Vendredi, 21 Février

Dernière mise à jour21/02/2020 06:59:53 AM GMT

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Un peu plus de détails sur le successeur de MegaUpload.

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Kim DotCom, le fondateur de MegaUpload qui s’est pour le moins illustré avec ses problèmes judiciaires consécutifs à la fermeture de son célèbre site d’hébergement, a rencontré un journaliste de l’agence allemande Reuters.

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De cet entretien, nous retiendrons, outre la date du 19 janvier 2013 (pile un an après son arrestation pour le moins rocambolesque), date à laquelle Mega, successeur de MegaUpload devrait entrer en service, que l’encryptage devrait jouer un rôle prépondérant. En effet, seul l’utilisateur final possèdera la clé de décryptage, afin d’éviter tout détournement des données présentes chez l’hébergeur.
Rien que ne nous ne sachions déjà, mais cet entretien nous apprend également que Kim DotCom n’a pas l’intention de s’entourer de partenaires américains, notamment pour éviter toute pression et/ou toute fermeture par des autorités américaines. Pas de serveurs Mega hébergés sur le territoire américain, par exemple.
Remarquons que ce principe d’encryptage a pour mérite non seulement de sécuriser tout transfert de données, mais aussi de dédouaner le futur hébergeur de toute responsabilité légale si un (ou plusieurs) utilisateur(s) venait à enfreindre les lois sur la propriété intellectuelle, motif principal de la fermeture de MegaUpload en janvier de cette année.

Source : Reuters

Yahoo! déjoue le Do Not Track de Microsoft.

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Avec Windows 8, sorti ce vendredi 26 octobre, Microsoft propose une nouvelle version d'Internet Explorer 10, son navigateur internet. Un nouveau mécanisme de protection de la vie privée est intégrée, le DNT : Do Not Track.

ie101Par ce système, un signal est envoyé aux sites Web pour qu'ils ne suivent pas l'activité de l'internaute, et ne peuvent donc cibler les publicités. Néanmoins, cette option doit être activée par l'utilisateur afin de pouvoir fonctionner, sauf sur le nouvel Internet Explorer, où le réglage est actif par défaut, sans intervention de l'internaute.

Yahoo! affirme qu'il ne tiendra pas compte de ce signal. En effet, le groupe affirme, "Récemment, Microsoft a décidé unilatéralement d'activer par défaut Do Not Track dans Internet Explorer 10, plutôt que par choix de l'utilisateur. [...] Ce qui veut dire que ce n'est pas le choix de l'internaute. [...] Donc, même si Yahoo! continuera d'offrir [son propre réglage de la publicité] Ad Interest Manager, nos sites ne reconnaîtront pas le signal DNT par défaut d'IE10".

Mais Yahoo! n'est pas le seul à s'opposer au DNT. En effet, début septembre, l'un des cofondateurs d'Apache, un logiciel pour serveurs Internet utilisé par plus de la moitié des sites Web dans le monde, a concçu une mise à jour proposant aux dits sites de refuser le signal envoyé par Internet Explorer 10. Afin de justifier son action, Apache invoque que l'activation par défaut du Do Not Track va à l'encontre des choix de l'utilisateur, qui ne peut l'activer à son gré.

L'affaire WikiLeaks se poursuit!

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Entre la Suède invitée à l’ambassade de Londres et la publication de nouveaux documents, l'affaire WikiLeaks continue de plus belle!

Julian Assange est refugié depuis début juin à l’ambassade d’Equateur de Londres, craignant d’être extradé aux Etats-Unis où il encoure la peine de mort pour la publication par WikiLeaks de documents américains secrets. De plus, les autorités suédoises le poursuivent pour une affaire de viol et d’agression sexuelle présumés.

1747350_3_b0eb_devant-l-ambassade-d-equateur-a-londres-le-17_8fe6376d0878d63f8664fd636672079b1La possible audition par un procureur suèdois.
En effet, Rafael Correa, le Président équatorien, a proposé le vendredi 26 octobre à la Suède d’envoyer un procureur à l’ambassade d’Equateur afin d’entendre Julian Assange. En voyage au Chili, il a déclaré « Ce problème a une solution simple : M. Assange est accusé en Suède, il est recherché pour l'enquête préliminaire. Nous proposons qu'un procureur suédois vienne l'interroger à l'ambassade d'Equateur à Londres. C'est parfaitement légal Â». « Il existe des précédents, cela s'est déjà produit en d'autres occasions Â».
Si la Suède refuse, le Président leur demande de fournir « la garantie de ne pas être extradé dans un pays tiers Â».

Mercredi, Ricardo Patiño, ministre des affaires étrangères de l’Equateur, avait affirmé être inquiet pour la santé de Julian Assange, ce dernier ayant apparemment maigri. Il reproche au Royaume-Uni cette dégradation de santé et juge l’affaire gravissime. Le Foreign Office a indiqué jeudi que la nouvelle publication des documents « ne l'empêcherait pas de recevoir les soins médicaux dont il aurait besoin Â».

265902-wikileaks1La publication de nouveaux documents.
Dans un même temps, le site WikiLeaks a commencé à publier ce jeudi une centaine de documents du ministre de la défense américain. Cette publication devrait être chronologique et durer un mois. Parmi eux se trouve un manuel sur le traitement des prisonniers dans le centre de détention de Guantanamo de 2002. Julian Assange l’estime d’une « importance historique Â» et déclare que « Guantanamo est devenu à juste titre le symbole d'un système occidental de violation des droits de l'homme Â».
Un document concerne également la prison d’Abou Ghaib en Irak, démontrant selon le fondateur « les excès des premiers jours d'une guerre contre un « ennemi Â» inconnu et comment ces politiques ont mûri et évolué vers un Etat d'exception permanent dans lequel les Etats-Unis se retrouvent aujourd'hui, une décennie plus tard Â». Ils concernent « les règles et procédures concernant les détenus dans les prisons militaires américaines Â».

