DGT (Direction Générale des Télécommunications), soit France Telecom, et le fournisseur de services pour 60%. A la fin des années 90, le chiffre d’affaires s’élevait à un milliard d’euros. 

wpwub11179ys8101y91j.jpegLe réseau Transpac utilisé par le Minitel était centralisé, les terminaux ne pouvaient communiquer entre eux, contrairement à Internet. Ce réseau ne permettait donc que de se connecter à des serveurs centraux afin d’accéder à des données. De plus, ce réseau se restreignait à la France et ne pouvait donc communiquer avec les réseaux du même type à l’étranger. 
Selon Benjamin Thierry, enseignant à l’IUFM de l’Académie de Paris et spécialiste de l’histoire des interfaces homme-machine, « Internet est un réseau de réseaux. C'est une logique différente de celle du Minitel, une logique d'englobement au sein de laquelle on ne veut pas de centre politique ou technique ». 

Le Minitel fut également développé au Royaume Uni par le Prestel ou Ceefax, et en Allemagne avec le Bildschirmtext, mais n’ont pas eu le succès escompté. A l’étranger, les terminaux étaient payants, la population n’y voyait pas l’intérêt. En France, 9 millions de terminaux étaient présents dans les foyers en 2000. 

Le passage à Internet a modifié la donne. En effet, par ce nouveau moyen technologique, les éditeurs ne touchaient rien sur l’accès à leur site, contrairement au Minitel. Cette réticence aurait-elle restreinte le développement d’Internet à ses débuts ? Cette théorie est défendue par le New York Times. Le journal met en avant la Bretagne, région apparemment fervente utilisatrice du Minitel, notamment par les agriculteurs. Selon Benjamin Thierry, il « défend le paradoxe qui consiste à dire que du point de vue des services, le Minitel a créé un long moment de frein, mais a favorisé l'usage d'Internet. Un grand nombre de concepts qui organisent toujours notre vie digitale, comme les messageries ou les pseudonymes, existaient déjà avec le Minitel. » La fin du Minitel était donc prévisible, face au développement d’Internet et des ordinateurs. Les terminaux n’étaient de toute évidence d’aucune autre utilité.

Edito 59H : Hadopi, le bilan!

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Les candidats de la présidentielle s'accordant en faveur de sa suppression, excepté Nicolas Sarkozy, Hadopi juge nécessaire de faire son bilan. Depuis un an et demi de "lutte" contre le piratage, Hadopi se félicite de ses effets réels, autant sur les offres légales que sur le téléchargement illégal.

Le P2P.

5lyzg2dps6kzmu0qf59j.jpgDans un rapport de seize pages, illustré de graphiques et en couleur s'il vous plait !, l'audience des principaux logiciels de P2P, eMule et BitTorrent entre autres, aurait chuté de 29% en 2011. Plus de 4,5 millions de français utilisaient ces logiciels contre 3 millions fin 2011. Aucun doute pour Hadopi, cela résulte des mails d'avertissement envoyés aux internautes.
En effet, il semblerait que 95% des personnes ayant reçu une recommandation ne soient plus inquiétés par la suite. Parmi ces 95%, si certains arrêtent de télécharger, d'autres ne se font sûrement pas reprendre! "92% des personnes ayant reçu une deuxième recommandation sont dans la même situation (pas de nouveau comportement illicite constaté dans les délais prévus par la Loi), (…) 98% des personnes ayant reçu une troisième recommandation sont dans la même situation". Autre argument avancé, les français se tourneraient désormais vers les offres légales, particulièrement pour la musique. 

Un sondé sur trois estime en effet qu' Hadopi l'incite à "à consommer plus régulièrement des œuvres culturelles sur des sites respectueux du droit d'auteur" et "71 % des utilisateurs de peer-to-peer déclarent qu'ils arrêteraient de télécharger des contenus illicites s'ils recevaient une recommandation de l'Hadopi".

Le streaming.

Concernant le streaming, Hadopi ne peut s'exprimer sur le sujet actuellement car ils reconnaissent "manquer terriblement de données". 