La directrice d’Amnesty International USA, Suzanne Nossel, a déclaré « Ces documents soulignent la nécessité d'un examen approfondi de la manière dont les détenus sont gérés par le gouvernement américain. En dépit de certaines réformes et des discours de l'administration Obama, les droits de l'homme continuent d'être violés au nom de la sécurité nationale – y compris les détentions sans inculpation, les audiences devant d'injustes tribunaux militaires d'exception et l'impunité face à la torture Â». 
« Pour démontrer vraiment que l'administration Obama s'engage de manière authentique sur les droits de l'homme et sur l'Etat de droit, le voile doit être levé sur la loi du secret qui cache au grand public les abus concernant les droits de l'homme et couvre les responsables Â». Puis de conclure que « Si personne ne rend des comptes sur les crimes du passé, cela laisse entendre que certaines personnes sont au-dessus des lois et cela rend encore plus probable que certaines infractions continueront d'être commises Â»

Google menace de ne plus référencer la presse française

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Le groupe californien menace de ne plus référencer les sites de presse français si le gouvernement français ne revient pas sur son projet.

Google-Chrome1Le projet constitue en une taxe, qui serait un « droit voisin », une taxe similaire au droit d’auteur, comme il en existe pour la musique, le cinéma ou encore l’édition.
Il est soutenu par l'Association de la presse d'information politique et générale (IPG) et le Syndicat de la presse quotidienne nationale. Une ébauche de proposition de loi a été adressée en septembre à la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, à la ministre déléguée au Numérique, Fleur Pellerin, et au premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Mercredi, Aurélie Filippetti, la ministre de la culture et de la communication, a déclaré devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale soutenir une possible instauration d’une taxe. Ses services seraient d’ailleurs en préparation d’un texte de loi.

Google a immédiatement réagi, menaçant de ne plus référencer les sites de presse français si une telle taxe est instaurée. Il déclare que cela remettrait en cause son existence même et « limiterait l'accès à l'information ». « En soumettant le référencement à rémunération et en punissant le défaut de versement de celle-ci de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende, (le texte) ne ferait que multiplier les conflits et ralentir Internet ». Il met en garde le gouvernement contre les « effets néfastes ». « Google ne peut accepter que l'instauration d'un droit voisin pour le référencement de sites de presse français mette en cause son existence même et serait en conséquence contraint de ne plus référencer les sites français. »

Cette taxe pourrait « être perçue comme portant indirectement atteinte à la liberté d'expression ». « Nous pensons qu'une loi telle que celles proposées en France et en Allemagne serait très dommageable pour Internet. Ce n'est pas un secret, cela fait maintenant trois ans que nous le disons publiquement». De plus, le groupe déclare rediriger 4 milliards de clics par mois vers les pages Internet des éditeurs français. La fin d’un tel référencement pourrait avoir des conséquences importantes pour la presse.

Interviewée par Le Monde, Aurélie Filippetti déclare que Google use de « méthodes étonnantes ». Elle ajoute qu’ « agiter des menaces, ce n’est pas une manière correcte de discuter avec un gouvernement démocratique ».

Marc Feuillée, directeur général du Figaro et président du SPQN (Syndicat de la presse quotidienne nationale) déclare n’être qu’à la phase de dialogue. Il admet que la fin du référencement par Google amènerait la fermeture des sites de presse. « Nous serions alors obligés d'entamer des actions juridiques contre Google pour abus de position dominante ». Une réunion devrait être organisée entre le cabinet de Fleur Pellerin et des représentants de Google France. En effet, la ministre déléguée à l’innovation et à l’économie numérique a rendue publique la lettre émise par Google. Cette dernière s’est rendue en Allemagne avec de rencontrer la secrétaire d’Etat à l’origine d’un texte similaire « Lex Google » qui fut adopté par le gouvernement allemand le 29 août.

Le même problème s’est également posé en Belgique, pendant deux jours, Google a cessé de référencer les articles des éditeurs de presse, avant de conclure un accord. La même menace fut faite à l’Allemagne, qui a pourtant adopté son projet.

Hadopi défend fermement son bilan!

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Malgré un avenir incertain et des critiques basées sur son fonctionnement et son important budget, la Haute autorité défend son bilan.

photo_1350475068826-1-01En attendant les conclusions de la mission de Pierre Lescure, devant être connues en mars 2013, Marie-Françoise Marais a dénoncé ce mercredi matin le «dénigrement systématique» ainsi que les «attaques permanentes qui confinent à un délit de sale gueule».
Ces propos semblent viser directement la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui a jugé le budget trop élevé et l'a réduit de près de 12% pour l'année 2013.

Avec près d'une centaine de pages, de statistiques en tout genre, la Haute autorité se félicite de ses résultats! Ces derniers  «attestent d'une diminution des usages P2P et des mises à disposition de contenus illicites, (et) d'un effet pédagogique de la riposte graduée».
Rappelons qu'en deux ans, 1,3 millions d'avertissements ont été envoyés, 362 dossiers de récidivistes ont été examiné et 18 dossiers ont été transmis à la justice. Le premier internaute fut d'ailleurs condamné en septembre dernier par le Tribunal de police de Belfort. Apparemment, d'autres procès sont à venir dans les prochains mois.

Hadopi interprète ces résultats comme une preuve de l'efficacité de son discours pédagogique. Parmi les internautes prévenus par le premier avertissement, peu ont récidivés ou ont complètement arrêtés de pirater.
Pour la présidence de l'autorité, «il n'est pas possible, après deux années d'existence, de faire table rase du passé». Hadopi commence à acquérir de l'expérience et ne devrait voir son activité cesser. l'Hadopi regrette d'avoir dû se contenter des «moyens du bord» pour encourager le développement de l'offre légale. Son budget semble insuffisant pour empêcher le piratage et promouvoir ces offres.

Selon des statistiques émis le 1er mai 2012, 89% des internautes concernés par le dépôt d'un dossier auprès de la justice ont utilisé un seul logiciel de partage. Les plus populaires sont eMule (49%), µTorrent (44%), bitTorrent (8%), Limewire (6%) et Azureus (4%).  Parmi ces internautes entendus par la Hadopi, seuls 14% ne reconnaissent pas les faits, 37% avouent avoir arrêtés de télécharger illégalement depuis leur convocation

Pierre Lescure s'est prononcé ce mercredi devant des parlementaires. Selon lui, la mise en œuvre des lois venant de la Haute autorité n'était «pas satisfaisante» et qu'il fallait «repenser de façon plus équilibrée la prévention, la répression et la sanction».Hypothétiquement, cela pourrait conduire à l'abandon de la menace de la coupure de connexion en cas de récidive. De plus, afin de rendre un bilan complet sur l'avenir de l'autorité, la commission auditionne de nombreux représentants du monde d'internet et de la culture afin d'en saisir les enjeux et d'apporter des solutions efficaces.

Interview de Marie-Françoise Marais revenant sur ce bilan.

Hadopi 1 - 0 Ministère de la culture

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hadopi-clavier-ordinateur-MAXPPP-930x620_scalewidth_6301Selon le budget 2013, toujours en discussion, Hadopi devrait conserver 71 postes, malgré des réductions d’effectifs et de budget annoncées.

La ministre de la culture, Aurélie Filippetti, ne cessait de répéter que la Haute autorité était inutile au regard de son budget et de ses résultats. « L'Hadopi n'a pas rempli sa mission de développement de l'offre légale Â» ; « Sur le plan financier, 12 millions d'euros annuels et 60 agents, c'est cher pour envoyer un million d'emails Â». La ministre critiquait également le système de répression qui lui paraissait « disproportionné Â».

En parallèle, la mission de Pierre Lescure devait réfléchir au futur de l’autorité.

Nous attendions tous une réduction de budget, d’effectifs, bref des actions contre Hadopi !
Mais lors de la publication du projet de loi de finances pour l’année 2013, rien. Même si le budget réel n’est pas mentionné dans le projet, nous ne savons pas si Hadopi conserve ses 11 millions de budget ou devra se satisfaire de 8 millions.

Néanmoins, la Haute autorité a eu gain de cause concernant les 71 postes qu’elle réclamait. Même s’il s’agit d’un plafond, cela ne laisse pas penser à une réduction immédiate du personnel. La loi précise que « ces plafonds correspondent au souhait exprimé par chaque autorité pour l’année 2013 ».

Le budget n’étant pas pour l’instant dévoilé, Hadopi ne semble pas inquiété.

Des malwares dès la sortie d’usine ...

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Selon le site de l’Expansion/l’Express et la BBC, Microsoft affirme que certains ordinateurs sont infectés par des virus et des malwares avant même leur sortie des chaînes de production.

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En réaction à cela, un tribunal américain a autorisé la firme de Redmond à prendre le contrôle du nom de domaine associé au vol de données opéré par le virus Nitol. Virus (et trois autres de moindre dangerosité) que les enquêteurs de Microsoft ont retrouvé sur l’un des 10 ordinateurs de bureau et 10 ordinateurs portables achetés pour les besoins de l’étude au hasard en Chine, portant le total d’ordinateurs infectés dès l’usine à 4 sur 20.

La faute en incomberait, selon Microsoft, à des chaînes de production non sécurisées, faille exploitée par des personnes malveillantes afin de procéder à leurs méfaits lors du montage des machines.

Toujours selon la firme de Redmond, l’hébergeur chinois 3322. org serait impliqué dans l’affaire, accusation à laquelle Peng Yong, propriétaire de l’hébergeur en question, répond n’être au courant et que son entreprise pratique la tolérance zéro envers toute pratique illégale toit en reconnaissant ne pas être en mesure d’exclure une utilisation malveillante par les utilisateurs individuels des noms de domaine.

Un interrogation subsiste encore : comment un tribunal américain peut-il faire respecter une décision de justice concernant un hébergeur chinois, autant du point de vue pratique que du point de vue de la légimité ?


Apple s’intéresse à la radio Internet gratuite

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Apple serait en négociation afin d’obtenir les licences qui pourraient lui permettre de diffuser de la musique sur Internet sur le modèle Internet Pandora, grand concurrent de l’iTunes Store.

Cette information a été publiée par le New York Times et le Wall Street Journal. Par ce service, l’internaute aura accès à une sélection de musique correspond à ses goûts : l’utilisateur devra alors choisir un artiste et la radio s’adaptera en créant une playlist de morceaux similaires. Cette diffusion sera gratuite car financée par la publicité.

Cette radio devrait être accessible depuis l’iPhone, l’iPad et le Mac ainsi que depuis les ordinateurs portables fonctionnant sous Windows. Néanmoins, les smartphones et tablettes fonctionnant sous Android n’y auraient pas accès.

Selon le Wall Street Journal, cette radio permettrait à Apple « d'étendre sa suprématie sur la musique en ligne ». Le journal ajoute également qu’ Â« Apple vient seulement de débuter les négociations pour les licences avec les maisons de disques, et même s'il conclut des accords, il pourrait se passer plusieurs mois avant le lancement d'un tel service Â».

La gratuité du service étonne beaucoup de monde. Encore au stade de rumeur car pour l’instant, ni le nom du serv

Hadopi lutte pour défendre son but!

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Menacée par la Commission présidée par Pierre Lescure, par une réduction de budget décidée par le ministère de la culture et face à son impopularité croissante, Hadopi décide de lutter en envoyant un avertissement au gouvernement.article_hadopi1

Le gouvernement l’a annoncé, il envisage clairement une réduction importante du budget de la Haute autorité. De plus, une mission a été confiée à Pierre Lescure afin de s’interroger clairement sur l’avenir d’Hadopi. Face à cela, la Haute autorité a décidé d’envoyer un avertissement par l’intermédiaire de Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la Commission de protection des droits, responsable de l’envoi des recommandations aux internautes. En effet, cette cellule représente 60% du budget total alloué à Hadopi !

« Une autorité indépendante est indépendante de tout le monde. Un ministre ne peut pas la supprimer ni retirer tous ses crédits ».
Cette déclaration vise clairement le gouvernement. Cette dernière poursuit « Avant 1981, on ne voulait pas supprimer la peine de mort, alors on a essayé de supprimer le budget du bourreau ».
La Haute autorité déclare être prête à faire des concessions afin d’aller le plus possible, sans préciser l’étendue des efforts. L’idéal serait alors d’obtenir le même budget que celui de l’année 2012, soit 10,4 millions d’euros ! Le budget final sera décidé courant novembre.