Le secrétaire général de l'Hadopi a tout de même une «intuition». Il n'y a pas un report massif du P2P sur le streaming et le téléchargement illégale mais une "diversification des usages". 

Hadopi affirme que «rien ne permet d'affirmer qu'il y a eu un report massif des usages vers les technologies de streaming ou de téléchargement direct».

Depuis la fin de Megaupload, les progressions sont rares, il semblerait même que Hotfile perde un million de visiteurs. 

Toutefois, le streaming et le téléchargement illégal est en hausse de 12% en 2011! Sachant que ces statistiques ne prennent pas en compte FileSonic, FileServe, VideoBB et autres, le pourcentage semble s'avérer plus élevé en réalité. 

Médiatrie propose des données selon lesquelles, depuis octobre 2010, date de lancée des mails d'avertissement, le streaming et le téléchargement direct est passé de 6,5 à 8,3 millions de visiteurs! Ce qui représente tout de même une hausse de 29% ! Mais non, pour la Haute Autorité, le piratage est en baisse, les français prennent Hadopi très au sérieux et n'osent plus télécharger, ou alors légalement bien sur!

Dernière statistique intéressante, depuis janvier 2009, la croissance est de 177%. 

Quelques graphiques du Figaro pour illustrer tout ça.


Jusqu'à mi-2010, le téléchargement était largement en tête face au streaming. Puis, dès le lancement des courriers d'Hadopi, le streaming s'est alors hissé en tête pendant que P2P déclinait peu à peu.

Les offres légales.

Mais Hadopi se défend par la multiplication des offres légales qui semble séduire de nombreux français qui ont compris que oui, c'est mal, très mal de télécharger et qu'il faut payer pour avoir accès à la culture! 


Toutefois, il semblerait, toujours selon Médimétrie, que l'audience a stagnée, tournant toujours aux alentours de 13,5 millions de visiteurs. Notons qu'iTunes occupe une place importante dans cette statistique, en raison de la vente décuplée d'iPhones, d'iPod, d'iPad. 

Le bilan.

Selon le secrétaire général d'Hadopi, Eric Walter, il est trop tôt pour attester d'un report du P2P sur le streaming. 

Il réaffirme que la mission d'Hadopi porte sur le P2P, et non le streaming. Ah oui, la voilà l'explication! Comme Hadopi lutte contre le peer-to-peer, la lutte contre le streaming arrivera après. Donc, même si le streaming est actuellement fortement en hausse, dès qu'Hadopi va s'en occuper, cela va forcément changer! Vraiment trop fort Hadopi! Logique. 

Pour Eric Walter, "le cœur du sujet n'est pas là" mais le P2P. Alors oui, on constate véritablement une baisse de l'utilisation des logiciels de P2P.

Nicolas Sarkozy se réjouit de ces résultats, estimant le bilan "indiscutable", précisant alors le "rôle pionnier" de la France en la matière. 

Allez, arrêtons un peu le cynisme et soyons optimiste! Si vous êtes intéréssé par le bilan d'Hadopi, c'est ici (PDF).

Google : bientôt un stockage façon Cloud

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Le géant de Mountain View serait en train de s’activer pour rattraper son retard sur Apple et Microsoft. Un article du Wall Street Journal indique même que Google proposerait son service de stockage cloud dans quelques semaines tout au plus.

gqb1djoenn9yld7fjhi1.jpgLe service de stockage et de synchronisation en ligne est un secteur qui progresse bien actuellement sur Internet. Sur ce marché du "cloud", les leaders sont iCloud d’Apple et  SkyDrive de Microsoft. Ces derniers seraient donc en passe de faire face à une redoutable concurrence de la part de Google qui devrait lancer sous peu son Drive selon Wall Street Journal.