Comment ce budget a-t-il été utilisé ? Concernant la Commission de protection des droits, la vingtaine d’agents employés ont envoyé plus d’un million de mails pour les premières recommandations depuis fin 2010. Seulement 5% ont récidivé. Enfin, sur les 340 internautes dont l’adresse IP a été repérée à trois reprises, quatorze dossiers ont été transmis au parquet afin d’entamer des poursuites juridiques.

Après deux ans d’existence, un million de mails, quatorze dossiers ont été transmis au parquet. 10,2 millions d’euros pour quatorze poursuites judiciaires… Sur les 340 dossiers retenus, cela fait peu ! Surtout pour supprimer complètement le téléchargement illégal. Néanmoins, Mireille Imbert-Quaretta s’en réjouit « La Hadopi est là pour faire de la pédagogie et non sanctionner. L’objectif est de faire en sorte d’éviter les transmissions au parquet, on a réussi. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’impact ». Elle ajoute que « 95% des abonnés qui ont été avertis une première fois ne font plus l’objet de nouveaux comportements illicites pour nous ». Néanmoins, elle se défend sur le fait qu’Hadopi est une institution récente, qu’il est « difficile d’avoir un recul suffisant au bout de deux ans ».
Quant aux résultats de ces poursuites, ils ne sont pas connus pour l’instant. Internet sera suspendu pendant trois mois.1193691

Certains profils d’internautes récidivistes ont été rendu publics. Comme le souligne Mireille Imbert-Quaretta « Ce ne sont pas des téléchargeurs compulsifs. Cela concerne tout le monde. Partager un seul film ou une seule chanson suffit. On n’est pas là pour lutter contre la contrefaçon. On n’est pas outillé pour ça ». En effet, certains internautes ont téléchargé et mis à disposition … deux films.

Lors d’une conférence de presse tenue le 5 septembre, elle s’est défendue « Est-ce qu'on a rempli notre mission ? Le législateur décide des missions des autorités administratives. L'objectif des lois Hadopi est d'éviter la saisine des tribunaux judiciaires, donc les sanctions. Le but est aussi pédagogique. En envoyant un million d'avis rappelant le droit fondamental [à la propriété intellectuelle], nous avons répondu à la mission fixée par le législateur ». « Pendant la mission Lescure et jusqu'à un éventuel projet de loi, avec un 'nouveau dispositif', nous devons fonctionner de mieux en mieux. Mais on n'anticipe pas une suppression de notre budget ».

L'avenir d'Hadopi apparait toujours aussi incertain.

Crédit photo : PC INpact

Twitter : défenseur de la liberté d'expression en ligne?

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Une affaire qui pourrait faire l’objet d’une jurisprudence concernant la liberté d’expression sur Internet. Twitter a fait appel ce lundi 27 aout d’une décision de justice qui l’obligeait à communiquer des données sur ses utilisateurs. 
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Fin juin, un juge de Manhattan a exigé de Twitter l’accès aux tweets et autres données de Malcolm Harris pour la période du 15 septembre au 31 décembre 2011. Ce dernier étant poursuivi pour des débordements lors du mouvement « Occupy Wall Street ». Le juge motivait cette décision par une dizaine de pages décrivant que ces messages sur le réseau social n’étaient pas soumis à la garantie constitutionnelle protégeant la vie privée. En effet, étant rendus publics, ils ne constituent plus une partie de la vie privée selon ce dernier. 

Afin de protéger ses conditions d’utilisation, Twitter dépose un recours au motif que les utilisateurs sont propriétaires de leurs archives. L’ACLU (Union Américaine des libertés civiles)  soutient Twitter dans cette action en espérant que soit annulée cette décision qu’ils jugent dangereuse. L’un des avocats de l’Union a déclaré « d'après le premier et le quatrième amendements, nous avons le droit de parler librement sur Internet, avec la certitude que le gouvernement ne pourra pas avoir d'information sur notre discours sans un mandat ». 

Par cette affaire et par l’intermédiaire de son responsable juridique, Twitter déclare également « Nous avons reçu plus de demandes de gouvernements dans la première moitié de 2012 (...) que sur l'ensemble de l'année 2011 ». Il semblerait donc que les informations détenues par les réseaux sociaux intéressent fortement les autorités. La majorité de ces demandes provient des Etats-Unis. Dans 75% des cas, tout ou partie de la demande serait satisfaite. 

Ce n’est pas la première fois que Twitter refuse de collaborer avec la justice. En début de mois, le réseau social a refusé de transmettre à la police les identifiants d’un internaute qui avait annoncé en ligne son intention d’imiter le massacre d’Aurora dans un théâtre new-yorkais. 
L’internaute avait twitté « C'est pas une blague mecs. Je suis sérieux, des gens vont mourir comme à Aurora ». Dans un autre tweet, il avait également indiqué le lieu où il comptait s’exécuter. 

Face à ces messages, la police a immédiatement demandé à Twitter de lui livrer les informations concernant l’internaute tels que son adresse mail, son adresse IP mais le réseau a refusé en indiquant « Bien que nous invoquions des procédures d'urgence de divulgation lorsqu'il apparaît qu'une menace est présente, précise et immédiate, ceci n'apparaît pas tomber dans ces paramètres stricts selon nos politiques ». Il ajoute que « Les informations non publiques sur des utilisateurs de Twitter ne sont pas divulguées sauf lorsque requis légalement par une voie judiciaire appropriée telle qu'une assignation, une injonction judiciaire, ou toute autre procédure judiciaire valide ». « Si nous recevons des informations qui nous donnent une croyance de bonne foi qu'il y a une urgence qui concerne la mort ou des lésions corporelles graves d'une personne, nous pourrions fournir les informations nécessaires pour empêcher ce préjudice, si nous les avons ». 
En l’espèce, Twitter n’a pas jugé ce cas comme une requête urgente. 

Un problème important apparait alors pour la justice, la liberté d’expression en ligne. 

Google favorise l'offre légale.

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Google a annoncé vendredi 10 août que les recherches de contenus culturels mèneront désormais à des sites légaux. Quant à ceux accusés de piratage, ils seront en toute fin de la liste des résultats.

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L’algorithme hiérarchisant les résultats de recherche tiendra désormais compte des demandes de suppressions de lien demandées pour le respect des droits d’auteur. Il précise alors que « les sites faisant l'objet de nombreuses demandes de suppressions seront susceptibles d'apparaître plus bas dans la liste de résultat ». 
 
Ce changement devrait plaire à Hadopi car il a pour but de favoriser l’offre légale. En effet, un ingénieur de Google, Amit Singhal, précise que « devrait aider les utilisateurs à trouver plus facilement des contenus légitimes et de qualité – qu'il s'agisse d'une chanson en pré-écoute sur le site de la radio publique américaine, d'une émission télévisée sur Hulu ou d'un nouveau morceau à écouter sur Spotify ». 
 
Sur le dernier mois, le moteur de recherche aurait reçu près de 4,5 millions de demande de retrait de liens ! Ces demandes émanent principalement de la RIAA, la Recording Industry Association of America, lobby composé d’EMI, Universal, Sony et Warner. Ils réclament que les sites qu’ils jugent illégaux ne soient plus référencés. Ils ont donc été écoutés ! 
 
Parmi les sites visés depuis ces derniers mois, se trouvent Microsoft, la NBC, FilesTube, Isohunt, Torrenthoud, Bistnoop, filesonic ou encore Extratorrent. La liste complète est disponible ici. 
 
Toutefois, Google ne retient pas les accusations contre ses propres plateformes, soient YouTube et Blogger. Inégalité ? Face aux accusations, Google indique que d’autres facteurs rentrent en compte afin de protéger les sites populaires tels que Twitter, Facebook et Tumblr. 
 
Ce changement de référencement va-t-il favoriser l’offre légale ? A voir...  

Edito 59H : la CNIL et la reconnaissance faciale de Facebook.

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Le fonctionnement et l’utilisation de la reconnaissance faciale inquiète, aussi bien la CNIL que l’Autorité norvégienne de protection des données. En effet, avec plus de 900 millions d’utilisateurs, le réseau social possède une technologie assez conséquente. 

La protection de la vie privée et des données personnelles constitue l’une des priorités à l’heure actuelle. Que ce soit par les plaintes auprès de la CNIL afin d’obtenir un droit à l’oubli sur Internet ou par le débat actuel. 

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Un enjeu européen.

Ces enquêtes sur ces procédés succèdent à l’annonce de l’acquisition de Face.com par Facebook. Après Instagram et Lightbox, le réseau social s’offre une troisième société de photographie numérique, ce qui est assez révélateur de la tendance actuelle. Face.com est une société isralienne spécialisée dans la reconnaissance faciale. C’est d’ailleurs par cette dernière que Facebook a lancé son procédé de reconnaissance. 
Ce rachat par Facebook a suscité un débat parmi les défenseurs de la vie privée et de la protection des données. L’ONG anglaise, Privacy International, avait déclaré  « Nous espérons voir des garanties très strictes sur la façon dont ces informations seront stockées et qui y aura accès, en particulier si, comme cela semble de plus en plus probable, Facebook essaye de se faire de l’argent avec ».

Le groupe de travail « Article 29 », collectif des CNIL européennes, a rendu un rapport en mars dernier sur la reconnaissance faciale en préconisant des recommandations permettant le respect de la vie privée des internautes. « Quand une image numérique contient le visage de quelqu’un qui est clairement visible et qui permet une identification, cela devrait être considéré comme une donnée personnelle ». 
Le groupe ajoute également que les personnes téléchargeant des photos sur ces réseaux doivent avoir préalablement consenties à l’analyse de leurs photos par un logiciel de reconnaissance. Ce consentement préalable n’existe pas sur Facebook à l’heure actuelle. 

Chaque pays enquête alors à son niveau. 

Du côté de la France. 

La CNIL enquête sur « la place des photos et vidéos dans la vie numérique en ligne et la perception des outils de reconnaissance d’image et de reconnaissance faciale ». La CNIL s’explique « 300 millions de photos sont publiées chaque jour sur Facebook (…). Or, les photos de personnes voire de certains lieux peuvent être considérées comme particulièrement sensibles dans la mesure où il devient de plus en plus facile d’appliquer sur elles des technologies d’analyse d’images sophistiquées, en particulier la reconnaissance faciale. Qui plus est, les images qui restent stockées et sont largement dupliquées alimentent la question du droit à l’oubli. » En effet, par le développement massif des smartphones, tablettes et des multiples applications de partage de photos, les pratiques d’identification se généralisent. 

Outre la reconnaissance faciale, la CNIL s’intéresse également à la reconnaissance vocale, comme Siri pour l’iPhone 4S ou Google Now. 

Il s’agit donc de s’interroger sur les conséquences de ces procédés sur la vie privée et sur le respect des données personnelles. Cette « enquête » se fera par le biais d’un marché public. La CNIL a ciblé un échantillon de personnes majeures dites représentatives de la population française, et sur un « sur-échantillon ». Les habitudes numériques seront étudiées, comme le matériel, les utilisations des tags d’identification, la quantité de photos prises et leur but. Aussi, la CNIL s’attardera sur les règles de partage et de restriction d’accès sur les réseaux sociaux et applications de partage. 
Par les conclusions de cette enquête, la CNIL espère pouvoir mettre en avant les protections offertes aux utilisateurs et protéger la vie privée. 

Du côté de la Norvège. 

La France n’est pas le seul pays à s’inquiéter des ces nouvelles technologies. Une enquête s’ouvrira en Norvège à la rentrée prochaine.
Bjorn Erik Thon, commissaire de l’Autorité norvégienne de protection des données (équivalent de notre CNIL), a déclaré « C’est un outil très puissant que Facebook a en sa possession et la façon dont tout cela fonctionne n’est pas encore claire. Ils ont des photos de centaines de millions de personnes. Ce que possède Facebook dans ses bases de données est un sujet de discussion que nous devons aborder avec eux. »

L’enquête sera menée avec l’Autorité de protection des données irlandaise, autorité ayant demandé en décembre dernier à Facebook de mettre à disposition des « des explications plus simples (sur) sa politique sur la vie privée » et « un accès simplifié et une mise en valeur de cette politique ». Un rapport doit être publié afin d’évaluer les changements effectués depuis cette requête. 