Ainsi, Google proposera une offre de stockage et de partage classique pour n’importe quel type de document allant des textes aux images en passant par les vidéos et les présentations. Le Drive devrait être disponible aussi bien d’un PC que d’un Smartphone ou une tablette. La firme de Moutain View devrait proposer deux versions de son service : un freemium et un premium. Gratuite, la première proposera une utilisation simpliste, mais limitée à 2 Go tandis que la seconde va proposer plusieurs autres fonctionnalités avec une plus grande capacité de stockage. Selon le Wall Street Journal, le Drive de Google serait moins cher que ses principaux concurrents. Enfin, suivant la stratégie de la firme, depuis toujours, ce service de stockage devrait trouver sa place au sein des autres services Google.

Il est à noter que Drive succèdera à G-Drive, la première expérience de Google en matière de service de stockage Cloud.

PC UPDATE et Hardware magazine sont accessibles gratuitement sur Internet

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Notre confrère de la presse papier offre de visualiser ses 100  premiers numéros directement sur le web. Pour cela rien de plus simple, il suffit de se rendre sur ce site et de cliquer sur la couverture de magazine à consulter.

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Edito 59H : L'affaire Megaupload.

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Un rapide rappel des faits. Comme nous vous l’avions annoncé, la justice américaine a fermée la semaine dernière dix-huit sites Internet dont Megaupload et par conséquent Megavideo en raison de la violation des droits d’auteurs en proposant le téléchargement de films, séries et autres produits piratés. Megaupload permettait de partager également des fichiers légaux. Le préjudice subi par l’industrie culturelle s’élève, selon les autorités américaines, à 500 millions de dollars. 50 millions de dollars ont été saisis sur les comptes de la société basée à Hong Kong.

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Selon le FBI, Megaupload représentait l'une des plus « grandes affaires de violation des droits d'auteur jamais traitées aux Etats-Unis ». Megaupload, fort de son succès en France avec presque 8 millions de visites en novembre dernier, lance aujourd’hui la polémique et présage un futur assez sombre pour les amateurs du téléchargement.

Concernant l’historique de ce site, Megaupload a été crée par Kim Schmitz en 2005, un allemand disposant également de la nationalité finlandaise. Il a établi son activité à Hong Kong et élu résidence en Nouvelle Zélande. Il possédait 68% des parts de Megaupload et 100% de la société Vestor Limited d’Hong Kong gérant Megaupload et Megaporn. Six autres personnes ont également été interpellées. Son défaut aurait été d’avoir des serveurs implantés aux Etats Unis.  

La justice américaine leur reproche d’avoir acquis 175 millions de dollars de profits par les abonnements payants et la publicité. Par son arrestation, des éléments apparaissent quant au mode de vie du fondateur. Il vivait dans une luxueuse villa de l’île, aurait financé quelques mois après son arrivée sur l’île le feu d’artifice d’Auckland pour le Nouvel an et dépensait près de 8 millions de dollars en location de yachts dans la Méditerranée. Les policiers ont également saisis de nombreuses voitures de luxe à son domicile. Il y a peu, il avait réalisé une vidéo intitulée « Mega Song », vidéo dans laquelle des stars américaines de la justice, dont Puff Daddy, chantaient les mérites de Megaupload !

L’arrestation de Kim Schmitz, allas Kim Dotcom, a été mouvementée. L’assaut avait été donnée par 76 policiers, aidés de deux hélicoptères. Le fondateur se serait réfugié dans la chambre forte de sa résidence avec un fusil à canon scié, trois passeports et quarante-cinq cartes de crédit. Les conditions de son arrestation n’ont pas jouées en sa faveur !

Kim Schmitz serait maintenu en détention en Nouvelle Zélande jusqu’au 22 février afin d’étudier la procédure d’extradition vers les Etats Unis. La justice a refusée la demande de liberté sous caution ce mercredi. Le juge David McNaugton, chargé de l’affaire, estime en effet  qu’avec « la détermination et les ressources financières » du fondateur de Megaupload, « un risque de fuite avéré » hors de Nouvelle-Zélande est possible. L’avocat de Kim Dotcom rétorque que son client est prêt à respecter les conditions de la liberté conditionnelle en ce qu’il souhaite rejoindre sa femme enceinte de jumeaux, ainsi que ses trois enfants. De plus, l’avocat insiste sur le fait qu’il ne passera pas inaperçu aux contrôles de douanes et d’immigration et raison de sa corpulence (2 mètres pour 130 kilos tout de même !).

Toutefois, le directeur technique de la plateforme, Emmanuel Gadaix, a affirmé la semaine dernière sa priorité : rétablir le service pour les utilisateurs et les entreprises l’utilisant régulièrement à des fins légales.

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La fermeture de Megaupload éveille de nombreux souvenirs concernant les réactions des autorités judiciaires contre le téléchargement illégal depuis plus de dix ans. Bref historique des ancêtres du piratage.

Napster : logiciel de Peer To Peer ayant vu le jour en 1999 par Sean Parker qui permettait le téléchargement illégal d’œuvres culturelles. Des artistes s’étaient élevés contre ce logiciel dont Metallica ou le producteur Dr Dre. Sean Parker avait été condamné en septembre 2001 à payer 36 millions de dollars de dommages et intérêts aux ayants droits des œuvres.

KaZaA : Sharman Networks, société éditrice de ce logiciel de P2P, fut condamnée fin 2005 à verser 100 millions de dollars à l’industrie musicale. Le service s’est alors transformé en plateforme de téléchargement légal. Originalité à l’époque, une mère de famille du Minnesota fut condamnée à payer 1.92 millions de dollars en réparation pour avoir partager vingt-quatre titres musicaux sur KaZaA ! Face à cette condamnation, les mises en garde d’Hadopi semblent bien faibles…

Morpheus : logiciel de P2P de la société Streamcast reprenant le même modèle que Napster. Cette société a fait faillite en raison des poursuites judiciaires exercées à son encontre.

Emule : logiciel de P2P ayant fait l’objet de poursuites pour la fermeture des serveurs hébergeant illégalement des œuvres, comme l’Allemagne en 2007. Concernant la France, eMule-Paradise fut l’objet d’un procès en janvier 2011.

Limewire : reprenant le principe d’Emule, des poursuites ont abouties à la fermeture du site en 2010.

Suprnova : lancé en 2002, le site fut fermé en 2004 par le créateur en raison des menaces de poursuites.

The Pirate Bay : lancé en 2003, ce moteur de recherche suédois fut fermé en 2010 après que ses fondateurs soient condamnés à quelques mois de prison et à une amende de plus de 7 millions de dollars. En août 2011, ils ont lancé une plateforme d’hébergement de fichiers, reprenant le modèle de Megaupload mais en déclarant vouloir respecter la légalité.

Rapidshare : site de téléchargement équivalent à Megaupload crée en 2006 a été poursuivi plusieurs fois, comme en 2008, en 2009 à verser 24 millions de dommages et intérêts.

Suite à la fermeture de Megaupload, leader en la matière, une panique se répand chez les concurrents. Les sites de streaming ferment, Filesonic, Fileserve ou encore VideoBB ont d’ores et déjà arrêtés leur activité. Toutefois, Rapidshare déclare ne rien se reprocher et ne prévoit aucune modification de son activité.

Concernant Filesonic, dont le concept était équivalent à Megaupload, un message est désormais affiché « Notre service ne peut être utilisé que pour envoyer et récupérer les fichiers que vous avez vous-même envoyés ».

Fileserve a arrêté de rétribuer les contributeurs de fichiers très demandés. 25$ était proposé pour 1000 téléchargements.

Quant à Uploaded.to, une originalité est présente. Au lieu d’arrêter toute activité, le site interdit l’accès aux adresses Ip émanant des Etats-Unis afin de ne pas être visé par la justice américaine !

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L'action d'Anonymous.

Parlons enfin de l’action du collectif d’activistes, Anonymous. 

Ils ont lancés « l'Opération Blackout », leur plus vaste cyberattaque. En effet, ils ont touchés les sites du FBI, du ministère de la justice américain, d'Universal Music ou encore de l'association professionnelle du disque RIAA. 

Aussi, ils se sont attaqués à de nombreuses institutions afin de prôner la liberté sur Internet. Parmi les sites touchés se trouvent l’Elysée, Hadopi avec des messages tels que « Sarko, Sarko, le peuple aura ta peau ». 