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Et Facebook ?

Le réseau social se défend par la création d'une page dédiée aux suggestions d’identification, expliquant le procédé. « Nous utilisons un logiciel de reconnaissance faciale qui utilise un algorithme pour calculer un chiffre unique basé sur le visage d’une personne, comme la distance séparant les yeux, le nez et les oreilles. Ce modèle est basé sur les photos dans lesquelles vous avez été identifié(e) sur Facebook. Nous utilisons ce modèle pour suggérer des identifications lorsque vous ajoutez une photo sur Facebook. Ces modèles ne sont créés que pour les personnes qui ont été identifiées dans des photos sur Facebook. » 

Facebook rassure en ajoutant « Personne n’est identifié automatiquement » mais « quand une photo qui vous ressemble est téléchargée, nous suggérons l’ajout de votre identification ». 

Même si l’identification suggère un accord de la personne, l’analyse de la photo se fait sans le consentement de la personne concernée, ce qui peut être attentatoire à la personne et aux données personnelles. De plus, même non utilisées, ces identifications constituent une base de données plus que massive ! Le calcul est simple : plus de 900 millions d’utilisateurs et presque autant de photos ajoutées chaque jour. 

Facebook permet aux utilisateurs de s’exclure des suggestions d’identification. Cette exclusion ne se faisant pas automatiquement et nécessitant une manipulation de l’utilisateur, manipulation d’ailleurs peu connue, un nouveau problème apparait. 



Hotmail évolue et devient Outlook.com.

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Afin de résister à la supériorité incontestée de Gmail, Microsoft essaie de conserver une place sur le marché en s’essayant à un webmail moderne. Avouez-le, vous avez délaissés Hotmail pour Gmail ? Microsoft le sait et veut vous reconquérir !

mnqfc101wzlxkeml164f.jpg Lancé en 1996, Hotmail fait parti des ancêtres de la messagerie électronique. Néanmoins, faute de mises à jour et de réels changements, Gmail a pris la première place avec 425 millions d’utilisateurs actifs, contre 324 millions d’utilisateurs pour Hotmail.

Microsoft prépare alors une rénovation totale, et va même jusqu’à avoir « l'ambition de réinventer la messagerie personnelle pour le milliard d'utilisateurs à venir ». Ah oui quand même ! De plus, un responsable de la firme de Redmond a affirmé « Nous pensons que le temps est venu de réinventer le courriel, et de faire un courriel plus moderne, connecté, intelligent, puissant et sous contrôle ».

En quoi consiste cette révolution annoncée ? Première étape, le nouveau service. Les utilisateurs auront quatre mois pour basculer vers ce dernier. De plus, Microsoft va renommer Hotmail en Outlook. Les hotmailiens pourront modifier leurs adresse en @outlook (modification possible dans les options) ou de conserver l’ancienne. De plus, il est déjà possible de créer une adresse outlook.

Que promet ce nouveau service ? Une interface simple, épurée, moderne, proche de celle de Gmail. Les e-mails peuvent se trier automatiquement par contact, la possibilité d’intégrer un fil Tweeter, Facebook ou encore LinKedIn. Microsoft ajoute que les courriels s’animent avec les photos de nos contacts, un chat et des appels vidéos. Soit une fusion d’Hotmail et de Msn ?

Deuxième étape : promouvoir une meilleure protection contre les spams. Microsoft affirme avoir les « outils les plus performants du marché ». La messagerie détectera automatiquement les messages envoyés en masse, soit les spams, et les placera automatiquement dans le fichier concerné.

Troisième étape : piquer à Gmail ses utilisateurs ! Microsoft propose en effet un système permettant aux utilisateurs de Gmail de faire basculer leur compte vers Outlook ! Ainsi, Microsoft espère récupérer d’anciens utilisateurs qui ont délaissés leur adresse Hotmail pour Gmail. Apparemment, d’après les derniers statistiques, Microsoft aurait déjà dépassé le million d’utilisateurs !

J’ai donc testé. Ayant laissé de côté depuis pas mal de temps mon adresse Hotmail qui est un peu devenue mon adresse "poubelle", je suis devenue fidèle à Gmail. Le graphisme d’Outlook est minimaliste et ressemble fortement à Gmail. Reste à voir dans le temps les promesses au niveau des spams ! 

Une société française s’incline face à Anonymous !

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Comme nous vous l’avions annoncé, la société française Early a déposé l’image d’Anonymous ainsi que leur devise. Face à la pression des internautes, la société s’incline.

Rappelez-vous, cette société avait déposé le 16 février dernier, auprès de l’INPI, le logo et le slogan. Grâce à ce dépôt, elle pouvait les utiliser sur divers supports, allant de la vaisselle aux sacs !

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Mais c’était sans compter une réaction presque évidente du groupe Anonymous ! Par une vidéo mise en ligne sur le net, intitulée « " target="_blank">Anonymous n’est pas à vendre Â», une voix énonce que « Notre logo et notre slogan ont été détournés à des fins marketing par une société peu scrupuleuse Â». « Le gérant de la société Early Flicker a usurpé nos symboles en les enregistrant comme marque déposée auprès de l'INPI afin de les utiliser pour leur business Â». « Anonymous, soucieux de la liberté d'expression, exige de M. Auffret (le gérant d’Early Flicker) qu'il retire ces marques déposées de sa société, sous peine de déchaîner notre colère Â».

Face à la pression, le gérant s’est en effet incliné. Il indique que les messageries électroniques du groupe ont été prises d’assaut, de même que le site internet. Il a donc pris lui-même l’initiative de le fermer temporairement, espérant alors éviter toute attaque du groupe.

Un membre du comité de soutien d’Anonymous France aurait contacté le gérant de « façon cordiale Â», de même par d’autres personnes se revendiquant du mouvement. M. Auffret annonce, après discussions, avoir pris l’engagement d’envoyer une déclaration de renonciation à l’INPI, renonçant alors à la propriété qu’il avait acquise sur l’image d’Anonymous.