Ils déclarent « Le jour que nous attendions tous est malheureusement arrivé. Les Etats-Unis censurent l'Internet ». « Notre réplique est que nous ne resterons pas assis pendant que le gouvernement prend les droits que nous lui faisions confiance de garder »

En conclusion, malgré la fermeture de Megaupload et comme nous le prouve le rapide historique effectué sur les plateformes de téléchargement illégal, d’autres sites devraient bientôt prendre le relais. Depuis dix ans, le téléchargement fluctue et face à la demande croissante, l’offre ne devrait pas tarder à apparaitre.

Selon nous, le téléchargement permet l’achat. En effet, lorsqu’on aime une œuvre culturelle, le fait de la télécharger pour la visionner ne nous empêche nullement par la suite de l’acheter et peut même y conduire ! Nous citerons une phrase trouvée sur le net qui illustre parfaitement nos propos : «  Le téléchargement est comme la nourriture : on aime goûter avant d’acheter ». La preuve récente se retrouve dans les bénéfices effectués par le cinéma, avec comme dernier exemple Intouchables. Avec le prix actuel des coffrets de séries télés, des films ou encore des albums musicaux, le consommateur effectue l’achat en étant certain que le contenu lui plaira. Le coût étant trop important pour certains.

Ce débat rappelle celui de la musique, dénoncé par les majors. Le fait de télécharger des titres plutôt que d’acheter les albums n’entraine pas une baisse certaine de la consommation. Les concerts sont toujours aussi complets et les revenus de certains artistes ne font qu’augmenter, comme en témoigne ce dernier classement.

Tous n’ont pas le même accès à la culture, n’ont pas les moyens d’aller au cinéma régulièrement, d’acheter des albums, de se rendre à des concerts ou encore d’acheter des livres. Le téléchargement constitue alors pour eux le seul accès à la culture et un accès peu coûteux. Désormais, il nous semble impossible d’arrêter toute forme de téléchargement, les habitudes étant prises et les consommateurs ne voulant revenir en arrière. Les majors et ayants droits doivent se faire à cette idée, la consommation des œuvres culturelles a évoluée et ne peut alors être similaire à ce qu’ils ont connus. Nous sommes désormais dans une société de consommation! 

Une réforme serait bienvenue en envisageant par exemple d’allouer 1€ supplémentaire sur chaque connexion internet, euro qui serait reversé à un fond prévu à cet effet et qui aurait pour but de financer et retribuer la culture en général, une licence globale en quelque sorte, on en parle depuis 2001...

Qu’en pensez vous ?

     

Google bouleverse sa politique de confidentialité !

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Une polémique s’annonce : à partir du 1er mars, Google modifiera les règles de confidentialité afin de consolider les informations de ses utilisateurs.

Rappelons que Google a déjà lancé la recherche sociale ce mois, recherche enrichie des contenus publiés sur le réseau social Google +. Après cette première polémique, Google enchaine.

En effet, Google fait évoluer ses règles de confidentialité pour ses utilisateurs afin de traiter un internaute utilisant à la fois Google Maps, Gmail et YouTube comme étant la même personne et ce, afin de simplifier le règles pour l’utilisateur. Il n’y aura plus qu’une même règle pour ces différents services et non plus près de soixante chartes différentes. Cette règle associera l’identité des utilisateurs sur leurs différents usages afin de permettre à Google de devenir l’assistant personnel de chaque internaute. 

« Nous pouvons vous envoyer un rappel pour vous prévenir que vous allez être en retard, en fonction de votre localisation géographique, votre agenda et les conditions de circulation ». Le groupe Internet souhaite également améliorer les suggestions de son moteur de recherche ou de son correcteur orthographique, en fonction de termes recherchés précédemment. Les utilisateurs devront accepter la nouvelle charte afin de pouvoir continuer à utiliser leurs comptes. Sinon, ils ne pourront plus utiliser les services Google mais pourront toutefois récupérer leurs données.

La modification des règles de confidentialité semble surtout avoir pour but un ciblage publicitaire plus affiné. L’intérêt semble donc plus économique pour Google qu’utilitaire pour l’internaute. Le groupe le confirme « A terme, cela conduira à de meilleurs résultats de recherche et de meilleures publicités ». Cette amélioration ne sera pas négligeable pour Google qui a généré 96% de ses 38 milliards de dollars de chiffre d’affaires par la publicité ! Le groupe affirme que cette modification permettra de  « protéger la vie privée des internautes tout en la rendant plus utile dans leur vie quotidienne ».

Selon le site Gizmodo, Google enfreint ainsi l’un de ses principes fondateurs en matière de vie privée, principe prévoyant une variété de choix en matière de protection des données personnelles pour les utilisateurs. Gizmodo explique que ces nouvelles règles abolissent cette finesse de contrôle promise par Google.

Enfin, il est important de donner que l’Europe s’efforce actuellement de réformer sa réglementation quant à la protection des données personnelles des internautes. Cette réforme visant particulièrement Facebook, Amazon, LinkedIn et Google évidemment et prévoit par l’exemple un droit à l’oubli des données personnelles.

Google affirme avoir  «  consulté les autorités de protection de la vie privée, la FTC comme la CNIL en France », explique Peter Fleischer. « La simplification de nos politiques pour plus de lisibilité nous semble aller dans le sens de ce que préconisent les différentes autorités ».

Affaire à suivre ! 

Megaupload fermé !.

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La nouvelle se répand comme une trainée de poudre actuellement sur la toile, on y a apprend que le FBI a fermé le site de Megaupload.

1s77y88rapn4nm4fevg5.jpegC’est véritablement une surprise car d’une part la société est implantée à Hong Kong, un petit paradis à ce niveau,  mais d’autre part le nombre de fichiers hébergé illégalement ne prête pas à confusion.
Le FBI a pu procéder à la coupure de Megaupload et de 18 sites affiliés, notamment car des serveurs sont implantés en Virginie, et des plaintes ont été déposées dans cet état.
De plus, c’est le 13 ème site le plus visité au monde donc la pression médiatique devait être très importante.
 
Le créateur allemand, Kim Schmitz dit "Dotcom", a été arrêté pour violation de copyright mais aussi pour blanchiment d’argent, il serait question de 175 millions de dollars de profit et 500 de pertes pour les ayants-droit, 50 millions de dollars auraient été saisis sur des comptes à Hong Kong. Sept autres personnes liées à Megaupload seraient également en état d’arrestation, ils encourent jusqu’à 20 ans de prison suite à 20 mandats déposés dans 8 pays, autant dire que le fondateur n’est pas sorti d’affaire.

C’est une histoire qui ne risque pas de connaitre une fin rapide, en effet quand on pense aux comptes payants vendus par Megaupload, il y a de fortes chances que certains ne se laisse pas faire, en particulier les possesseurs de comptes à vie.
 
Premières représailles, les sites d’Universal Music, de la justice américaine et de l’industrie US du disque (RIAA) et du cinéma (MPAA) sont inaccessibles, attaqués par le groupe Anonymous. En France les sites d'Hadopi et d'Universal music auraient été mis à mal également.

A suivre...

Yahoo! perd son cofondateur

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Jerry Yang a décidé de quitter la société qu’il a cofondée il y a 17 ans. C’est une page qui est en train de se tourner chez Yahoo! La question est maintenant de savoir comment le groupe va gérer l’après-Yang surtout actuellement où Yahoo! se retrouve dans une mauvaise passe.

aerhe4th3jeq41iz2epf.jpgJerry Yang a annoncé sa démission du conseil d’administration de Yahoo! le 17 janvier dernier. Dans sa lettre de démission, le cofondateur du groupe a indiqué vouloir continuer sur une autre voie, en dehors du groupe. Ainsi, Jerry Yang renonce également à ses sièges au sein de Yahoo! Japan et alibaba.com où le groupe est actionnaire.