En contrepartie, le groupe se serait engagé à mettre en ligne une vidéo, dès que la renonciation sera effective.

Dans l’attente de cette renonciation, le groupe s’engage à arrêter toutes les pressions exercées sur les sites, des proches du dirigeant et lui-même. Le gérant annonce également avoir obtenu l’autorisation de poursuivre la vente des produits à l’effigie d’Anonymous. Il déclare d’ailleurs que, depuis la commercialisation de ces produits, le chiffre d’affaires serait inférieur à 500 euros.

Anonymous a donc réussi à préserver son image qui, comme il le rappelle, n’est pas à vendre !

 

Classement des plus grands groupes d’Internet !

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Petit flash info ! Qui gagne le plus sur Internet ? Qui a le plus gros chiffre d’affaires ? La réponse ! 

Google – Etats-Unis

36,4

China Mobile – Chine

7,6

Bloomberg – Etats-Unis

7

Ree Elsevier – Royaume Uni, Pays Bas

5,9

Apple – Etats-Unis

5,4

Yahoo ! – Etats-Unis

5

WPP – Royaume Uni

4,7

Thomson Reuters – Canada, Royaume Uni

4,7

Tencent – Chine

4,5

Microsoft – Etats Unis

3,9

Facebook – Etats Unis

3,7

Sans aucun doute, Google l’emporte avec 36,4 milliards de dollars ! Les affaires sont donc excellentes pour le groupe !

En seconde et troisième positions, loin derrière la première, deux groupes inconnus. Yahoo ! est largement derrière Google. Quant à Microsoft, il se fait dépassé par Apple.

Quant à Facebook, le fait d’être populaire ne lui permet de pas d’engendre un chiffre d’affaires aussi important que d’autres groupes.

La majorité des groupes de ce classement est d’origine américaine. Concernant les français, un groupe est présent en 18ème position, Publicis avec 2,17 milliards de dollars. 

Loppsi 2 remet en question le blocage des sites.

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L’une des dispositions les plus contestées de la loi Loppsi 2, prévue pour renforcer la répression contre la délinquance et la criminalité, pourrait être remise en cause. 

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Ce mardi 24 juillet, lors d'une rencontre du Club parlementaire du Numérique, Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’économie numérique, a indiqué que le décret concernant le filtrage des contenus pédopornographiques pourrait ne pas être publié.

Plus précisément, cela concerne l’article 4 de la loi, permettant un système de blocage pour les sites qui diffusent des contenus pédo-pornographiques par une autorité administrative et non un juge. Il avait été déclaré conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel en mars 2011, en précisant que « la décision de l'autorité administrative est susceptible d'être contestée à tout moment et par toute personne intéressée devant la juridiction compétente, le cas échéant en référé ».

Par cet article, la décision de blocage pouvait donc revenir à l’OCLCTIC (l’Office central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication), soit directement au ministère de l’Intérieur.

Toutefois, des fournisseurs d’accès à Internet anticipaient la mise en œuvre de ce blocage au 1er janvier 2013, tel qu’Orange, visant ainsi des milliers de sites par jour. 

Les défenseurs du web s’inquiétaient de débordements possibles et d’abus. En effet, l’Australie a mis en place un système équivalent par des règles de filtrage gardées secrètes. Mais en 2009, celle-ci fut rendue publique. Parmi les sites bloqués, de nombreux n’avaient aucun rapport avec la pornographie, on y trouvait par exemple des entrées de Wikipedia, des sites religieux ou encore de poker.

 

Cyberdéfense : enjeu mondial, priorité nationale !

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Ce mercredi, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat a adopté un rapport sur la cyberdéfense. Rédigé par le sénateur Jean-Marie Bockel, ancien secrétaire d’Etat à la défense, il met en avant le besoin d’une stratégie offensive encadrée et émet des objections sur la Chine. Ce rapport contient cinquante recommandations pour dix thèmes.

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Concernant la Chine, ce sont les routeurs qui sont visés. Ces infrastructures stratégiques permettent la transition des données. A l’heure actuelle, ils sont produits par Huawei et ZTE, deux géants chinois. Ils devraient être remplacés par des européens tels qu’Alcatel, Nokia-Siemens, Ericsson. Ces routeurs sont particulièrement visés par le rapport car des mouchards peuvent facilement y être intégrés. Jean-Marie Bockel affirme ne pas être anti-chinois mais  « Il arrive un moment où il faut savoir se protéger, poursuit-il, sans entrer dans des fantasmes de théorie du complot ». La France ne serait alors pas la première à prendre cette décision, et rejoindrait les Etats-Unis et l’Australie au profit d’Alcatel.

Le problème du financement de la cyberdéfense est également présent. La France y consacre 75 millions d’euros par an, attribués à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. Contre 50 milliards de dollars pour Washington sur la période 2010 – 2015.

Le rapport explique que la cybermenace correspond à des cyberattaques, des intrusions dans les systèmes informatiques des entreprises ou ministères. Elles sont comme des « bombes informatiques » ayant pour objectif de détruire les données des systèmes d’exploitation. Pour exemple, le rapport s’appuie sur les attaques dont la France a fait l’objet comme celle de Bercy, du G20 ou encore de l’Elysée dernièrement. La défense face à ces attaques serait la dissuasion par des capacités offensives afin de menacer les ennemis.

Le rapport émet également l’obligation de déclarer les attaques informatiques. Les acteurs de la scène informatique seraient alors contraints d’avouer les intrusions sur leurs services. Même si cela pourrait les amener à découvrir leurs faiblesses, ils pourraient alors les corriger et trouver les failles.

Le rapport mélange le profil du hacker, des cyberdélinquants et des cybercriminels pour décrire le cyberattaquant. Toutefois, il précise qu’ « aucune attaque terroriste d'envergure par voie informatique, par exemple contre des infrastructures sensibles, n'a pour l'instant été répertoriée ». La cyberguerre serait un cas extrême et occuperait une place importante en cas de conflit militaire. En effet, un tel conflit serait obligatoirement accompagné d’attaques informatiques.

 

 

 

Yahoo fait son choix chez Google!

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Marissa Mayer, première femme recrutée par Google en 1999, devient directrice générale de Yahoo. Elle remplace alors Scott Thompson, écarté en raison d’une controverse sur son cv depuis le mois de mai.

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Dépassé dans la recherche en ligne par Google, concurrencé par Facebook, les derniers résultats n’avaient pas convaincus les actionnaires. Essayant de se repositionner sur la toile, cette nomination représente pour Yahoo la possibilité de revenir dans la course, notamment en tant que média en ligne. Elle sera alors en charge de l’information financière, de la messagerie électronique ou encore de l’offre de Yahoo relative au sport. Elle pourrait également continuer les plans de réductions d’effectifs entrepris antérieurement. Yahoo compte en effet plus de 18 000 employés, contre 3 500 seulement pour Facebook.

Présente chez Google depuis sa création en tant que responsable de nombreux produits puis de la stratégie du groupe Internet dans les services web locaux. Elle prendra ses fonctions le 17 juillet, jour de la publication des résultats semestriels de Yahoo.

Etudiante de Stanford, cette ingénieure de 37 ans a supervisé pour Google les produits phares du moteur de recherche, est responsable de l’épurement de la page d’accueil, a lancé de nombreux services tels que la recherche d’image, la messagerie Gmail, la page personnalisée iGoogle. Elle supervisait depuis 2010 Google Maps, étant alors en charge de l’implantation de Google d’un point de vue local par la cartographie et la géolocalisation.

Ces dernières fonctions auraient pu pousser Marissa Mayer à remettre en cause sa carrière chez Google.

Pierre Lescure s'explique sur Hadopi.

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Et oui, encore Hadopi! Une autorité au coeur du débat au regard de ses résultats et surtout, après les élections présidentielles. Pierre Lescure, devant diriger les débats sur l’avenir d’Hadopi, émet quelques idées lors du Festival d’Avignon lors d’un entretien avec des professions de la culture.8fmb5zudzd3e7cy6an6t.jpg

En mai dernier, l’ancien directeur de Canal+ fut nommé à la tête de la commission de concertation sur Hadopi.  Cette commission aurait pour but de mêler les ayants droits afin de trouver la solution adéquate.

Pour commencer, Pierre Lescure twitta « L'usager actuel est né avec l'universalité, l'instantanéité et parfois la gratuité, il faut le prendre en compte... ».

Il met également en avant une approche déséquilibrée d’Hadopi. Selon lui, Hadopi a assez insisté sur les sanctions qu’elle peut prononcer mais n’a pas assez fait la promo des offres légales, telles que le VOD.

Quel avenir pour la riposte graduée ? Elle ne serait apparemment pas remise en cause, en ce que « la sanction est indispensable mais insuffisante, il faut développer au maximum l'offre légale ». Toutefois, Pierre Lescure n’est pas pour la coupure d’internet. Il émet donc l’idée de trouver une alternative ayant le même caractère dissuasif.

Sans autre information pour le moment, il semble donc que la commission envisage de revoir certains aspects de la Haute autorité, sans toutefois remettre en cause le fond. La réponse au printemps 2013 !

En pleine situation de crise, des tensions apparaissent au sein même d’Hadopi. Les contestations découleraient principalement de l’examen du budget. En effet, Marie-Françoise Marais a décidé de reconduire le budget de 12 millions d’euros malgré l’avis négatif de quatre des neufs membres du collège. La voix de la présidente étant prépondérante, ce budget fut toutefois adopté.

Néanmoins, le ministère de la culture, incarné par la ministre Aurélie Filippeti, juge ce budget trop élevé et pourrait refuser de la ratifier. La ministre a en effet déclaré le 11 juillet que ce budget est loin d’être acquis pour la Haute autorité. Elle estime qu’Hadopi coûte cher et que ces 12 millions tombent mal. Elle n’hésite pas à exprimer son scepticisme sur l’efficacité de la riposte graduée, et donc indirectement sur l’utilisation de ce buget.

 Affaire à suivre... 

Facebook enquête !

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Selon l’agence de presse Reuters, Facebook scannerait les conversations privées afin de repérer d’éventuels comportements suspects qu’il communique aux autorités.

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En effet, le 9 mars, un homme fut arrêté par la police et mis en examen le lendemain d’une conversation avec une mineure sur Facebook. Cet homme avait en effet donné rendez vous à la jeune fille de 13 ans après la sortie des cours. Cette conversation privée fut scannée par les équipes du réseau social qui ont prévenu la police. En effet, le chef de la sécurité du réseau social a déclaré qu’« Un homme d'une trentaine d'années parlait de sexe avec une fillette de 13 ans résidant en Floride, et envisageait de la rencontrer avec l'école le lendemain. Le système de scan de messages a automatiquement signalé l'échange aux employés, qui l'ont lu et ont alerté la police. Cette dernière a arrêté l'homme le lendemain ».

Aussi, en avril, Facebook avait communiqué à la police de Boston les identifiants et publications d’un homme suspecté de meurtre.

Afin « d’empêcher toute activité illicite », Facebook a mis en place une technologie permettant de rechercher des termes suspects, termes recueillis au sein de conversations de pédophiles. Cette technologie se base également sur l’âge des utilisateurs en contact. Ce logiciel envoie une alerte à un employé de Facebook lorsqu’une conversation remplie ces critères.

Facebook explique pouvoir « être amené à partager des informations quand nous estimons qu'elles sont nécessaires pour empêcher la fraude ou toute autre activité illicite, pour prévenir tout préjudice corporel imminent ou protéger nos intérêts et vos intérêts contre les personnes qui ne respectent pas notre Déclaration des droits et des responsabilités ».

La technologie employée par Facebook porte t'elle atteinte à la vie privée des utilisateurs? D'un point de vue moral, cette technique semble positive en ce qu'elle protège d'éventuelles victimes. Cela n'est pas sans rappeler le débat existant quant à l'âge minimum afin de s'inscrire sur ce réseau. Malgré une surveillance des parents et ce genre de procédé mis en avant aujourd'hui, les enfants restent des victimes faciles sur Internet. 

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