Jerry Yang est né à Taiwan en 1968. Il a atterri en Californie à l’âge de 10 ans accompagné de sa mère et de son frère. Même si à son arrivée en Amérique il ne parlait aucun mot anglais, il a réussi un peu plus tard à intégrer Stanford. C’est là qu’il a rencontré David Filo avec qui il va inventer Yahoo! en 1995. Très vite, le site devient incontournable sur le Web ce qui lui a valu une entrée en bourse en 1996. Seulement, l’arrivée de Google va changer la donne. La concurrence de la firme de Mountain View a plongé Yahoo! dans l’incertitude.

Toujours en reconstruction, la société voit donc son cofondateur quitter le navire après avoir pris les rênes entre 2007 et 2009. Jerry Yang n’a toutefois pas manqué de souhaiter le meilleur à Yahoo! et à son nouveau directeur Scott Thompson, nommé début janvier, en souhaitant un avenir plein de succès au groupe

Navigateurs Internet : Chrome malmène Firefox

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Rien ne semble pouvoir arrêter la progression du navigateur de la firme de Mountain View. D’après le bilan respectif de l’année 2011 de StatCounter et de Net Applications, Chrome prend petit à petit le dessus sur Firefox. De son côté, Internet Explorer reste leader, mais sa part de marché ne cesse de s’effriter.
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Pour accueillir la nouvelle année, StatCounter et Net Applications livrent un petit bilan des parts de marché respectif des navigateurs Internet. Les résultats présentent les mêmes tendances pour les principaux acteurs du marché à savoir Internet Explorer, Firefox et Chrome. Si l’outil de Microsoft reste largement leader, sa part de marché n’a pourtant pas cessé de diminuer durant l’année 2011.
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Statcounter indique alors qu’Internet Explorer est passé sous la barre des 40% avec 38.65% tandis que Net Applications lui crédite encore 51.87% de part de marché. Il en est de même pour Firefox. Les deux graphiques indiquent que la part de marché du navigateur de la Mozilla Foundation a également diminué durant l’année, mais avec une diminution plus prononcée chez StatCounter. Ainsi, pour ce logiciel, Chrome a dépassé Firefox en décembre 2011 avec 27.27% contre 25.27%. Pour Net Applications Chrome a progressé, mais reste derrière le renard avec 19.11% contre 21.83%.

Edito 59H : La cybercriminalité

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L’année 2011 a été marquée par des attaques importantes et voit une progression de 29% du piratage.

llgndo5tmri3dsvs5cn1.jpgEn effet, comme l’indique le Figaro, les actes de cybercriminalité touchant les entreprises et les particuliers ont progressé de 29%, passant alors de 5000 attaques environ en 2010 à 6500 environ pour 2011. Toutefois, ces statistiques ne couvrent pas les fraudes aux cartes bancaires et ne devrait refléter que 10% de la réalité. En effet, la majorité des victimes de piratage ne s’en rend pas forcément compte. Soit car elles n’ont pas de pare-feu assez puissants pour repousser les attaques, soit elles choisissent de ne pas les signaler, en raison de l’effet que cela pourrait avoir sur l’image de l’entreprise. Toujours concernant les entreprises, les attaques contre elles ont progressées de 26% en deux ans.

Parmi les attaques les plus célèbres, notons celle des services de Bercy durant le mois de mars visant la présidence française du G20, celle de la Commission européenne. L’UMP fut également victime de piratage par la publication de données personnelles sur les élus majoritaires. Mais ces attaques ne concernent pas seulement les institutions, des entreprises sont également touchées comme Quick et Scor. Les adresses de patrons avaient été falsifiées, un envoi de mail aux services de comptabilité des entreprises demandant des virements allant jusqu’à 798 000 euros. Puis récemment, l’attaque de Charlie Hebdo.

Le gouvernement rappelle que les effectifs de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) vont tripler entre 2011 et 2012. Cette agence bénéficie d’un budget de 90 millions d’euros par an pour la lutte contre la cybercriminalité.

uf5bvjfo1nqbcrlals8z.jpgSe pose alors la question de l’évolution de la cybercriminalité. Désormais, la délinquance touche également le monde virtuel. Une interview de Guilhem Giraud, directeur général d’Info Protection Solutions parle de ce nouveau phénomène. Entre autre, il déclare constater que « une brutalité accrue, à la fois dans le mode opératoire et dans la finalité: les escroqueries par mail et l'atteinte aux données personnelles sont devenues banales. Du coup, ces attaques, qui ne concernaient que les rapports des grandes entreprises entre elles ou avec la délinquance organisée, sont de plus en plus susceptibles d'avoir des implications dans notre vie quotidienne. ».
Il distingue également la délinquance d’opportunité, celle profitant des failles dans la sécurité informatique des entreprises, comme le cas de Quick et de Scor ; puis les attaques ciblées contre les organisations commerciales ou politiques, elles sont « emblématiques du déplacement de la guerre à laquelle se livrent les États sur le terrain de l'informatique. », comme le cas du piratage de Bercy par exemple. Puis, il distingue alors l’atteinte aux données personnelles, qui serait l’un des enjeux majeurs des années à venir. Il prend alors l’exemple des données des collaborateurs de l’UMP qui ont été piratées, « pourrait très bien arriver à beaucoup de concitoyens ». Enfin, il considère que les entreprises ne protègent pas assez bien leur patrimoine informationnel, tout comme les citoyens ne protégent pas assez leurs données personnelles. Son dernier constat concerne l’Etat « des services de l'État performants, avec de réelles capacités d'enquête, assistent les entreprises, mais que la loi n'est pas toujours respectée dans le cadre de la collecte des informations et de la conduite des enquêtes. C'est dommage, car je ne vois pas d'autre solution, pour faire échouer la cyberdélinquance, qu'une action concertée des entreprises et des grands services de l'État. »

5p67i0s2spu7eesqdk84.jpgLa cybercriminalité intéresse. Claude Guéant, ministre de l’intérieur, s’est déplacé ce 9 décembre à Arras au groupement de gendarmerie départementale du Pas-de-Calais. Ce groupement a pour but d’étudier les enjeux et les problématiques liées à la délinquance. Une cellule a été composée, la N-Tech/Cybercriminalité, bénéficiant de matériel et techniques afin de lutter contre la délinquance sur internet. 

Quart d'heure d'effroi chez The Register.

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Trouvé sur le site anglais The Register, un petit tour du monde de l'horreur …

 

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Photo extraite du dossier de The Register, relayé ici.

The Register, site anglais d'informatique, a compilé de nombreuses photos qui ne manqueront pas de faire frémir les usagers consciencieux du PC que nous sommes. Au programme, des créatures improbables faites de poussière, des bébêtes elles aussi poilues et pleines de papattes, des charognes …

Regardez, contemplez et frémissez ...

Livre blanc : E-mail dangereux, toutes les astuces utilisées par les cybercriminels

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1tze5ryuwuo731dap962.jpgC’est le fruit d’une étude réalisée par G DATA qui est disponible pour tous, on y apprend les us et coutumes des cybercriminels, qu’un envoi d’un million de spam coute entre 400 et 800 USD, qui est ciblé, par rapport à quoi ?
Un dossier blanc très intéressant, surtout que les cartes de vœux sont évoquées, c’est la période, mais aussi l’hameçonnage en général.

" L’email est un élément indispensable, mais qui véhicule aussi de nombreuses menaces. À l’approche de Noël, les spams et les tentatives d’hameçonnage seront aussi de la partie, au milieu des emails de confirmation de commandes et d’offres promotionnelles. Afin que chaque internaute puisse facilement différencier entre e-mail dangereux et légitime, les experts du G Data SecurityLabs présentent dans leur livre blanc « Les dangers du courrier électronique », toutes les astuces les plus couramment utilisées par les spammeurs et les fraudeurs. Autant d’informations qui permettent aux internautes d’utiliser l’e-mail en toute sécurité."

Accéder au livre blanc: E-mail dangereux, toutes les astuces utilisées par les cybercriminels

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